Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Lettre à une jeune (presque) finissante en enseignement.
9 février 2014, 20:30
Filed under: formation, plaisir d'apprendre

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Bonjour à toi, que j’ai rencontrée vendredi dernier. La petite heure que nous avons passée ensemble m’a semblé bien courte.
J’aurais aimé te dire tant de choses…

Pour te connaître un peu, je t’ai d’abord demandé quels étaient tes modèles, en éducation. Je brûlais de savoir ceux qu’on t’avait suggérés, à l’Université.

Bien sûr, il peut y avoir ta mère, ton maître-associé, ou quelque enseignant que tu croises sur ton chemin. Mais tu ne connais pas Égide Royer, très peu Antoine de La Garanderie, si peu Howard Gardner, presque pas Rock Chouinard ou Jean Archambault.
Yves Nadon et Jean-Guy Lemery, j’ai pas osé…

Toi qui est dans une période cruciale du développement de ton identité professionnelle, quelle prof deviendras-tu, si tu ne t’inspires que de ce qui se fait déjà?  Comment pourras-tu innover, si tu n’as comme modèles que ce qui existe depuis longtemps et se perpétue, bien souvent au mépris de ce que nous savons maintenant, en éducation. Comment pourras-tu garder la passion d’enseigner, si tu ne fais que reproduire encore et toujours ce qui, bien souvent, ne marche pas?

Dans six mois, t’entendra-t-on demander aux élèves de recopier trois fois leurs erreurs dans leurs cahiers, sans jamais leur enseigner comment apprendre et mémoriser?  Iras-tu, de ton stylo, barbouiller leurs cahiers de rouge, croyant que tu es en train d’évaluer leurs connaissances?  Croiras-tu que parce qu’ils ont produit, ils ont appris?  Seras-tu démunie devant l’élève en difficulté? Sauras-tu reconnaître un trouble d’apprentissage? Un élève doué? Connaîtras-tu les subtiles différences entre l’élève anxieux et celui en déficit d’attention?  Quelles interventions mettras-tu en place pour créer un climat de classe sécurisant où il fait bon apprendre?

Nous devions parler des plans d’intervention. Savais-tu que dans certaines classes, devoir faire quatre, cinq, ou même six plans d’intervention n’est pas une chose rare? Certains commenceront à enseigner en en faisant un pour chaque élève à risque, alors que d’autres croient qu’on doive attendre que cet élève accuse deux ans de retard. N’est-ce pas un début de perpétuation des inégalités scolaires, déjà si présentes dans les écoles?  J’espère, d’une part, ne pas t’avoir découragée, et d’autre part, qu’on aura l’occasion d’en reparler. Entre temps, je te laisse quelques ressources pour que tu puisses te familiariser avec  tout cela afin d’être un peu plus prête à assumer ce qui t’attend.

Tu le sais, tu t’engageras bientôt dans une des professions les plus importantes qui soient, mais aussi parmi les plus difficiles. Puisses-tu avoir de bons repères auxquels te raccrocher, quand tu auras l’impression de ne pas pouvoir y arriver.

Puisses-tu avoir le vent dans le dos tout au long de ce merveilleux voyage.

*Je te parlais des ouvrages de Égide Qui? Royer:

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…et de d’autres ressources intéressantes pour toi:

-Un PIA (plan d’intervention adapté), qu’est-ce que c’est?

Pour aller plus loin au sujet du Plan d’intervention adapté:

Exemples de difficultés
Exemples de forces
Guide d’accompagnement à l’intention des parents

Communoutils.  Tu vas aimer, je pense  😉
Canevas de plan d’intervention:
Prends de l’avance, prends-en connaissance!

Un autre document intéressant:
Tu sais, quand tu n’arrives pas à dormir ;-)))

-Une autre belle ressource et finalement, puisque tu es étudiante en
éducation, tu peux en profiter pour bénéficier d’un abonnement gratuit
sur  »Mes grilles ».

Surtout, pose des questions, fouille, cherche, trouve et n’arrête jamais d’être curieuse.    Achale-moi!!     Gêne-toi pas 😉

Marielle Potvin
marielle.potvin@gmail.com
438-886-8141



Qu’est-ce que PEDAYOGA ?
26 mai 2011, 11:43
Filed under: formation, influences, plaisir d'apprendre, ressources | Étiquettes:

Je crois beaucoup à l’aide que peut apporter le yoga dans la vie des petits…et des grands 😉
Namasté!

Marielle Potvin, orthopédagogue



Un rendez-vous de l’AQETA
18 mai 2011, 18:02
Filed under: formation, ressources | Étiquettes: , ,

 

                               (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

C’est à ne pas manquer si vous êtes concerné par le problème du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité.
Le Dre Laberge saura vous intéresser et vous apporter les informations dont vous avez besoin.

