Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


On ne peut pas être contre la vertu.
12 février 2014, 12:50
Filed under: persévérance scolaire

Chaque année, c’est la même chose. Je suis presque gênée d’en parler. J’ai hâte que la semaine finisse et j’espère que personne ne me posera de questions à ce sujet.

À ce que je sache, j’étais la seule personne de mon entourage, ou même de tous les enseignants à ne voir dans cette semaine qu’une immense mascarade qui coûte des milliers de dollars en pub, alors que c’est le tiers-monde dans les écoles au niveau des services aux élèves, entre autres.

Mais ça nous donne bonne conscience.

Hier, je suis tombée sur ce billet qui m’a fait savoir que mon opinion n’était pas si exceptionnelle.

C’est bien beau, encourager les jeunes à persévérer. Mais on aura beau les inciter à ne pas lâcher, à faire du temps jusqu’à au moins seize ans, on va en échapper le tiers, bon an mal an.

On les encourage à quoi, au juste, si ce n’est qu’à persévérer dans un système qui a si peu changé depuis les années ’50 que les jeunes d’ aujourd’hui n’y trouvent plus aucun sens. Ils savent bien que ce qu’on leur demande d’apprendre n’a pas de lien avec la réalité qui se vit hors de l’école. Ils savent bien qu’on les y prépare très peu.

J’ai déjà écrit sur le sujet.  J’aurais aimé qu’au fil du temps ma pensée se transforme et que je me plaise à y apporter des nuances. Ce n’est pas le cas.

Marielle Potvin, orthopédagogue

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Le bon côté des choses
28 octobre 2013, 23:51
Filed under: influences, persévérance scolaire

Je continue de suivre avec intérêt cette série, que chacun peut voir ou revoir à volonté sur tou.tv.

Comme vous, je suis émerveillée de constater et d’apprendre ce qui se fait pour les nouveaux arrivants, les élèves qui affichent un talent artistique particulier, ou le merveilleux travail d’une orthopédagogue à l’école Notre-Dame-du-Canada.

On ne dit pas le manque de ressources de ce genre, ni ce qu’il advient des centaines d’élèves qui ne sont pas admis à l’école Face chaque année, ou qui ne sont pas acceptés dans l’équipe de basket de Lucien Pagé.

On ne verra pas tous ces enfants qui, par manque de ressources disponibles, ne feront pas partie de la clientèle de Sonia Cantin, l’orthopédagogue de l’école Notre-Dame-du-Canada, pas plus qu’on nous laissera entendre les inégalités réelles qui existent entre les élèves qui fréquentent un établissement comme le Collège Ste-Anne, et les autres, pour lesquels il ne s’agit rien de moins que d’une planète inconnue.

Je salue bien bas, et vous aussi j’en suis certaine, ces belles réalisations, ces milieux de vie ou beaucoup d’élèves réalisent leur plein potentiel, aidés en cela par des agents d’éducation exceptionnels.

Mais ne nous laissons pas leurrer. Nous parlons ici de la crème de la crème de ce qui se fait en éducation, au Québec. Bien sûr, cela a du bon, ne serait-ce que de nous conforter dans le fait que tout ne va pas si mal, finalement.

Ne soyons pas naïfs.

Si c’était le cas, nous n’aurions pas ce taux scandaleux de décrochage, chaque année.

Si c’était le cas, on verrait un peu partout dans nos écoles la même belle lumière qu’on peut voir dans les yeux de certains élèves qui font partie de cette série.

Si c’était le cas, on n’aurait même pas eu besoin de la faire, pour tenter de nous convaincre que tout va très bien, Madame La Marquise.

Je continuerai quand même de suivre chacun des prochains épisodes, en sachant qu’il est bon, quelquefois, d’observer un arbre, même s’il nous cache temporairement la forêt.

Et de ne voir, pour un instant, que le bon côté des choses.

Marielle Potvin, orthopédagogue



Un million pendant 25 ans !!

Quelqu’un avait lancé le sujet, récemment, sur Facebook.

Que feriez-vous, avec un tel montant d’argent?   

Dans 25 ans, j’aurai 78 ans.  Bel âge pour prendre sa retraite…
Au moins à temps partiel, en tout cas.

D’ici là, j’ai bien pensé à ce que je ferais.
Ce soir, certaines idées ont fait du chemin.

