Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Le carnet vert
12 mai 2011, 18:22
Filed under: rentrée scolaire, ressources | Étiquettes: , ,

Si certains d’entre nous ne pensent déjà qu’aux vacances d’été, d’autres sont déjà en projet pour septembre prochain.
L’un n’empêche pas l’autre, remarquez.

Je vous propose aujourd’hui de prendre connaissance d’un outil de communication formidable:

Qu’est-ce que c’est?

C’est un site web conçu pour les enseignants qui désirent publier des informations aux parents, aux élèves ou à toute autre personne.

Il s’agit d’un outil de communication et d’information écologique, rapide et efficace.

Prenez-en connaissance et vous passerez vos vacances en toute tranquilité, sachant que  vous l’utiliserez à la rentrée.

Peut-être même que vous remporterez l’ un des trois codes d’accès gratuits qui vous sont offerts!

Pour participer, simplement laisser un commentaire ici, à la suite de votre visite sur le site du Carnet Vert.

Dites-nous pourquoi vous aimeriez gagner un code d’accès gratuit.

Que vous soyez enseignant au préscolaire, au primaire ou au secondaire, il y a une version pour vous 😉

Le tirage se fera le dimanche 15 mai , à midi.  Les noms des gagnants seront diffusés ici. 

Bonne chance! 

Merci à tous les participants ainsi qu’à Sébastien, pour sa pertinente réflexion.

Les gagnantes sont:

1. Mme Isabelle Malet

2. Mme Gaétane Saint-Cyr

3.Mme Karine Lacasse

Bravo!  Vous recevrez sous peu, par courriel, vos codes d’accès.

Mise à jour du 25 mai: http://bit.ly/mQELJO

Merci Sébastien !

Marielle Potvin, orthopédagogue 

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Par devoir…
2 septembre 2009, 00:23
Filed under: rentrée scolaire | Étiquettes:

Les parents d’enfants d’âge scolaire trouvent que  les devoirs représentent bien souvent un des moments les plus pénibles de leur journée.

Par devoir, ils  s’investissent courageusement auprès de leur enfant.
Comme l’un d’entre eux s’en plaignait récemment, voici le fruit de ce qui me vint alors à l’esprit:

Au fil de ma carrière en enseignement, je n’ai que très peu entendu de commentaires positifs à leur endroit. Cette pratique ne semble que difficilement remise en question.
Et pourtant…

Du côté des élèves, les devoirs ne sont, généralement, ni intéressants ou signifiants;  ni nécessaires, ni importants.
On le comprend aisément. Qui de nous, après la journée, aime apporter tous les jours du  travail à la maison ? Ce n’est pas une question d’efforts à fournir. C’est une question d’équilibre.  Qu’on se le dise, les élèves savent très bien que ces travaux ne seront pas (ou très peu) comptabilisés dans leurs résultats scolaires. Les parents ou la gardienne y ont trop souvent contribué, surtout au primaire. Aussi, puisqu’ils seront corrigés en classe, les petits futés ne craignent en rien de manquer une notion qui s’y rattache.

Du côté des enseignants, les devoirs sont, généralement, une contrainte (politique ou administrative), une source de conflit entre eux et les élèves et sont d’une gestion fastidieuse.
Facile à comprendre aussi. Et c’est sans compter tout le temps qui doit y être consacré en classe, et qui pourrait, bien évidemment, être épargné au profit de la gestion des apprentissages.La pratique actuelle des devoirs privilégie une approche de répétition, invitant l’élève à reproduire, pour les maîtriser et les automatiser, des habiletés développées en classe. Or cette approche n’est  pertinente que pour une petite minorité d’apprentissages, basés sur l’exercice et sur l’automatisation de connaissances procédurales. La majorité des apprentissages appellent au contraire la capacité pour l’élève de construire ses savoirs, de réfléchir sur ses apprentissages et de transférer ceux-ci à des contextes différents de celui dans lequel il les a réalisés.

Mais c’est du côté des parents que nous retrouvons le plus d’heureux ! Après la journée de travail, la course pour le souper, qui suit bien souvent  un détour au service de garde, et quoi encore, arrive le temps des devoirs d’un ou de plusieurs enfants. Hélas, c’est régulièrement une activité qui empoisonne le climat familial pour le reste de la soirée. Combien de fois ai-je entendu les doléances de parents à ce sujet. Il serait trop facile de dire qu’il s’agit encore ici d’un manque d’efforts de leur part.
Mathématiquement, c’est mission impossible que de vouloir rencontrer, entre 18h et 19h30, mettons 20h, les responsabilités inhérentes aux devoirs de parents et à ceux demandés par l’école. Même quand les parents sont ensemble et qu’il n’y a qu’un seul enfant, c’est une situation difficile. Imaginez les autres scénarios possibles !