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 



Le saviez-vous ?
13 décembre 2010, 21:51
Filed under: formation, influences, suggestion cadeau | Étiquettes: ,

Cette grande dame de l’éducation nous fait le bonheur d’un premier roman.
Tous ceux qui ont le feu sacré voudront lire ce premier volet d’une trilogie qui saura, à coup sûr,  les inspirer.


Description de l’ouvrage

« Secoués par l’orage » nous transporte à la fin du printemps 1952.

Un samedi matin, toute la famille Vaillancourt est secouée par un orage percutant qui fait basculer le cours de sa vie.
La mère, Isabelle Lajoie, âgée de 32 ans, meurt subitement dans la nuit. Rien ne sera plus jamais pareil pour ceux et celles qui habitent
cette maison enracinée depuis quelques générations dans la paroisse de Saint-Célestin. Des scènes inoubliables, une écriture pleine d’émotion et des dialogues attachants permettront au lecteur et à la lectrice de suivre le parcours d’êtres intègres et authentiques dans la poursuite de leur destin.

L’aînée Justine, dépossédée de toute marque de tendresse, trouvera-t-elle sur sa route des âmes généreuses capables
de mettre du baume sur son cœur endolori?
À ses côtés, une sœurette marquée par le sceau des différences et un papa dépassé par les événements…
Geneviève parviendra-t-elle à sortir du monde intérieur qu’elle s’est créé pour mieux survivre?
Et, Charles, le conjoint éploré, réussira-t-il à noyer son chagrin afin d’assumer les doubles responsabilités qui pèsent désormais sur lui?
Pendant quinze ans, chacun de ces personnages empruntera une trajectoire distincte pour tenter de reconstruire sa vie.
Plus souvent qu’ils ne le souhaiteraient, ces héros seront forcés de s’abreuver à un bonheur distribué au compte-gouttes.
L’auteure a choisi comme toile de fond le décor de la vie rurale pour raconter l’histoire touchante de ces gens de cœur.

Au sujet de l’auteure

Jacqueline Caron est déjà auteure des ouvrages pédagogiques suivants dont certains sont connus dans les milieux scolaires :

La ville de Québec, un grand livre d’histoire! – 1981
Direction régionale du Ministère de l’éducation Bas-Saint-Laurent / Gaspésie

Vers un apprentissage authentique de la mathématique – 1985
Éditions NHP

Quand revient septembre, volume 1 – 1994
Quand revient septembre, volume 2 – 1997
Apprivoiser les différences – 2003
Différencier au quotidien – 2008
Chenelière Éducation

Il a donc été difficile pour cette écrivaine de ne pas teinter son roman réalité d’une certaine saveur pédagogique. Les lecteurs auront le privilège d’entrer dans les coulisses de l’éducation par la plume de Jacqueline Caron, enseignante elle-même depuis 49 ans.

Afin de permettre aux lecteurs de saisir et de comprendre toute l’évolution du système éducatif québécois, cet ouvrage les ramènera à l’époque où le Département de l’instruction publique ainsi que les petites commissions scolaires locales régissaient la vie des écoles.

Les lecteurs auront aussi la possibilité de se remémorer certaines étapes de la Révolution tranquille des années 1960. Ils seront en mesure d’apprécier la richesse des innovations du temps, où des maîtresses d’école, portées par la passion de leur métier, osaient sortir des sentiers battus pour placer les élèves au premier plan de leur vie.

Quel beau cadeau à faire ou à se faire 😉

Vous aimeriez mieux connaître cette auteure ?

Pour commander,visitez le site du Centre de Formation Jacqueline Caron .

Bonne lecture !

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Premier rendez-vous des blogueuses québecoises
22 novembre 2010, 22:45
Filed under: formation, médias sociaux | Étiquettes:

Toutes mes consultations ont été annulées pour ce samedi 4 décembre.   C’est rare que je fais ça.

Si je fais exception, c’est qu’il y a une excellente raison:

Cet événement s’adresse avant tout aux femmes qui tiennent un blogue ou qui souhaitent s’y initier.

Ce sera une journée pour échanger avec d’autres blogueuses et découvrir des façons de rendre ce blogue encore plus intéressant.

Ce premier rendez-vous des blogueuses québécoises se tiendra le 4 décembre 2010.

L’ écriture Web, les outils de gestion d’un blogue, la manipulation photo, l’arrimage avec les réseaux sociaux et plus (calendrier détaillé).