D’abord, je ne connaissais pas ce principe d’association coopérative appliqué à l’éducation.  J’imagine qu’il s’agit d’une école que les parents peuvent administrer, mais je n’en sais pas plus. Chose certaine, on nous présentait un reportage, ce soir, dans lequel on voyait bien que certains milieux sont dotés des technologies de pointe dans toutes les classes.  
Imaginez… On enseigne même  la musique avec le Ipad!


La bonne nouvelle , c’est qu’à la Commission scolaire Eastern Townships, le taux de décrochage a reculé de plus de 16 points en quatre ans
— de 39,4 % (2004-2005) à 22,7 % (2008-2009).
 
Un beau modèle à suivre.

On ne la voudrait pas trop grande. Plus ou moins 200 élèves, au primaire, me semble bien suffisant. On peut facilement y créer une atmosphère familiale.
  
On y trouverait un ingrédient qui manque tellement, et qui s’appelle la courtoisie. Le savoir-vivre, si vous préférez.  Au-delà des sermons que chaque école  sert à ses élèves au moment d’élaborer un code de vie, et des conséquences qui y sont rattachées, on y enseignerait de façon systématique le civisme.  Les enfants ignorent trop souvent les règles les plus élémentaires du savoir-vivre.

L’apprentissage d
es premiers soins et de la cuisine y auraient une place de choix.  
J’ai souhaité, récemment, que les petits japonais qui ont survécu au tsunami en connaissent quelques bases, et parce que Ricardo a fait tout un esclandre, récemment, en affirmant que les programmes comme celui des Petits Déjeuners pourraient disparaître si on se donnait les moyens d’accompagner les parents qui ont du mal à joindre les deux bouts.

«On n’est pas foutus de nourrir nos enfants», déplore-t-il, ajoutant que le Club des petits déjeuners est un mal nécessaire, «à condition qu’il y ait une solution.»
Il pourrait être plus agréable de cuisiner ensemble que de surveiller les boîtes à dîner, me semble.
Mais d’abord, une école qui accompagne les parents, qui les soutient  et avec lesquels on fait équipe.

Une école où les enseignants ne cessent jamais d’apprendre. Il sont évalués, non sur leur rendement, mais sur leur cheminement.
 
J’imagine une école dans  laquelle on écrit l’avenir, faite pour former des citoyens qui auront des emplois qu’on ne connait pas encore. Des citoyens qui auront eu la chance de développer une grande capacité de créer et ayant un sens critique développé. 
Des citoyens qu’on aura accompagné dans le développement de leur identité numérique et dans leurs compétences à trouver et analyser les informations dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
 
La plus grande place est réservée à l’enseignement des stratégies d’apprentissage. 
N’est-il pas temps de se le demander :  Si la réussite scolaire était aussi, une question de pédagogie ?
 

J’aime bien cette idée, aussi, d’enseigner comment gérer ses sous .  Ça presse !
On est de parfaits illettrés, en ce domaine, même avec diplôme en main.
Vous avez vu le taux d’endettement du Québec?

L’école, comme communauté d’apprentissage et comme apprentissage de ce qu’est la communauté, avec une touche d’entrepreneurship, comme aux Coeurs Vaillants.

Avec des communications intergénérationnelles; on cotoie les petits du CPE , les parents et les personnes âgées.  Avec eux, on fait un jardin, on prend des photos , on lit, on écrit. Parce que l’école, ça devrait être la vie.
 
Les apprentissages se font de multiples façons. Ceux qui se font dans le plaisir auront enfin la valeur qui leur revient.  S’il est nécessaire de s’inscrire à quelques capsules, l’horaire est somme toute flexible. Les gens ne vivent pas tous au même rythme et on ne leur impose pas de le faire.
L’anxiété de performance ferait place à l’absence de notes. C’est pas parce qu’on fait des évaluations que les enfants apprennent plus ou mieux. On tient à jour son portfolio, on le met en ligne et la communauté peut le consulter. Ça se fait déjà au C@HM, où les enfants font paraître des articles dans le journal local. Plutôt que d’imposer des heures de gym, on propose à ceux qui le préfèrent d’aller à la piscine ou de prendre des leçons de tai chi. Les installations municipales sont facilement accessibles pour les élèves. On peut faire une sieste l’après-midi, ou télécharger sur son Ipad ce qu’on a envie de lire.Les classes sont multi-âges, ce qui est un milieu d’apprentissage beaucoup plus naturel. Le programme est construit en fonction de la réalité du milieu et des enfants qui le composent. Et pas le contraire.
On s’envoie des courriels, on tient un blogue. On échange et on partage nos découvertes à l’aide de présentations multimédias.

