Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Un conte de Noël
22 décembre 2010, 23:53
Filed under: ambiance, humour, Une fois c't'un prof... | Étiquettes:

J’ai bien ri quand je suis tombée là-dessus!
(Allez voir en bas, si c’est trop petit. Dans une formation très appréciée donnée par M. Raymond Viger, à laquelle j’ai assisté il y a quelques temps, celui-ci nous déconseillait fortement de faire les hyperliens de notre billet au début de celui-ci. Il disait qu’on devait les mettre à la fin seulement, question de ne pas vous perdre en chemin… )

Un conte de Noël

Merci à Marc-André Caron pour l’avoir publié sur Facebook .

La source de ce conte est ici.

Le clin d’oeil à M. Viger est ici ;-))

Joyeux Noël à tous les enseignants ! 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com

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Un incontournable
19 décembre 2010, 11:36
Filed under: ambiance | Étiquettes: ,

 

Chaque année, je me plais à découvrir les nouveautés  que nous réserve ce petit train…

À vous de le faire aussi 😉



La fondation Jasmin Roy

C’est aujourd’hui, 17h,  que ça se passe !

Il y aura le lancement public de la Fondation Jasmin Roy.

La Fondation Jasmin Roy a pour mission de lutter contre l’intimidation en milieu scolaire et soutenir les victimes de violence à l’école. Le but de la Fondation est d’assurer un milieu sain et sécuritaire pour les élèves en soutenant toutes les initiatives citoyennes qui luttent contre la discrimination et la violence à l’école. La Fondation Jasmin Roy se donne comme mandat de faire les pressions nécessaires sur la machine gouvermentale et d’assister les principaux intervenants du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour trouver des solutions durables au problème de l’intimidation en milieu scolaire. La Fondation s’engage à faire la lutte au décrochage scolaire lié à l’intimidation à l’école et à sensibiliser la population à ce problème.

Je souhaite vivement que cette lutte ne se limite pas à l’intimidation de nature homophobe. Je sais. La tâche est déjà énorme, mais à la base, c’est l’intimidation tout court qui est ciblée. Parce que si ce n’est pas pour cette raison, c’en est pour d’autres…
Si on commençait par s’impliquer dans la façon dont les élèves se parlent entre eux. Se faire triter de fif, c’est pas rose. Se faire traiter de con non plus.  Pourtant, cette façon de s’adresser est devenue tellement banale !

Récemment, j’intervenais pour inciter un élève à s’exprimer correctement envers son copain qu’il venait, tout bonnement, de traiter de cave.
-Hey… on ne se parle pas comme ça, lui dis-je.
-Ben quoi, c’est mon ami.

JUSTEMENT!  Je n’arrive pas à comprendre ce raisonnement; c’est mon ami, alors je me permets de m’adresser à lui de n’importe quelle façon.  J’ai même entendu, et il parait que c’est monnaie courante, dans une école secondaire « Salut la pute »…  Mais c’était son amie.  Ben oui … Et celle qui a reçu le compliment n’en a pas fait  de cas. Curieux, quand même que cette culture qui permet de proférer des insultes et d’en recevoir en faisant comme si tout cela était normal.  Cool, même.

Il est temps de mettre un terme à l’intimidation dans nos écoles. Je m’engage dans la lutte. Et vous?

Voici le lien pour visionner les autres capsules vidéos, en lien avec cette fondation, qui mérite nos encouragements et nos félicitations!

Mise à jour du 1er décembre:  Vous l’avez manqué?  Voici une occasion de revoir le lancement de la Fondation Jasmin Roy.
Merci à Mario Asselin, pour l’avoir mis en ligne 😉 


Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com

 



La Déséducation Les directions d’écoles
25 novembre 2010, 15:40
Filed under: ambiance | Étiquettes: ,

Le désormais démasqué Mathieu Côté-Desjardins en a commis un autre…
Cette fois, il nous amène à réfléchir sur le rôle des directions d’école en tant que leaders pédagogiques et soutien aux enseignants.
En regardant cette nouvelle vidéo,  certains souvenirs me sont revenus en  mémoire et avec eux, l’envie de les partager.
Il s’agit d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître…

En ce temps jadis, le rôle du ¨principal de l’école » était d’assurer la discipline dans  son établissement;  je me souviens, entre autres, d’un certain Monsieur Thétrault, du temps où Longueuil s’appelait Ville Jacques-Cartier.

Tous les vendredis, au retour du dîner, toute l’école était convoquée au gymnase pour le « Salut au drapeau ». Durant cette cérémonie, le directeur faisait les cent pas sur l’estrade en nous parlant des événements marquants de la semaine. Nos enseignantes, pendant ce temps, se tenaient à la droite du rang, toutes au garde à vous.