Après les conférences et les ateliers, suivra un 5 à 7, au cours duquel on pourra échanger sur les aléas de la vie de blogueuse autour d’un verre.

Invitées spéciales
Parmi les conférencières, deux figures de proue à signaler: Martine Gingras, auteure du réputé blogue Les Banlieusardises, et Nadia Seraiocco, de Chez Nadia, coauteure avec Michelle Blanc d’un livre sur les médias sociaux!

Martine Gingras sait ce qu’implique la gestion d’un blogue. Elle partage ses passions de banlieusarde depuis 15 ans avec un public conquis. Sa conférence portera sur l’art du durer sur le Web. 

Nadia Seraiocco s’intéresse à la techno, aux réseaux sociaux et aux arts… Elle tiendra une conférence sur la créativité lors du premier rendez-vous des blogueuses québécoises.

Au plaisir de vous y rencontrer 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com




L’anxiété, un obstacle à l’ apprentissage de mon enfant
22 novembre 2010, 17:50
Filed under: formation, ressources | Étiquettes: ,

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Ce rendez-vous me semble assez pertinent pour que je vous en fasse part.
Dans ma pratique, je rencontre régulièrement des enfants dont le stress de performance est tel qu’ils ne produisent leur plein rendement qu’en dehors des situations d’évaluations. Aussi, chez certains, cette anxiété est généralisée et mue par le désir de bien faire, au point où ils en sont parfois paralysés; le risque de se tromper prenant le dessus sur tout le reste.

C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer pour les parents qui se sentent concernés, mais aussi pour les enseignants et autres intervenants en éducation.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Chouette rencontre ;-)
15 novembre 2010, 21:49
Filed under: formation, orthopédagogie, ressources | Étiquettes:

Elle est arrivée, comme convenu, et même un peu en avance…
Ni elle ni moi ne savions à quoi (ou plutôt à qui) s’attendre.  En moins de deux, la glace fut brisée et on jasait comme si on s’était vues la veille.

Tant de questions… si peu de temps!   Tout à coup, tout paraît si naturel.
Une espèce de compagnonnage entre une débutante et une orthopédagogue plus expérimentée.

Je me rends compte, de plus en plus, que ce genre de mentorat est à peu près inexistant. Ce qui arrive, quand on est nouveau dans la profession, qu’on est à statut précaire
ou simplement en suppléance, c’est qu’on n’ose surtout pas exprimer nos difficultés, nos faiblesses, nos incertitudes. Il est déjà assez difficile de faire sa place, on va pas confier qu’on a des problèmes!

Alors on vit de l’isolement, on tente de se fondre dans la culture ambiante et de développer un sentiment d’appartenance. On met beaucoup d’énergie à maintenir une image, sur l’air d’être en contrôle…

Parfois, on est si fragile qu’on tente d’utiliser les moyens qu’on observe autour de soi, même si au départ, on s’était bien promis de ne jamais en arriver là.  Il en faut peu pour se faire happer, mettre les œillères qui dans certains cas, ne seront retirées qu’à la retraite, et encore !  Et voilà que se développe une incohérence entre l’enthousiasme de nos débuts et ce qu’on se regarde faire, jour après jour.

N’y aurait-il pas lieu d’instaurer un système de mentorat qui soit extérieur au milieu scolaire, un lieu d’échanges entre nouveaux dans la profession, une ressource accessible et disponible?

Il va bien falloir faire quelque chose.  Plus de 20% des nouveaux enseignants délaissent la profession dans le premier cinq ans. Très souvent, parmi les meilleurs effectifs.

Confrontés à des situations pour lesquelles ils ont si peu été préparés, engagés dans les milieux et les classes les moins convoités de tous, ils arrivent dans la profession en ayant, bien souvent, les conditions les plus difficiles.

Laisserait-on un jeune interne seul à l’urgence d’un hôpital?  Bien sûr que non.
C’est pourtant ce qui arrive en milieu scolaire, les enseignants expérimentés ayant la possibilité de choisir en premier les postes les plus alléchants.
Lisez comment Ma Chouette se retrouve dans une situation où elle est isolée et presque sans ressource.

Ça ne peut plus durer comme ça.

Moi, je vais dormir là-dessus…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Chouettes chroniques #4 (réponse)
12 novembre 2010, 13:28
Filed under: formation, orthopédagogie | Étiquettes:

J’ai attendu d’avoir une petite heure devant moi. Voilà qui est fait. Je reproduis, par souci de cohérence, le dernier envoi de Ma Chouette, à travers lequel j’intégrerai mes réponses.