 

Qui voudrait d’une école qui ne fait que lire le passé?

Tous y sont invités, troubles d’apprentissage ou pas.

Bon, mais je l’ai pas gagné, ce million par année.

 

Demain matin, la réalité m’attend.
 
Marielle Potvin, orthopédagogue
 

 



Mme Beauchamp
13 mars 2011, 13:41
Filed under: médias sociaux, persévérance scolaire | Mots-clefs: , ,

Bonjour Mme Beauchamp,

Vous voilà enfin sur Twitter!

Au moment où j’écris ces lignes, vous suivez quelques personnages politiques ou sportifs. C’est un bon début. Nous le savons bien, la politique est un sport intéressant.

J’aimerais cependant vous encourager à interagir davantage avec le milieu de l’éducation. Vous verrez, il y a tout un monde à découvrir!  Ce que vous y lirez ne ressemble peut-être pas au discours habituel, je préfère vous en prévenir.

Nous sommes ici bien loin des théories du prof Laurier et des campagnes de publicité anti décrochage scolaire (oups, on dit maintenant persévérance scolaire), qui attribuent la responsabilité  de ce phénomène en majeure partie aux élèves et à leurs parents.

Ici, vous découvrirez les véritables raisons pour lesquelles tout va si mal à l’école. Vous vous frotterez à la véritable persévérance scolaire que démontrent tant d’enseignants qui échangent sur Twitter, mettent en commun leurs ressources, confrontent leurs façons de voir, développent des idées, se réunissent et s’entraident pour tenir le coup .Quant à moi, je suis une drop-out de ce système.  Vous comprendrez donc mon admiration envers ceux qui persévèrent, et mon empathie envers ceux qui n’ont pas réussi à faire contre mauvaise fortune bon coeur.Quoi qu’il en soit,  j’estime qu’un petit coup de pouce vous serait bénéfique pour tirer parti  de ce Twitter, sur lequel vous faites actuellement vos premiers pas.

Voici d’abord un aperçu de ce qu’est Twitter .

Vous croyez suffisamment le savoir?  Passez à la section suivante.
Voyez, on fait déjà de l’enseignement différencié 😉

Comme vous en êtes tout de même à vos débuts, je vous encourage à visiter ce site et à y trouver quelques nouvelles informations.
Non, non, nous n’en ferons pas l’objet d’une évaluation… Apprenez sans crainte aucune, vous pourrez suivre votre propre rythme.Twitter fait se rencontrer les grands esprits et donne chaque jour l’opportunité d’apprendre (si c’est votre objectif et/ou si vous suivez les bonnes personnes).
Il donne une tribune à ceux qui vous critiquent, mais cela vous procure l’avantage d’y réfléchir. De plus, il transmet les informations plus rapidement que n’importe quel autre média.

Je m’en voudrais de ne pas vous mettre au parfum en ce qui concerne les manières à éviter dans notre communauté.
Vous en trouverez un aperçu ici. Après tout, vous êtes Ministre de l’éducation !

Pour rire, vous pouvez aussi consulter ce petit guide des 15 choses à ne jamais dire sur Twitter.
Mais non, on ne vous en tiendra pas rigueur si vous vous trompez.  Vous êtes en train d’apprendre!

Nous attendons tous avec impatience votre premier gazouilli 😉

Allez, venez nous faire part de ce qui vous captive.

Marielle Potvin, orthopédagogue
(mariellepotvin sur Twitter 😉



Les bonnes consciences
20 février 2011, 15:57
Filed under: motivation scolaire, persévérance scolaire

 

Pas question que je porte ce ruban vert. Il était cette semaine le symbole de la persévérance scolaire. 
Porté par ceux qui, une fois l’an, nous rabattent les oreilles (à grands frais) qu’il faut encourager nos jeunes à persévérer.

On leur prépare des sites comme celui-ci et celui-là, on leur dit qu’ils sont responsables de leur réussite. Qu’ils doivent rester à l’école , parce que voyez vous, les gars, les filles sont à l’école, elles !!
On pourrait peut-être vous payer pour rester à l’école… et quoi encore !!

On dit aux parents qu’ils doivent encourager leurs enfants et suivre leur cheminement. 

