Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Chouette rencontre ;-)
15 novembre 2010, 21:49
Filed under: formation, orthopédagogie, ressources | Étiquettes:

Elle est arrivée, comme convenu, et même un peu en avance…
Ni elle ni moi ne savions à quoi (ou plutôt à qui) s’attendre.  En moins de deux, la glace fut brisée et on jasait comme si on s’était vues la veille.

Tant de questions… si peu de temps!   Tout à coup, tout paraît si naturel.
Une espèce de compagnonnage entre une débutante et une orthopédagogue plus expérimentée.

Je me rends compte, de plus en plus, que ce genre de mentorat est à peu près inexistant. Ce qui arrive, quand on est nouveau dans la profession, qu’on est à statut précaire
ou simplement en suppléance, c’est qu’on n’ose surtout pas exprimer nos difficultés, nos faiblesses, nos incertitudes. Il est déjà assez difficile de faire sa place, on va pas confier qu’on a des problèmes!

Alors on vit de l’isolement, on tente de se fondre dans la culture ambiante et de développer un sentiment d’appartenance. On met beaucoup d’énergie à maintenir une image, sur l’air d’être en contrôle…

Parfois, on est si fragile qu’on tente d’utiliser les moyens qu’on observe autour de soi, même si au départ, on s’était bien promis de ne jamais en arriver là.  Il en faut peu pour se faire happer, mettre les œillères qui dans certains cas, ne seront retirées qu’à la retraite, et encore !  Et voilà que se développe une incohérence entre l’enthousiasme de nos débuts et ce qu’on se regarde faire, jour après jour.

N’y aurait-il pas lieu d’instaurer un système de mentorat qui soit extérieur au milieu scolaire, un lieu d’échanges entre nouveaux dans la profession, une ressource accessible et disponible?

Il va bien falloir faire quelque chose.  Plus de 20% des nouveaux enseignants délaissent la profession dans le premier cinq ans. Très souvent, parmi les meilleurs effectifs.

Confrontés à des situations pour lesquelles ils ont si peu été préparés, engagés dans les milieux et les classes les moins convoités de tous, ils arrivent dans la profession en ayant, bien souvent, les conditions les plus difficiles.

Laisserait-on un jeune interne seul à l’urgence d’un hôpital?  Bien sûr que non.
C’est pourtant ce qui arrive en milieu scolaire, les enseignants expérimentés ayant la possibilité de choisir en premier les postes les plus alléchants.
Lisez comment Ma Chouette se retrouve dans une situation où elle est isolée et presque sans ressource.

Ça ne peut plus durer comme ça.

Moi, je vais dormir là-dessus…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com

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