Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Le Club des trente
21 mars 2011, 23:30
Filed under: influences, médias sociaux, MELS | Étiquettes: ,
Toujours rien…
Pas un seul gazouilli!Ça peut être gênant d’arriver comme ça, toute seule, dans une gang qu’on ne connait pas…Ça doit être ça. Je comprends. Les premières fois, on doute même de leur existence. On ne sait pas qu’ils existent ‘pour-de-vrai’

Un jour, vous aurez peut-être l’occasion de demander à @sbrousseau (quand vous voyez quelque chose de souligné, comme ça, cliquez dessus et une nouvelle fenêtre s’ouvrira pour vous donner plus de détails) comment j’ai alerté tout le quartier la première fois qu’il m’a téléphoné!!

C’est normal.

À la suite du dernier message que je vous ai adressé, un jeune homme que vous auriez tout avantage à connaître m’a fait parvenir en commentaire une liste des trente Canadiens francophones les plus influents dans le milieu de l’éducation.

Je me fais donc un plaisir de vous en présenter les dix premiers, question de briser la glace…

1. @JeanBoileau
Vous connaissez sûrement Jean… il est directeur des communications et du recrutement de l’Université du Québec en Outaouais (@UQO). Il adore l’actualité, les relations publiques et la publicité. On dirait qu’il est partout, toujours. À moins que ce ne soit l’inverse. La région de l’Outaouais lui doit principalement la création et l’organisation du Festival de montgolfières de Gatineau.

2. @Alex_Riopel
Mon ami Alex est un enseignant cherchant à répondre aux besoins changeants des apprenants par le biais de la technopédagogie. Ça a l’air simple, comme ça, mais il fait partie des gens les plus innovants qui soient. Enseigne au secondaire. Passionné d’histoire. De Joliette.

3. @slyberu
Passionné par tout ce qui touche la collaboration sur le Web dit 2.0, Web d’échange véritable par excellence – si on l’utilise à bon escient – avec tous ces outils qui foisonnent et qu’on se doit d’apprivoiser si on veut préparer pour l’avenir tous ces élèves que nous côtoyons pendant un an au moins… Enseignant au secondaire, musicien et blogueur. Son vrai nom : Sylvain Bérubé, de Québec.

4. @sebpaquet
En ce qui concerne Sébastien, je vous laisse visionner un de ses fameux Prezi, qui a pour titre « Apprendre aujourd’hui à construire la société de demain ». Ça vous donnera une idée… 🙂 Montréal.

5. @MarioAsselin
C’est le Barabbas de la Passion, en éducation! Son blogue, qu’il tient depuis 2002, fourmille d’informations et de réflexions qu’il nous offre en partage. Il nous fait apprendre, grandir et remettre en question certaines prémisses, chaque fois qu’on le lit. De Québec.

6. @zecool
Depuis quelques semaines,Jacques dirige l’équipe du Groupe des technologies d’apprentissage, de l’Université de Moncton. Toujours à l’affût des innovations pour l’apprentissage « d’aujourd’hui » (celle que trop qualifient de « demain », dit-il). Un autre blogueur très inspirant.

7. @profnoel
Du Saguenay, voici Éric Noël. Enseignant en sciences et technologie de l’environnement, il faut voir le site pédagogique qu’il offre à ses élèves. À explorer! Et ce n’est qu’une de ses réalisations. (La liste des trente, elle est de lui 😉

8. @FrancoisBourdon
J’imagine difficilement François sans Pierre Poulin (@ppoulin). Ces deux acolytes forment un duo du tonnerre en tant qu’enseignants de l’Hyperclasse. Je vous laisse prendre connaissance du lien vers cette classe techno comme pas une. Une revue de presse se trouve ici, au cas où vous aimeriez en connaître davantage. CSPI, Montréal.

9. @FrancoisGuite
François Guité n’a plus besoin de présentation pour quiconque est au fait de ce qui se développe en éducation. Enseignant d’anglais dans un Programme d’éducation internationale à Québec, il s’intéresse de très près, et depuis longtemps, aux technologies de l’information et des communications appliquées à la pédagogie. Décidément un des plus rigoureux de la blogosphère. Chacun de ses billets est à lui seul une pièce d’anthologie. Un conseil : ne commencez pas par lui. Il pourrait y avoir trop de mots nouveaux. Vous y reviendrez un peu plus tard… Et vous n’y perdrez rien 😉

10. @mariellepotvin
Moi, maintenant. Peut-être la plus étonnée de me trouver ici. Ce qui me concerne et qui pourrait vous intéresser se retrouve sur ma bio. Vous cliquez sur ma photo, dans le menu de gauche, et le tour est joué. On appelle ça un Gravatar. C’est ça, presque comme le film. Le reste est sous vos yeux, au fil des billets de ce blogue.

