Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Rencontres en duos
28 août 2009, 22:35
Filed under: orthopédagogie, rentrée scolaire | Étiquettes: , ,

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Quand je rêve à ce qu’on pourrait faire pour faciliter la réussite scolaire au primaire, voici ce qui m’apparaît comme une bonne idée:

En août, les parents seraient tenus de se présenter à trois rencontres d’informations, au début de chacun des cycles de leur enfant. Il pourrait y avoir trois rencontres le jour, et trois le soir, pour accomoder tous les parents.  Je ne sais pas, tout est à créer de ce côté.

Ces rencontres auraient pour but d’informer les parents sur ce qui est attendu de la part de leur enfant durant le cycle qu’il entreprend. Ces informations seraient complétées par des suggestions, ressources et outils qui pourraient leur être utiles advenant une difficulté. Mieux préparés, les parents sauraient à l’avance ce qu’on attend normalement d’un enfant de ce niveau. Cela éviterait bien des surprises lors des communications subséquentes avec les enseignants. 

Ces rencontres pourraient très bien être animées par les orthopédagogues, qui auraient alors l’occasion de diffuser des informations précieuses quant aux rôles des différents professionnels  de l’éducation, au sujet des signes d’un trouble d’apprentissage, d’un retard dans le développement de l’enfant, pour ne nommer que ces exemples.  Le pont serait établi.
 
Chaque parent pourrait repartir avec une clé USB comprenant des liens vers des activités  complémentaires  propres au degré et au cycle de leur enfant. On oublie trop souvent les enfants qui performent bien et qui aimeraient enrichir leurs connaissances. Régulièrement, je présente aux parents la revue  »500 sites web pour réussir à l’école » publiée chez DeMarque. 
Très rares sont ceux qui en ont déjà entendu parler.

Ce serait aussi l’occasion de fournir aux parents un ensemble de ressources de leur milieu, auxquelles ils pourraient recourir, le cas échéant. 
De permettre aux parents d’échanger, aussi.  De suggérer des lectures sur un sujet qui les intéresse ou les inquiète au sujet de leur enfant.

Je ne conçois pas que ces rencontres se fassent sans les enfants. On parle donc ici de rencontres en duos.     L’enfant saurait que le parent sait.    Cinq ou six duos à la fois.

Habituellement, les réunions de parents en début d’année scolaire donnent lieu à des explications, par l’enseignante, au sujet des règles de vie dans la classe, des devoirs qui seront demandés et des sorties prévues durant l’année. La poutine habituelle, quoi.  Indispensable.

Cela ne me semble pas suffisant pour que le parent qui oeuvre dans un milieu autre que l’éducation puisse véritablement savoir quand s’inquiéter, quand consulter, vers qui se tourner si jamais les hasards de la route se manifestaient, et pour établir un lien d’équipe entre parents et enseignants. Plus tard, au cours de l’année, on se plaindra du peu de participation des parents.

Bien sûr, on sait tous que si quelque chose ne va pas, l’enseignante appellera.   Ne désengageons-nous pas le parent de cette façon?   Encore une fois, l’école est en réaction, plutôt qu’en action.

Je connais une enseignante qui fait un téléphone par soir. Pour signaler à un parent un bon coup de son enfant, des progrès qu’elle a remarqué ou des efforts qu’elle tient à souligner. Ces 5 ou 10 minutes, du lundi au jeudi lui épargnent beaucoup d’énergie en gestion de la discipline de sa classe, dit-elle.  Je la crois. Et quand elle veut rencontrer les parents, ils sont presque tous là. 

Habituellement, pourtant, ne nous le cachons pas,  les enseignants éprouvent de la crainte face aux parents.  Il est vrai que quand le parent antagoniste se présente,
les enseignants ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Il y a le parent  ‘je sais tout’,  celui qui se plaint beaucoup,  celle dont l’attitude est négative,  le parent effacé…  Bref, on aurait tout avantage à apprendre à mieux composer avec eux en en faisant des partenaires, pour le bien de tous.  En parlant franchement avec eux de la réalité scolaire et en les invitant à s’ impliquer davantage.
Il me semble qu’ici aussi, il vaut mieux prévenir que guérir. 

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181

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2 commentaires so far
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Le partenariat avec les parents est indispensable à l’avancement de leur enfant. Il faut que les parents connaissent mieux le fonctionnement de l’école et de l’enseignant de son enfant.
Personnellement, je n’ai pas d’enfant d,âge scolaire, mais mes deux files fréquentes un CPE. À chaque jour, je parle avec les éducatrices pour savoir si mes enfants ont du plaisir, si elles sont heureuses, si elles font des progrès, etc…. Je crois que cet investissement de ma part (et celle de ma blonde aussi) est très apprécié par les éducatrices, car je peux continuer une intervention, débutée au CPE, à la maison.
Nous nous devons, en tant que parents de savoir comment se porte la santé physique, intellectuel, psychologique, sociale, etc de notre enfant. Nous ne devons en aucun cas décrocher et laisser le soin à un étranger, car le prof que l’enfant va avoir en est un, de s’occuper 50% du temps de notre enfant. Malheureusement, trop de parents oublis qu’ils doivent s’investir dans la vie scolaire de leur jeune. Par manque de temps, surement, mais cela n’excuse rien.
Ne dit-on pas, en ce qui-à-trait à la scolaire au secondaire, que seul les parents des élèves performants viennent aux rencontres…. mais là c’est le jeu de qui vient avant: la poule ou l’œuf?

Commentaire par feanorfire

Je m’accorde tout à fait avec ce que vous dites. Au printemps dernier, j’ai lu un article de journal qui m’a beaucoup inspirée. On y parlait de Claude Martel, comme étant un des enseignants les plus appréciés au Québec. Contrairement à certains, il apprécie tellement la compagnie des parents qu’il leur permet de venir dans sa classe… quand bon leur semble !
Bien sûr, il possède aussi d’autres caractéristiques positives, mais son ouverture face aux parents est assez exceptionnelle. Il dit d’ailleurs à ce sujet: «Je sais qu’il y a des profs qui aiment plus ou moins ça, mais moi je trouve que c’est très enrichissant pour les enfants». M. Martel enseigne en 1re année, à l’école Saint-Barthélemy de Montréal.

Voir l’article au complet: http://bit.ly/6eZp6

La poule ou l’oeuf… Comme vous dites.

Commentaire par mariellepotvin




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