Le mieux que je puisse faire, selon moi, est de publier à nouveau certains passages des chroniques #3,  pour lesquels, n’ayant toujours pas eu de réponse, je ne peux aller de l’avant.
Je poursuivrai en répondant au mieux aux #4 par la même occasion.

Chroniques # 3:

1.As-tu accès à un ou à des ordinateurs, à Internet, combien d’enfants vois-tu à la fois, de quels niveaux, quelles sont leurs difficultés ?
Voilà des questions auxquelles tu peux répondre pour me mettre sur la piste.
L’ essentiel, pour l’instant, est d’apprendre à les connaître. Que sais-tu d’eux? De leurs intérêts, de leurs goûts?
Je n’en sais toujours rien…
2.Tu peux les faire écrire, leur faire décrire leur personnalité, leurs intérêts et faire lire leurs productions entre eux. Une activité comme celle-là te permet de les connaître et d’observer leurs forces et leurs faiblesses.  Vois-tu, une activité d’écriture comme celle-là, numérisée à mon attention, me permettrait de jeter un coup d’oeil; et je pourrais te faire des recommandations concrètes. Je ne sais pas si tu désires aller de l’avant avec cette formule.  L’élève ne saurait pas qu’il est en situation d’évaluation, ce qui est idéal…
3.Tu pars d’une banque de mots, par exemple. Tu peux par la même occasion travailler les classes de mots, la structure de phrase, les accords, et quoi encore.Aussi, apprends-leur à se repérer dans un dictionnaire Euréka, par exemple, ou dans Le Petit Expert en conjugaisons.
Je n’ai pas reçu d’écho… Tu connais et utilises ces outils ou tu veux que je t’envoie les références?  Tu en préfères d’autres ?  L’essentiel, pour moi, est de savoir quels moyens tu comptes prendre pour aider les élèves à développer leur autonomie et leur engagement dans leurs apprentissages.
4.Apprends-leur comment mémoriser les mots, une fois qu’ils les ont trouvés. Apprends-leur à apprendre. Je t’enseignerai à utiliser la gestion mentale, avec eux.
Je ne sais pas encore jusqu’à quel point la gestion mentale t’es familière. Pose des questions, si tu en as 😉

5.Secundo, prépare des documents de consignations de tes interventions et de communications entre toi et les enseignants, entre toi et les parents.
Ne travaille pas en vase clos, tu trimerais pour rien.  Bâtis des ponts. Ne néglige pas les communications. Bâtis la confiance.
Ton travail n’en sera que plus efficient.

Tu aimerais recevoir des documents qui te feraient gagner du temps, concernant cet aspect?  Tu ne me dis rien au sujet des moyens que tu prends pour communiquer avec les parents et avec les autres intervenants. Il est essentiel que ton temps et ton énergie soient bien gérés, à ce sujet. Sinon, ce pourrait être un gouffre qui te draine…

….Des détails que je ne comprends pas dans les notes consignées dans certains dossiers. Et d’autres questions encore qui pourront peut-être être résolues par la conseillère pédagogique assignée à mon réseau : matériel et autres outils de travail à ma disposition.

Tu dis avoir pris connaissance des dossiers des élèves. Quels sont donc ces mots que tu ne comprends pas?
Je pourrai te les expliquer et te donner des sources d’informations directement sur Internet.  Il y aura des centaines de ressources à ta disposition, mais aucune ne te sera utile si tu n’as pas d’abord fait connaissance avec tes élèves.


6.Et  si tu jetais un coup d’oeil à mes signets favoris… Tu sais où les trouver ?
Ces deux questions sont restées sans réponse.
Sur la page d’accueil de mon blogue, clique sur « Mes signets Del.icio.us
Il y a là près de 700 signets pédagogiques, tous classés par mots-clés, qui pourront t’apporter informations et ressources .  Tu me reviens là-dessus ?

Voilà pour les chroniques #3.

On  y  va avec les #4 ?

Dans la mesure du possible, je suis prête. C’est-à-dire qu’avec le très peu de matériel à ma disposition (les armoires de mon minuscule bureau sont remplies de matériel plus ou moins désuets et mal classé) j’ai réussi à planifier une semaine d’activités pour toutes les rencontres prévues à l’horaire hebdomadaire.
Ah, ces planifications… J’espère seulement qu’elles ne soient pas un carcan qui t’empêche de voir les besoins, au jour le jour, de tes élèves.  En les faisant écrire, en les faisant lire, tu découvrirais les difficultés au fur et à mesure. C’est l’approche que je privilégie, personnellement, et il est maintenant bien rare que je planifie.
On accorde trop d’importance à cet aspect, à mon avis. Mais c’est comme tu veux.
Donne-toi du temps pour développer ton intuition. Elle te servira énormément.