Avait-il reçu un appel d’un parent qui était au désespoir face au comportement de son enfant, un élève avait-il eu un accident, qu’il nous en faisait part dans les détails, tout cela, sans micro et devant toutes les classes alignées en rangs par ordre de grandeur, de la première année A jusqu’à la septième année B.
Certains s’étaient-ils chamaillés, que toute l’école en entendait parler, sans que jamais leurs noms ne soient prononcés. Ils étaient néanmoins couverts de honte, et tous savaient le châtiment qui leur avait été réservé.

Parfois, il s’agissait au contraire d’un honneur, et l’élève à qui il était décerné avait l’insigne privilège de monter sur l’estrade aux côtés de ce personnage que d’aucuns  craignaient mais que tous vénéraient. Il avait plus ou moins droit de vie ou de mort sur chacun de nous.

Ça pouvait durer comme ça une bonne demi-heure, sans qu’on entende une mouche voler. Si, d’occasion, un éternuement se faisait entendre, trois cent vingt quatre têtes se retournaient en signe de désapprobation…  Faut-il ajouter qu’il était un orateur hors pair, ce monsieur Thétrault.

Il nous faisait part de la vie de l’école et de celle de l’église d’à côté, qui y était intimement liée.   M. Le Curé venait parfois nous visiter, à cette occasion, nous informant du nombre de petits chinois vendus (c’est une longue histoire, mais pour 5 sous, il paraît qu’on pouvait en sauver un…),  de l’importance de se confesser avant la Première et toutes les autres communions qui suivraient.   Ah, si ce confessionnal pouvait parler, il dévoilerait tous les mensonges qu’on lui a conté!!

Quand, reprenant la parole, M. Le Principal nous exhortait à obéir à nos parents et à nos enseignantes, on croyait bien que ces mots provenaient directement du « Bon Dieu ».  Avec la peur qui s’y rattachait. Comme la fois où il nous avait confié qu’un élève de l’école avait visité une maison en construction et qu’un tuyau lui avait traversé le thorax quand il était tombé… C’était donc ça, l’hélicoptère qui avait survolé nos toits quelques jours auparavant.  Il était à Ste-Justine.  Allait-il s’en sortir?  Seulement si on priait pour lui et que par dessus tout, nos agissements étaient sans reproches en classe… Imaginez, à sept ou huit ans, se faire dire des affaires de même!!

Je n’ai jamais entendu dire que des parents avaient reçu un appel de M. Le Directeur. Si d’aventure c’était le cas, l’enfant, jamais ne s’en vantera. C’était l’époque où le moindre signe d’insubordination était puni en double à la maison.

Flanqué du drapeau canadien, il aura bien essayé d’influencer notre fibre patriotique, mais quand nous entonnions en chœur le Ô Canada, si je ressentais une grande joie, c’est que je savais que la cérémonie tirait à sa fin.  Il nous invitait à la prudence dans nos jeux, à être obéissant et studieux, et à la crainte de Dieu, n’hésitant pas à brandir le crucifix pour appuyer ses dires.
Puis, une classe à la fois, on finissait toujours par se retrancher dans nos locaux, en rangs et en silence. Les classes des filles, puis les classes des gars. Pendant qu’on faisait ensuite le ménage de nos pupitres et de notre classe, on avait tout le loisir de méditer les bonnes paroles de ce monsieur, qu’on ne reverrait plus jusqu’au vendredi suivant,
sauf en cas de force majeure. Comme le jour où il s’est pointé à la porte de notre classe, en plein cours de bienséance.
Il était accompagné d’une fillette de notre âge qui s’appelait Solange. Elle souffrait d’une quelconque malformation, et portait aux pieds des chaussures orthopédiques. Nous ne l’avons pas connue beaucoup.   M. Le Principal nous a tellement averti, ce matin là, de ne jamais au grand jamais se moquer de cette enfant que personne n’a osé lui parler du reste de l’année.

Comme vous verrez, les temps ont bien changé.  Vraiment ?

Je vous laisse regarder…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Une atmosphère particulière
31 août 2010, 17:08
Filed under: ambiance, écriture, une école pour la vie

source : http://j.mp/bNpI0K

source : http://j.mp/bNpI0K

Je leur avais demandé de se procurer un carnet spécial. Du genre spiralé, avec un chat, un chien, n’importe quoi… Un carnet qui leur serait personnel.
Qu’ils conserveraient toute leur vie…

Celui-ci ne faisait pas partie de la liste du matériel scolaire obligatoire, mais c’est celui dont ils prenaient le plus grand  soin.

Une ou deux fois la semaine, j’écrivais au tableau, avant leur arrivée , une pensée, une citation ou un proverbe.

« Il y a toujours, dans notre enfance, un moment ou la porte s’ouvre et laisse entrer l’avenir… »     Graham Greene
(Chaque fois que c’était possible, je signais du nom de l’auteur. )

« Réfléchir, c’est déranger ses pensées. »

 » Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, j’ai raison de penser ce que je pense.  »

« Personne ne prêche mieux que la fourmi, et pourtant, elle ne parle pas. « 

… et combien d’autres encore!

