Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


R.S.V.P.
3 février 2010, 22:52
Filed under: une école pour la vie | Étiquettes: ,

Parmi mes courriels, aujourd’hui, une gentille invitation…
Viens donc!
Une intéressante conférence au sujet du décrochage scolaire chez nos jeunes. Les statistiques sont affolantes; plus du tiers de jeunes, surtout nos garçons, n’obtiennent pas leur diplôme de 5ème secondaire dans les délais prescrits.

Ben oui…
On va encore parler du rôle si important des parents, j’imagine…
On va encore dire qu’il faut encourager, supporter les jeunes, les aider à persévérer…
Ben oui…
On va regarder, soupeser tous les aspects, possiblement jusqu’à proposer les solutions les plus farfelues. Comme les inciter à terminer leur cours secondaire en les payant, peut-être ?   Ne riez pas, ça s’est vu.  Des fois, c’est n’importe quoi…
On va tout faire pour diriger l’attention vers ce que les parents peuvent faire, ce que les jeunes peuvent faire, ce que la société peut faire…

On va tout faire pour faire diversion du vrai problème.

Tant qu’on ne modifiera pas les approches pédagogiques, que le nombre d’élèves par classe restera le même et que les enseignants seront pour la plupart si peu outillés et supportés, je ne pense pas que nos interventions, faites directement aux jeunes, serviront à grand chose.

Plusieurs initiatives ont été prises par le passé, des programmes coûteux, des incitatifs à rester à l’école, et quoi encore… Le succès escompté n’a pas été au rendez-vous. Parce qu’on est à côté de nos baskets.

Quand on acceptera de revoir l’ approche pédagogique que nous leur offrons, que celle-ci devienne davantage empreinte de sens, on en reparlera.

Quand les verbes partager, collaborer, échanger, enrichir mutuellement nos connaissances, accéder facilement à celles-ci, diffuser, coconstruire  seront à l’ordre du jour, on en reparlera.

C’est pas la faute des jeunes si l’école est dépassée et que l’approche traditionnelle tombe en désuétude. Il n’y a presque plus de liens entre ce que l’école veut inculquer à nos jeunes et ce dont ils auront réellement besoin, dans leur vie.

Les technologies, qu’on le veuille ou non, sont à la base d’un des plus importants problèmes que connaît le monde de l’éducation: les passeurs de connaissances que sont les enseignants «parlent» un langage antédiluvien qui n’a rien à voir avec celui des jeunes aujourd’hui.

Sont pas fous, ils le savent. Malheureusement.

Quant à moi, après avoir vu Clair,  je vois les choses autrement .

Merci quand même pour l’invitation, cher ami, mais j’ opterais plutôt pour un véritable échange au sujet des vrais problèmes.
Et de leurs solutions, évidemment.    N’importe quand  😉

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
438-886-8141

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2 commentaires so far
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Bref, les jeunes décrochent parce que la machine s’accroche!

Commentaire par Marc-André Caron

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de blâmer qui que ce soit, surtout pas les enseignants, à qui on donne si peu de moyens pour faire face à la musique. Je comprends leur découragement devant des jeunes aux yeux éteints, dont les préoccupations et le langage sont à des années-lumière de ce que leurs enseignants tentent désespérément de leur inculquer…
Un système tout croche, dépassé, qui oblige tous ses intervenants à nager à contre-courant. Encore, si on ne savait pas quoi faire, mais toutes les évidences apparaissent aux yeux de ceux qui cherchent en dehors des solutions simplistes.

Commentaire par mariellepotvin




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