Quand je parle de leur faire écrire, j’exclue évidemment tout cahier d’exercices ou activité photocopiée, on s’entend ?
…Je participerai aussi à des rencontres d’entraide pour orthopédagogues. (Ceci porte un terme plus exact, mais j’ai laissé cette note dans à mon bureau…!)
Somme toute, j’ai l’impression que ça augure déjà mieux que je le redoutais.
Mon seul bémol pour l’instant : j’arrive au moment où les formations sont commencées, et je ne pourrai pas intégrer les groupes après la première séance de formation.
Ça, c’est un bout que je n’ai jamais compris… Comme si tu ne pouvais te réapproprier la partie que tu as manquée… C’est quoi, une rencontre ? Deux, peut-être…?
Comment ils appellent, ça, de l’entraide pour orthopédagogues ? Personne ne pourrait te mettre au parfum ?

…Vocabulaire et jargon du métier:
Ici,  mon rôle est de te montrer le chemin, et non de te donner les réponses…
Dans les chroniques #3, en point 6, je te fais part d’une ressource pour trouver à peu près tout ce dont tu as besoin à ce sujet.
J’attends un suivi de ta part pour te fournir davantage d’informations.
Apprendre à pêcher te sera bien plus utile que si je te donne le poisson 😉

…J’ai besoin d’idée d’activité pour travailler :
• la motricité fine et globale
• la mémorisation
• l’attention et la concentration (on m’a parler d’un volume intitulé «Attention mes yeux!» Qu’en penses-tu?
• l’orientation spatiale
• la conscience phonologique
Même réponse.
J’imagine que tu travailles au préscolaire ou au 1er cycle, mais je n’en sais toujours rien

…J’aimerais savoir :
• comment travailler avec DÉDAL;
D.É.D.A.L nécessite une formation d’au moins une journée complète et pas mal de travaux pratiques.
Trop long et fastidieux pour le moment dans le cadre de la tâche que tu dois accomplir. Tu passerais

environ 12 heures à n’évaluer qu’un seul élève…
En vois-tu plusieurs à la fois, comme je j’assume que c’est le cas ?

…J’ ai déjà WordQ , (tu sais à quelle clientèle il est réservé ? Je peux te proposer une cyberformation à ce sujet)  et un autre logiciel. Lequel ?
J’ai hâte de voir si le budget permettra l’achat d’autres logiciels. (…)
Mais avant tout, je pense qu’il faut retenir que mes besoins les plus criants se situent davantage au niveau du dépistage et de l’intervention que dans le matériel à me procurer.

Pour terminer, permets-moi d’y aller avec mes tripes…
Je sens beaucoup de pression à constater que je me retrouve au centre d’un débat qui n’est pas encore le mien.
Même que ça me heurte de lire les suites de commentaires enflammés sur ton blog.
Je ne me sens pas très à l’aise sur la chaise que j’occupe en ce moment pour endosser ce débat que mon expérience actuelle suscite.
Je comprends. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
En fait,  je comprends que tu n’as pas l’habitude des médias sociaux.  Tu verras, cependant, que de te prêter à ce jeu te vaudra bien des fois l’ inconfort qu’il te procure actuellement. Libre à toi de faire marche arrière à tout moment. Je respecterai ce choix. Promis.
Déjà,  en commentaires,  on salue ton courage et ta détermination.
Tu n’en seras que grandie et plus outillée. Rester isolée, dans ta situation, reviendrait à admettre que tu acceptes de ne  faire que le minimum. On sent bien que tu veux davantage, et c’est tout à ton honneur. D’autre part, tu n’es aucunement responsable des commentaires qui apparaissent, ici ou ailleurs, au sujet de nos échanges.

…Et je voudrais, si c’est possible, préciser que je n’émettrai aucune opinion, ni pour, ni contre, sur quelle question qu’elle soit, tant que je serai sous le couvert de l’anonymat.
En somme, je tiens à préciser que ce qui m’a amenée à prendre contact avec toi tient directement d’une démarche d’apprentissages bien davantage qu’un désir d’expression sur des questions d’ordre politique.

Pour terminer, je ne pense pas être en mesure de maintenir ce rythme dans nos échanges.

Si je peux me permettre… Essaie de t’en tenir à me donner les informations demandées, pour le moment.
Il y a risque de s’éparpiller, présentement.
Allons-y avec ce que l’on a et avançons un pas à la fois. Ne tente pas de tout apprendre d’un seul coup.