Ça peut vous paraître surprenant, vu la distance qui nous sépare, mais il ne se trouve que Jean Boileau, dans cette liste, que je n’ai encore eu le plaisir de rencontrer.

Je vous dis ça, comme ça, pour que vous sachiez que ce qui peut vous sembler n’être que blablas virtuels se transforme à l’occasion en rencontres réelles. On appelle ça des TweetUp. Plus ou moins isolés dans nos milieux respectifs, on forme tout de même une réelle communauté. Je peux vous tenir au courant, si vous voulez. On s’entraide, on partage des ressources, on se remet en questions et on apprend ensemble bien davantage que ce que nos formations respectives nous ont apporté.

Et puis, on n’est pas gênants… 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue

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Merci Karine !
6 février 2011, 14:15
Filed under: MELS, ressources | Étiquettes: , , , ,

Ce qu’il y a de bien, aussi, avec ces jeux éducatifs, c’est que la rétroaction est immédiate.
L’élève n’a pas à attendre une explication pour pouvoir continuer, il n’a qu’à cliquer.  Un bon moyen de développer leur autonomie, ça.

Et puis, belle innovation, le parent peut suivre l’évolution de ce que son enfant a fait et réussi.

Je pense qu’ils vont aimer  😉   Les p’tits gars, en particulier .

Plus d’informations sur Super Zapp à www.superzapp.com.
Le jeu coûte 19,95 $ pour un an d’inscription pour une matière et 29,95 $ pour deux matières, qui équivalent au contenu d’une année scolaire.

Bravo CEC !

Note:  C’est mon amie Karine qui m’en a parlé hier.   Depuis, j’ai essayé, à demi convaincue, mais là… faut que j’arrête, j’ai autre chose à faire que de réviser mes maths de 5e année !!!    😉  

Marielle Potvin, orthopédagogue



Souper de famille
27 décembre 2010, 22:05
Filed under: MELS, persévérance scolaire | Étiquettes: , ,

Le lundi 20 décembre dernier, je prends connaissance de cette initiative, entre mille et une choses à faire avant Noël.

Pas le temps de m’y attarder, mais l’occasion d’y revenir s’est présentée d’elle-même quelques jours plus tard…

Julien a toujours, au primaire comme au secondaire, super bien réussi dans ses études.Curieux, allumé, comme on dit. Il s’intéresse à tout. Il m’avait captivé, l’an passé, par sa description de ce qu’est la médecine nucléaire, technique à laquelle il était alors inscrit au cégep. J’avais très hâte de savoir où il en était rendu dans ses études, mais, en réponse à ma question, il m’annonce qu’il n’y est plus.

Ses plus belles expériences de vie,  c’est en tant que moniteur en colonie de vacances, qu’il les a connues. Quand il faut se donner sans relâche pour un groupe d’enfants, être à la fois la référence, le coach, le parent substitut et l’ami.  Un bien beau potentiel, en tous cas. C’est pas parce que c’est mon neveu, mais…  C’est quelqu’un de très bien 😉

Toujours est-il que je lui parle de cette dernière tentative, faites par le Ministère de L’Éducation, du Loisir et du Sport. Il en avait vu la publicité lui aussi, à la télé, sur RDS.

On a bien rigolé, tous les deux. Voyez-vous, sur le site en question, on trouve quelques arguments semblables à celui-ci:

« Tu n’y as peut-être jamais pensé, mais les filles, elles, sont à l’école. Donc, si tu veux avoir plus de chances de rencontrer ta future blonde, tu ferais mieux de t’asseoir sur le banc d’école à côté d’elle. »

Sa blonde, Julien l’avait bien collée sur lui… Normal, avec ses deux p’tites jobs, il a les moyens de sortir un peu plus que quand il était étudiant à temps plein.
Ma tante, qu’il me dit, je pense que je vais attendre encore un peu avant de raccrocher. Parti comme c’est là, avant longtemps, ils vont nous offrir la bière, en plus ;-)))

Je me tapais sur les cuisses, c’est pas mêlant !  Des fois, comme ça, on rit même si c’est pas drôle. Parce que là, ça l’est pas pantoute.