L’idée m’était venue, comme ça, en me rappelant à quel point je trouvais plaisir à consulter les pages roses de mon dictionnaire Larousse, quand, jeune écolière , j’avais un moment libre.

J’y trouvais quelque chose qui parlait à mon âme,  une philosophie, des paroles sages desquelles je tirais des leçons,  parfois avec lesquelles je n’étais pas  en accord mais qui souvent, me faisaient rire.

Devenue titulaire  de 2e cycle du primaire, je me laissais guider par ce qui se produisait en classe.
Un incident, une anecdote, ou un message que je voulais subtilement faire passer. Parfois, il arrivait que certains élèves me demandent  s’il y avait un lien entre la pensée du jour et l’incident en question. Je prenais alors plaisir à leur retourner la question. 😉

Aujourd’hui encore, je pense nous avoir évité, à eux comme à moi, de nombreux sermons 😉

Toujours est-il qu’il régnait dans la classe, ces matins-là, une atmosphère particulière. Nous laissions la sagesse, l’humour et la philosophie entrer en classe.    Je les revois tailler leur crayon avec minutie, écrire dans ce précieux carnet avec application…

Peu à peu, certains d’entre eux ont commencé à m’apporter des petits bouts de papier, alimentant ainsi l’inspiration des pensées du jour, comme on les nommait.

Puis, quand tout le monde avait terminé d’écrire, je  m’amusais à poser des questions du genre  » Pourquoi y a-t-il un accent aigu plutôt qu’un infinitif, dans ce cas-ci ? »   « Que veut dire ce mot ? »   « Cette pensée vous a-t-elle rappelé une situation ? »   Et quoi encore…

Je pouvais donc travailler avec eux plusieurs notions à partir de ces petites pensées.  Le plus drôle, c’est qu’elles ressortaient parfois, spontanément, au moment où on s’y attendait le moins.

Comme cette fois où je venais de complimenter un éleve , et qu’une phrase, surgie de nulle part, se fit entendre : « Les paroles vraies ne sont pas toujours belles, et les belles paroles ne sont pas toujours vraies. »   Toute la classe pouffa de rire.

En fait, j’avais la certitude de contribuer à  leur culture et au développement de leur sens critique, mieux que ne l’aurait fait un quelconque manuel.
Vous avez bien lu. J’enseignais le français sans manuel.  Et si certains pourraient croire que je manquais de matériel, laissez-moi vous dire que la plupart du temps, c’est de temps que je manquais!  La vie des jeunes qui m’étaient confiés chaque jour était si riche de toutes sortes de situations à exploiter que je n’avais, finalement, que l’embarras du choix.

Outre ces souvenirs,  je pense parfois qu’ un élève,  maintenant devenu grand, peut retrouver dans ce carnet  un morceau de son enfance.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com




Un beau petit monde
1 août 2010, 20:47
Filed under: ambiance, influences, une école pour la vie | Étiquettes:

Le documentariste Marcel Simard suit, au cours d’une année scolaire, les élèves d’une classe multi-âge de première à la troisième année d’une école d’Outremont. Ce faisant, il cherche à capter des situations de conflit qui peuvent surgir entre les élèves, afin de mieux observer l’approche pédagogique de l’enseignante de ceux-ci, Elourdes Pierre. L’enseignante privilégie en effet une écoute attentive de ses élèves, selon l’idée qu’il ne faut pas prendre la souffrance des enfants à la légère et que les adultes sont responsables de repérer les signes de détresse chez l’enfant, afin de pouvoir l’aider à acquérir les outils pour se sortir de situations conflictuelles.

Le petit monde d’Elourdes

Vous l’avez manqué au cinéma, en avril dernier ?

Il sera diffusé  sur Canal Vie:
le jeudi 5 août à 15h (partie 1);
le jeudi 12 août à 15h (partie 2);

Rediffusion sur Canal Vie:

le dimanche 8 août 19h00;
le mardi 10 août 1h30;
le dimanche 15 août 19h00;
le mardi 17 août 1h30.

Voir la bande-annonce.

Bon cinéma !

Marielle Potvin, orthopédagogue




Se rafraichir… la mémoire
31 juillet 2010, 13:29
Filed under: ambiance, humour

Demain,  ce sera le premier aout.
C’est  à partir de cette date que généralement, les enseignants commencent à  bouder le plaisir de leurs vacances en comptant combien de jours il reste avant la rentrée.

Alors pour vous rafraichir la mémoire, voici cette vidéo,  qui vous aidera à retourner  à vos activités estivales, et à en profiter pleinement 😉

En attendant .   Hou hahahaha  !!!!

Marielle Potvin, orthopédagogue