Aie confiance, je ne dévoilerai jamais ton identité.      Même sous la torture 😉      Il en va aussi de ma crédibilité.
Je suis là pour toi. Un pas à la fois.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com




Chouettes chroniques #4
11 novembre 2010, 00:12
Filed under: formation, orthopédagogie | Étiquettes:

C’est vrai. J’ai été très occupée ces jours-ci. Je ne me souviens pas avoir passé tant de temps sans bloguer. Si bien que ce soir, même s’il est un peu tard, je vais publier un autre envoi de Ma Chouette…
Cependant, il vous faudra attendre encore un peu  pour connaître ma réponse. 😉  J’essaierai de ne pas tarder. J’ai hâte de partager des ressources avec elle.

Alors voici :

Bonsoir Marielle,

J’ai lu samedi, en fin d’après-midi, ce que tu as publié sur ton blog et je te remercie de préserver mon identité comme convenue, ainsi que d’amorcer nos premiers échanges en ligne.

Je suis fière de ma première semaine de «débroussaillage» de dossiers d’élèves, discussions et brèves rencontres sur le vif avec quelques enseignants et familiarisation avec quelques-uns des nombreux volets de ma nouvelle tâche.
Comme nous sommes déjà au mois de novembre, je me devais de rencontrer les élèves dès aujourd’hui; l’année scolaire est plus qu’entamée et ils ont besoin de recevoir les services prévus.
Dans la mesure du possible, je suis prête. C’est-à-dire qu’avec le très peu de matériel à ma disposition (les armoires de mon minuscule bureau sont remplies de matériel plus ou moins désuets et mal classé) j’ai réussi à planifier une semaine d’activités pour toutes les rencontres prévues à l’horaire hebdomadaire.

Aujourd’hui, je suis entrée en contact avec un conseiller pédagogique.
Il  se déplacera pour me rencontrer à l’école dans 2 semaines, ce qui me laisse le temps d’observer mes élèves et de bien cibler mes besoins.
Je participerai aussi à des rencontres d’entraide pour orthopédagogues. (Ceci porte un terme plus exact, mais j’ai laissé cette note dans à mon bureau…!)
Somme toute, j’ai l’impression que ça augure déjà mieux que je le redoutais.
Mon seul bémol pour l’instant : j’arrive au moment où les formations sont commencées, et je ne pourrai pas intégrer les groupes après la première séance de formation.

Évidemment, c’est l’ambition d’arborer davantage qu’un rôle de répétitrice auprès des élèves qui m’a motivée à te contacter.
L’humilité dont je pense faire preuve me sensibilise à la possibilité qu’un travail bâclé pourrait justement nuire à la profession.
C’est aussi pourquoi je fais appel à toi et tes connaissances.

Pour te donner une meilleure idées de la façon dont tu pourrais me venir en aide, j’ai identifié les besoins suivants au cours de la semaine dernière :
– Vocabulaire et jargon du métier:
• Qu’est-ce que signifie «Voie globale en lecture» ? ;
• Qu’est-ce qu’un «trouble de régulation sensorielle» ? ;
– J’ai besoin d’idée d’activité pour travailler :
• la motricité fine et globale
• la mémorisation
• l’attention et la concentration (on m’a parler d’un volume intitulé «Attention mes yeux!» Qu’en penses-tu?
• l’orientation spatiale
• la conscience phonologique
– J’aimerais savoir :
• comment travailler avec DÉDAL;
• … et pleins d’autres choses. Allons-y donc avec ceci pour commencer.

Évidemment, j’aurai accès à un certain budget à partir du moment où l’on m’autorisera à m’en servir (nous attendons d’avoir une meilleure idée de la durée de mon remplacement).
Ce ne sera certainement pas une somme d’argent immense, mais ce sera toujours mieux que rien du tout.
J’aurai accès à des postes informatiques portables, ce qui n’est pas mal du tout!

J’ ai déjà WordQ et un autre logiciel je crois, mais le titre ne me revient plus à la mémoire.
J’ai hâte de voir si le budget permettra l’achat d’autres logiciels.
Mais avant tout, je pense qu’il faut retenir que mes besoins les plus criants se situent davantage au niveau du dépistage et de l’intervention que dans le matériel à me procurer.

Pour terminer, permets-moi d’y aller avec mes tripes…
Je sens beaucoup de pression à constater que je me retrouve au centre d’un débat qui n’est pas encore le mien.
Même que ça me heurte de lire les suites de commentaires enflammés sur ton blog.
Je ne me sens pas très à l’aise sur la chaise que j’occupe en ce moment pour endosser ce débat que mon expérience actuelle suscite.