Comme conséquences, tout le monde est stressé, mais personne n’ose remettre en question cette tradition. Parce que c’est par tradition que l’on continue de faire quelque chose qui a si peu de sens au niveau pédagogique. Quand je vois la pléiade de publications consacrées à ce sujet, telle  ”Comment aider votre enfant à passer au travers cette période insignifiante ”, ben oui, je pense que c’est une joke!

L’essentiel, dans cette pratique, est que le parent sache ce que son enfant fait en classe et si tout va pour le mieux ou pas. Si, au lieu de s’acharner à garder les mêmes façons de faire, on cherchait des alternatives ?  Qu’on privilégierait  le portfolio (ou le cyberportfolio qui permettrait à l’élève de garder trace de ses travaux et de son cheminement?  Si, dès les premières années de scolarité, l’élève s’engageait dans ses apprentissages et en prenait conscience au point de pouvoir écrire, à la fin de chaque journée de classe ce qu’il a appris de nouveau;  Ce qu’il a le plus aimé aujourd’hui;   Ce qu’elle a trouvé difficile …

Puisque le pont s’écroule, bâtissons-en un autre !

Disons qu’il a fait un nouvel apprentissage, que ce soit une règle de grammaire, une addition avec retenues, peu importe. Il l’a noté dans son carnet d’apprentissage, en fin de journée et de façon personnalisée.Il le présente à ses parents et leur en fait la démonstration. L’élève maîtrise la notion. Parfait.  Il y a difficulté, il le note, encore une fois, dans son carnet d’apprentissage, pour le montrer à l’enseignant .  Un parent signe le tout. Voilà. Pas de quoi faire un drame familial avec ça.

Certains diront qu’il y a des parents qui ne signeraient pas. C’est vrai. Les mêmes que ceux qui actuellement considèrent les devoirs comme le dernier de leur soucis. Si on croit qu”il n’est pas de notre ressort de se demander pourquoi il en est ainsi, faudrait au moins savoir quand s’arrête le contrôle que nous voulons exercer à l’extérieur de l’école. Ce n’est pas en entamant une escalade de conséquences pour l’enfant que nous aidons en quoi que ce soit à améliorer la situation. Ni la relation avec l’enfant, ni celle avec le parent.

La grande majorité des parents écouterait leur enfant avec attention.  Ils liraient le carnet d’apprentissage, indiquant même peut-être au passage quelques erreurs d’orthographe. Reviendraient avec l’enfant sur les moments forts de sa journée pour mieux le connaître et savoir ce qu’il vit en classe et à l’école.

Cela ne demanderait qu’un léger accomodement. L’enseignant qui a remarqué qu’une notion doit être consolidée par un élève pourrait très bien suggérer certains sites internet en lien avec celle-ci.
Pourquoi donner à tout le monde un devoir que la moitié de la classe a déjà bien saisi?  Ce n’est pas le cas, alors c’est qu’il faut y revenir, s’t’affaire!

Fini le silence qui fait si souvent écho à la question ”Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui à l’école ? ” L’enfant prend si peu conscience de ses apprentissages, qu’ils soient d’ordre académique, social ou autre, que le parent entend trop souvent pour toute réponse ”Rien”…
Fini le temps des devoirs ‘pop-corn’   (lisez la maîtresse a donné, au hasard, une feuille d’exercices en devoirs, parce qu’il faut bien en donner… ). Ça arrive.
Fini les obtinations du genre   ”Je l’ai pas appris! ”   ”J’comprends rien” et j’en passe…avec les larmes qui suivent.
Fini le temps passé en classe à corriger des devoirs.

Ne suffirait que de légères modifications à nos pratiques. La fin de chaque jour d’école serait consacrée à une période durant laquelle l’élève lui-même rédige (ou dessine, à la rigueur) le bilan de sa journée. Il pourrait être aidé en cela par un encadrement qui prévoit, entre autres choses, une banque de mots  écrits au tableau, faite collectivement à partir du vécu de cette journée. Les activités vécues, visites reçues, les notions apprises seraient passées en revue. Chaque enfant ferait alors ressortir dans sa production écrite les faits marquants, les réussites ou les moments difficiles de sa journée.