D’autres s’acharnent à vouloir faire encore plus de ce qui fonctionne le moins bien.  Comme on ne peut être contre la vertu, on approuve, on soutient, on maintient un système qui ne fonctionne plus.
Un système dépassé  qui ne tend certainement pas à préparer nos jeunes pour demain.  Un système qui échoue lamentablement dans sa mission.   Un système qui censure plutôt que d’éduquer.

L’affaire, c’est que les jeunes sont pas fous, ils le voient bien…

Et s’il s’en trouve qui ne se conforment pas, on utilise encore davantage de coercition.  C’est tout ce qu’on trouve comme solution. Comme ces élèves qui sont expulsés de l’école parce qu’ils s’absentent trop souvent.
Comme ces élèves laissés pour compte parce que les services sont insuffisants pour les aider à surmonter leurs difficultés d’apprentissage.
J’ai en tête, malheureusement, des tas d’exemples à ce sujet. 

Je relis ce billet, écrit il y a environ un an. Je n’y apporterais pas de changements, si je l’écrivais maintenant.

Voilà pourquoi je ne peux m’empêcher de considérer tout ce tapage comme étant une immense stratégie de  diversion.

J’aimerais bien qu’il en soit autrement.
J’aurais, moi aussi, bonne conscience.
  

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 



Souper de famille
27 décembre 2010, 22:05
Filed under: MELS, persévérance scolaire | Mots-clefs: , ,

Le lundi 20 décembre dernier, je prends connaissance de cette initiative, entre mille et une choses à faire avant Noël.

Pas le temps de m’y attarder, mais l’occasion d’y revenir s’est présentée d’elle-même quelques jours plus tard…

Julien a toujours, au primaire comme au secondaire, super bien réussi dans ses études.Curieux, allumé, comme on dit. Il s’intéresse à tout. Il m’avait captivé, l’an passé, par sa description de ce qu’est la médecine nucléaire, technique à laquelle il était alors inscrit au cégep. J’avais très hâte de savoir où il en était rendu dans ses études, mais, en réponse à ma question, il m’annonce qu’il n’y est plus.

Ses plus belles expériences de vie,  c’est en tant que moniteur en colonie de vacances, qu’il les a connues. Quand il faut se donner sans relâche pour un groupe d’enfants, être à la fois la référence, le coach, le parent substitut et l’ami.  Un bien beau potentiel, en tous cas. C’est pas parce que c’est mon neveu, mais…  C’est quelqu’un de très bien 😉

Toujours est-il que je lui parle de cette dernière tentative, faites par le Ministère de L’Éducation, du Loisir et du Sport. Il en avait vu la publicité lui aussi, à la télé, sur RDS.

On a bien rigolé, tous les deux. Voyez-vous, sur le site en question, on trouve quelques arguments semblables à celui-ci:

« Tu n’y as peut-être jamais pensé, mais les filles, elles, sont à l’école. Donc, si tu veux avoir plus de chances de rencontrer ta future blonde, tu ferais mieux de t’asseoir sur le banc d’école à côté d’elle. »

Sa blonde, Julien l’avait bien collée sur lui… Normal, avec ses deux p’tites jobs, il a les moyens de sortir un peu plus que quand il était étudiant à temps plein.
Ma tante, qu’il me dit, je pense que je vais attendre encore un peu avant de raccrocher. Parti comme c’est là, avant longtemps, ils vont nous offrir la bière, en plus ;-)))

Je me tapais sur les cuisses, c’est pas mêlant !  Des fois, comme ça, on rit même si c’est pas drôle. Parce que là, ça l’est pas pantoute.

Quand ce n’est pas Jean Charest qui,  le mois passé, exhortait les parents à veiller tous les jours  aux études de leurs enfants, avant d’ajouter: «Je sais que ça ne se fait pas assez.» Ben non. Comme dans le fameux message, vous savez, où le prof explique l’équation gagnante, je ne sais trop, qui enchaîne sur une scène où un père s’enquiert des résultats de son fils.
Charmante image, tant que ça va bien.

Mais comme le mentionne  Rima Elkouri, dans un percutant article publié dans La Presse, dont je cite un extrait :
« Parlez-en à tous ces parents d’élèves en difficulté, à bout de souffle à force de se battre contre le système pour obtenir des services adéquats. Parlez-en aussi à tous ceux qui n’ont pas les moyens de se battre et dont les enfants finissent par tout abandonner faute de soutien… »

Faisons le calcul:
Si les élèves en difficultés d’apprentissage, ayant ou pouvant obtenir un diagnostic, se chiffrent autour de 10%, et qu’on y ajoute un autre 10% d’élèves qu’on appelle « à risque », auxquels on offrirait, selon les besoins, des mesures préventives et correctives adéquates, mettons qu’on permettrait alors à la moitié, seulement la moitié, de réussir.  Ce serait déjà ça de pris.