C’est certainement ce qui explique ce nouveau temps mort dans nos communications… je réfléchissais encore.
Et je pense plus que jamais qu’il est PRIMORDIAL que je puisse conserver mon anonymat dans cette histoire.
Et je voudrais, si c’est possible, préciser que je n’émettrai aucune opinion, ni pour, ni contre, sur quelle question qu’elle soit, tant que je serai sous le couvert de l’anonymat.
En somme, je tiens à préciser que ce qui m’a amenée à prendre contact avec toi tient directement d’une démarche d’apprentissages bien davantage qu’un désir d’expression sur des questions d’ordre politique.

Pour terminer, je ne pense pas être en mesure de maintenir ce rythme dans nos échanges.
Il faudrait ajuster nos tirs à ce sujet. Je tâcherai toutefois d’être aussi rigoureuse que je le suis à mon nouveau poste pour que nos échanges soient fructueux.

Sincèrement,
Ma Chouette



Chouettes chroniques #3
5 novembre 2010, 21:46
Filed under: formation, orthopédagogie, ressources | Étiquettes:
Cette fois, je compte répondre à même le courriel de Ma Chouette.
Il y a tellement à lui écrire que je ne voudrais pas causer de confusions.
Alors voilà…
Bonjour Marielle,
D’abord, je te prie d’accepter mes excuses quant à l’attente dans laquelle je t’ai laissée durant plusieurs jours. Pendant ce temps, je me suis rendue au **** comme je l’avais prévu; j’ai lu et j’ai commencé mon remplacement! J’ai trouvé quelques lectures intéressantes, ainsi que deux jeux de langage. Je t’en fais la liste ci-contre.
– Apprendre à apprendre;
– Évaluer les troubles de lecture;
– La rééducation du raisonnement mathématique;
– Les gestes de la réussite en mathématiques à l’élémentaire;
– Déficit d’attention et hyperactivité : stratégie pour intervenir autrement en classe;
– Les difficultés phonologiques chez l’enfant…
– Les difficultés en lecture;
– Un cerveau pour apprendre différemment (comprendre comment fonctionne le cerveau des élèves en difficulté pour mieux leur enseigner);
– Débrouille : des jeux qui aideront l’élève à débroussailler toutes les graphies des sons ill, ail, eil, euil, et ouil.
– L’as des sons (jeux sous forme de cartes).
(Au besoin, je peux te remettre les références complètes.)
Wowe  !!!  Tu vas trop vite, là.
Tu n’es pas en train de me dire que ta préoccupation première est la recherche de matériel, n’est-ce pas ? Ça, Ma Chouette, ça devrait être le dernier de tes soucis, si tu veux que tes interventions soient centrées sur les enfants.  D’abord, tu ne pourras jamais assimiler tout ça, dans un premier temps, et ensuite, tu vas vite déchanter quand tu vas voir que le dernier endroit où on te demanderas de faire de la rééducation, c’est justement à l’école. Et même si on te le demandait, tu verras tout probablement plusieurs enfants à la fois. Ce sera donc une demande irréaliste. Il y a sûrement quelques livres de lecture à cette école ? Ils feront très bien l’affaire pour commencer.

As-tu accès à un ou à des ordinateurs, à Internet, combien d’enfants vois-tu à la fois, de quels niveaux, quelles sont leurs difficultés ? Voilà des questions auxquelles tu peux répondre pour me mettre sur la piste.
L’essentiel, pour l’instant, est d’apprendre à les connaître. Que sais-tu d’eux? De leurs intérêts, de leurs goûts?
Attarde-toi d’abord à ces éléments, le reste viendra plus facilement. Tu peux même les faire écrire, leur faire décrire leur personnalité et faire lire leurs productions entre eux.
Tu pars d’une banque de mots, par exemple. Tu peux par la même occasion travailler les classes de mots, la structure de phrase, les accords, et quoi encore.Aussi, apprends-leur à se repérer dans un dictionnaire Euréka, par exemple, ou dans Le Petit Expert en conjugaisons.
S’il sont plus vieux, il existe d’autres outils, mais je n’ai pas assez de détails pour l’instant.

Apprends-leur comment mémoriser les mots, une fois qu’ils les ont trouvés. Apprends-leur à apprendre. Je t’enseignerai à utiliser la gestion mentale, avec eux.
Guide-les, inspire-les, mais ne tente pas de leur emplir le crâne. D’autres l’ont fait avant toi. Si ça avait fonctionné, ils ne seraient pas avec toi.

Secundo, prépare des documents de consignations de tes interventions et de communications entre toi et les enseignants, entre toi et les parents.
Ne travaille pas en vase clos, tu trimerais pour rien.  Bâtis des ponts. Ne néglige pas les communications avec les parents. Bâtis la confiance.
Ton travail n’en sera que plus efficient.