Quand ce n’est pas Jean Charest qui,  le mois passé, exhortait les parents à veiller tous les jours  aux études de leurs enfants, avant d’ajouter: «Je sais que ça ne se fait pas assez.» Ben non. Comme dans le fameux message, vous savez, où le prof explique l’équation gagnante, je ne sais trop, qui enchaîne sur une scène où un père s’enquiert des résultats de son fils.
Charmante image, tant que ça va bien.

Mais comme le mentionne  Rima Elkouri, dans un percutant article publié dans La Presse, dont je cite un extrait :
« Parlez-en à tous ces parents d’élèves en difficulté, à bout de souffle à force de se battre contre le système pour obtenir des services adéquats. Parlez-en aussi à tous ceux qui n’ont pas les moyens de se battre et dont les enfants finissent par tout abandonner faute de soutien… »

Faisons le calcul:
Si les élèves en difficultés d’apprentissage, ayant ou pouvant obtenir un diagnostic, se chiffrent autour de 10%, et qu’on y ajoute un autre 10% d’élèves qu’on appelle « à risque », auxquels on offrirait, selon les besoins, des mesures préventives et correctives adéquates, mettons qu’on permettrait alors à la moitié, seulement la moitié, de réussir.  Ce serait déjà ça de pris.

Mais plutôt que de s’attaquer à ces véritables besoins, le Ministère nous démontre, par une autre de ces campagnes de publicité à la gomme, son ignorance de la situation réelle.  Sans compter qu’il fait un bien mauvais calcul.

M. Égide Royer, spécialiste en la matière, commente d’ailleurs la sortie de cette campagne publicitaire et semble se désoler, lui aussi, de cet autre coup d’épée dans l’eau. Il en fait l’analyse et relève avec brio ce qu’elle a  d’incongru.

Mais revenons à Julien. Pour l’instant, il se cherche, et j’ai confiance qu’il va trouver.

Son séjour au cégep lui laisse cependant certains souvenirs décevants. Quand, entre autres, il rencontrait un enseignant « éteignoir » qui, devant ses questions, lui répondait qu’il n’aurait pas besoin de connaître toutes ces réponses. Quand l’odeur du moindre effort flottait autant dans les classes que dans les locaux des enseignants.

Il a passé plusieurs semaines à tenter de s’accrocher. Il a glissé lentement sur la pente, sans que personne ne l’importune le moindrement.

Bien sûr, il est encore temps. Il pourra raccrocher. Mais il sait maintenant à quoi s’en tenir.

Ce n’est pas à l’école qu’il pourra acquérir autre chose qu’un bout de papier. Le plaisir d’apprendre, ce n’est pas là qu’il le connaîtra. Les connaissances qui l’intéressent, ce n’est pas là qu’il les fera. C’est dans la vraie vie. On ne pourra pas le leurrer, car il l’a compris, les apprentissages qu’on lui impose de faire n’ont que peu de liens avec celle-ci.

Il aurait eu besoin de trouver un sens à ce qu’on lui demandait d’apprendre.

Peut-être y en avait-il un, mais on a oublié de lui montrer. On a omis de l’aider à faire des liens entre les matières disparates, apparemment toutes indépendantes les unes des autres, qu’il devait assimiler. Quand il a voulu comprendre, personne n’était au rendez-vous.

Si le Ministère croit pouvoir éviter la remise en question du système actuel ou avoir trouvé les solutions au problème du décrochage  avec ce qu’on trouve sur  jefinis.com , moi,  jesuisbiendécouragée.com.

Mise à jour du 3 janvier 2011:  Je viens de prendre connaissance de ce beau papier de Jean-Simon Gagné, dans le Soleil.
Je l’ajoute ici, en complément.  Bien dit, M. Gagné! 

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



La Déséducation Les grands décideurs
18 novembre 2010, 15:55
Filed under: MELS | Étiquettes:

Cette fois, on prend connaissance des us et coutumes du Ministère,
d’ exemples de moyens utilisés pour prendre des décisions et des aspects politiques en jeux.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com