Mais plutôt que de s’attaquer à ces véritables besoins, le Ministère nous démontre, par une autre de ces campagnes de publicité à la gomme, son ignorance de la situation réelle.  Sans compter qu’il fait un bien mauvais calcul.

M. Égide Royer, spécialiste en la matière, commente d’ailleurs la sortie de cette campagne publicitaire et semble se désoler, lui aussi, de cet autre coup d’épée dans l’eau. Il en fait l’analyse et relève avec brio ce qu’elle a  d’incongru.

Mais revenons à Julien. Pour l’instant, il se cherche, et j’ai confiance qu’il va trouver.

Son séjour au cégep lui laisse cependant certains souvenirs décevants. Quand, entre autres, il rencontrait un enseignant « éteignoir » qui, devant ses questions, lui répondait qu’il n’aurait pas besoin de connaître toutes ces réponses. Quand l’odeur du moindre effort flottait autant dans les classes que dans les locaux des enseignants.

Il a passé plusieurs semaines à tenter de s’accrocher. Il a glissé lentement sur la pente, sans que personne ne l’importune le moindrement.

Bien sûr, il est encore temps. Il pourra raccrocher. Mais il sait maintenant à quoi s’en tenir.

Ce n’est pas à l’école qu’il pourra acquérir autre chose qu’un bout de papier. Le plaisir d’apprendre, ce n’est pas là qu’il le connaîtra. Les connaissances qui l’intéressent, ce n’est pas là qu’il les fera. C’est dans la vraie vie. On ne pourra pas le leurrer, car il l’a compris, les apprentissages qu’on lui impose de faire n’ont que peu de liens avec celle-ci.

Il aurait eu besoin de trouver un sens à ce qu’on lui demandait d’apprendre.

Peut-être y en avait-il un, mais on a oublié de lui montrer. On a omis de l’aider à faire des liens entre les matières disparates, apparemment toutes indépendantes les unes des autres, qu’il devait assimiler. Quand il a voulu comprendre, personne n’était au rendez-vous.

Si le Ministère croit pouvoir éviter la remise en question du système actuel ou avoir trouvé les solutions au problème du décrochage  avec ce qu’on trouve sur  jefinis.com , moi,  jesuisbiendécouragée.com.

Mise à jour du 3 janvier 2011:  Je viens de prendre connaissance de ce beau papier de Jean-Simon Gagné, dans le Soleil.
Je l’ajoute ici, en complément.  Bien dit, M. Gagné! 

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



La question des garçons
1 septembre 2010, 14:01
Filed under: persévérance scolaire, ressources | Mots-clefs:

J’aimerais dédier ce billet à mes nouveaux amis, Josianne, Stéphanie, Stéphanie et Matthieu.
La semaine dernière, ils m’ont rendu visite. On a jasé de tout et de rien.  Sont inscrits à la maîtrise en éducation ou en orthopédagogie.
Après quatre années passées au bac, on ne leur avait jamais présenté ce monsieur.
Voilà qui sera fait 😉

Une belle rencontre entre « Daphnée Dion-Viens du Soleil et Égide Royer, psychologue, spécialiste en adaptation scolaire et auteur.
Il nous parle de l’échec de l’école pour les gars dans trois capsules vidéos.

– Pourquoi s’occuper du décrochage des garçons ?

– Qu’est-ce qui explique le décrochage ?

– Qu’est-ce qu’il faut faire pour contrer le décrochage ?

En complément :  École et comportement
Vous trouverez sur ce site une référence vers un livre , qui, incidemment, parait aujourd’hui.
Intitulé  « Leçons d’éléphants » ( pour la réussite des garçons a l’école) , ce dernier-né de la collection fait suite à « Comme un caméléon sur une jupe écossaise » (ou comment enseigner à des jeunes difficiles sans s’épuiser) et au très pertinent « Chuchotement de Galilée » (ou comment permettre aux jeunes difficiles de réussir à l’école).

Je vous en conjure, vous ne regretterez pas une seule minute de la lecture d’un (ou de plusieurs) de ouvrages de M. Égide Royer.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com