Ceci étant dit, je préfère donc que tu me parles d’abord des besoins de ces enfants. On verra bien, par la suite, ce qu’il faudra faire.

Je suis en poste depuis ce lundi. Aussi, j’ai pris connaissance des circonstances du contrat à honorer : je remplace la remplaçante d’une orthopédagogue qui, elle, est en congé de maladie.
J’ai d’abord parcouru tous les dossiers d’élèves, ce qui m’a permis de faire une première liste de questions. J’en soumettrai certaines, par téléphone, à la remplaçante que je remplace. Elle m’a généreusement laissé ses coordonnées. Des détails que je ne comprends pas dans les notes consignées dans certains dossiers. Et d’autres questions encore qui pourront peut-être être résolues par la conseillère pédagogique assignée à mon réseau : matériel et autres outils de travail à ma disposition.

Tu dis avoir pris connaissance des dossiers des élèves. Quels sont donc ces mots que tu ne comprends pas?
Je pourrai te les expliquer et te donner des sources d’informations directement sur Internet.  Il y aura des centaines de ressources à ta disposition, mais aucune ne te sera utile si tu n’as pas d’abord fait connaissance avec tes élèves.

Concernant la publication de notre correspondance, ça me ferait plaisir de me prêter au jeu!
Dois-je comprendre que nous sommes en train de définir un échange de services?
Je trouve la formule intéressante.Avant de publier ma lettre, j’aimerais, si c’est possible, lire et approuver la version qui sera publiée.
Je suis d’accord pour publier tout ce que j’ai écrit, sauf quelques petites informations plus personnelles que j’ai surlignées en couleur dans nos communication antérieure qui se retrouvent ci-bas.
À ton attention, j’ai réservé les questions suivantes :
1. Depuis le début de ma carrière, je suis enseignante au primaire. Je le rappelle car notre échange réside essentiellement dans le fait que le matériel que j’ai accumulé et construit au fil des mes 5 années d’expérience n’est pas approprié aux élèves à qui j’offre désormais mes services en orthopédagogie.
Et pourquoi donc?
Les enfants en difficultés d’apprentissage ne sont pas si différents. Ils apprennent différemment.
Dépendant des besoins que tu me feras connaître, il se peut que tu puisses en utiliser. Ou pas, c’est selon.

Dans un autre ordre d’idée, l’orthopédagogue détentrice du poste et donc du matériel qui est resté sur place, dans les armoires et les classeurs du bureau, m’a laissé maintes notes ici et là m’exhortant à ne pas y toucher…
Bienvenue dans le club des « chacun pour soi ».  Heureusement, cette culture tend à disparaitre. Comme tu vois  😉
J’imagine que cette charmante personne tient mordicus à ses piles de photocopies (qu’elle utilise depuis des années, sans doute… )
N’en sois pas le moindrement attristée.  Tu verras, tu y gagneras.
Au fait, tu es sur Twitter ?  Ce serait chouette que plein d’autres enseignants te prêtent main forte.
Tu ne connais pas? Je te montrerai.   Tu auras toujours de l’aide immédiate au bout des doigts.

Heureusement encore, la remplaçante que je remplace m’a laissé une liste de documents pratiques que je devrais me procurer, à son avis, et valant autour de 40$ et 50$ le document.
Donne-moi des exemples de ces indispensables… et n »achète rien pour l’instant, si tu veux mon avis.

Il me reste ma conseillère pédagogique à contacter afin de trouver du matériel de manière efficace.
J’ai, au préalable, fais quelques recherches moi-même, mais sans trop de succès.
Ne t’en fais pas, tu es maintenant au bon endroit. Si tu jetais un coup d’oeil à mes signets favoris… Tu sais où les trouver, au moins ?

Donc, voici ma question: Comment puis-je trouver des outils de travail variés (conscience phonologique, soutien de l’attention et de la concentration, motricité fine et globale, calligraphie, stratégie de lecture et d’écriture, etc.) rapidement et à peu de frais? Je recherche du matériel que je pourrai utiliser avec les enfants. Des exercices, des activités…

N’oublie pas de chercher à l’intérieur de toi ce qui pourrait les intéresser. Tout le matériel du monde ne remplacera jamais  la connaissance que tu as de chacun d’eux. Une fois que ce sera fait, tu trouveras pile ce qu’il leur faut, au fur et à mesure et au fil de tes observations. Fais-toi confiance.

Dès que tu m’en diras davantage au sujet des élèves auprès desquels tu travailles, je te fournirai plein de ressources, sur mesure.

Encore une fois, je te prie d’excuser ce long moment d’attente entre nos deux dernières communications.

Merci de ton support,

Ma Chouette

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com