Et je cesserais, comme bien d’autres, d’entendre les parents déplorer qu’ils n’ont pas le temps de prendre du temps avec leur enfant. Il a trop de devoirs…
Pas assez de temps pour jouer à des jeux de sociétés, pour jouer tout court.  Pour fréquenter les bibliothèques, les musées. Pour cuisiner ou bricoler ensemble.  Ou pour écrire à grand-papa…

Mais, me direz-vous, le Ministère prescrit des devoirs !! Je sais.
Mais il ne prescrit pas la forme que ceux-ci doivent prendre …

Marielle Potvin,  orthopédagogue



C’est la rentrée pour Scoop !
31 août 2009, 11:34
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Depuis maintenant cinq ans, SCOOP! Apprendre avec l’actualité offre aux enseignants des fiches d’activités pédagogiques en lien avec l’actualité. Avec les années, ce sont  plus de 675 fiches pédagogiques qui ont été mises en ligne. Elles sont archivées sur le site et sont toutes en lien avec le Programme de formation de l’école québécoise.

Ne manquez pas de jeter un coup d’oeil… Une mine d’or !      http://scoop.demarque.com/



C’est la rentrée pour l’Infobourg !
31 août 2009, 11:31
Filed under: rentrée scolaire | Étiquettes: ,

EnteteCompleteFidèle au poste, l’équipe de l’Infobourg reprend du service et compte bien vous tenir informés de tout ce qui se passera dans le monde de l’éducation au cours de l’année scolaire 2009-2010.

Aller chaque jour sur l’Infobourg, ça vaut le détour   !            http://www.infobourg.com/



Rencontres en duos
28 août 2009, 22:35
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Quand je rêve à ce qu’on pourrait faire pour faciliter la réussite scolaire au primaire, voici ce qui m’apparaît comme une bonne idée:

En août, les parents seraient tenus de se présenter à trois rencontres d’informations, au début de chacun des cycles de leur enfant. Il pourrait y avoir trois rencontres le jour, et trois le soir, pour accomoder tous les parents.  Je ne sais pas, tout est à créer de ce côté.

Ces rencontres auraient pour but d’informer les parents sur ce qui est attendu de la part de leur enfant durant le cycle qu’il entreprend. Ces informations seraient complétées par des suggestions, ressources et outils qui pourraient leur être utiles advenant une difficulté. Mieux préparés, les parents sauraient à l’avance ce qu’on attend normalement d’un enfant de ce niveau. Cela éviterait bien des surprises lors des communications subséquentes avec les enseignants. 

Ces rencontres pourraient très bien être animées par les orthopédagogues, qui auraient alors l’occasion de diffuser des informations précieuses quant aux rôles des différents professionnels  de l’éducation, au sujet des signes d’un trouble d’apprentissage, d’un retard dans le développement de l’enfant, pour ne nommer que ces exemples.  Le pont serait établi.
 
Chaque parent pourrait repartir avec une clé USB comprenant des liens vers des activités  complémentaires  propres au degré et au cycle de leur enfant. On oublie trop souvent les enfants qui performent bien et qui aimeraient enrichir leurs connaissances. Régulièrement, je présente aux parents la revue  »500 sites web pour réussir à l’école » publiée chez DeMarque. 
Très rares sont ceux qui en ont déjà entendu parler.

Ce serait aussi l’occasion de fournir aux parents un ensemble de ressources de leur milieu, auxquelles ils pourraient recourir, le cas échéant. 
De permettre aux parents d’échanger, aussi.  De suggérer des lectures sur un sujet qui les intéresse ou les inquiète au sujet de leur enfant.

Je ne conçois pas que ces rencontres se fassent sans les enfants. On parle donc ici de rencontres en duos.     L’enfant saurait que le parent sait.    Cinq ou six duos à la fois.

Habituellement, les réunions de parents en début d’année scolaire donnent lieu à des explications, par l’enseignante, au sujet des règles de vie dans la classe, des devoirs qui seront demandés et des sorties prévues durant l’année. La poutine habituelle, quoi.  Indispensable.

Cela ne me semble pas suffisant pour que le parent qui oeuvre dans un milieu autre que l’éducation puisse véritablement savoir quand s’inquiéter, quand consulter, vers qui se tourner si jamais les hasards de la route se manifestaient, et pour établir un lien d’équipe entre parents et enseignants. Plus tard, au cours de l’année, on se plaindra du peu de participation des parents.

Bien sûr, on sait tous que si quelque chose ne va pas, l’enseignante appellera.   Ne désengageons-nous pas le parent de cette façon?   Encore une fois, l’école est en réaction, plutôt qu’en action.

Je connais une enseignante qui fait un téléphone par soir. Pour signaler à un parent un bon coup de son enfant, des progrès qu’elle a remarqué ou des efforts qu’elle tient à souligner. Ces 5 ou 10 minutes, du lundi au jeudi lui épargnent beaucoup d’énergie en gestion de la discipline de sa classe, dit-elle.  Je la crois. Et quand elle veut rencontrer les parents, ils sont presque tous là. 

Habituellement, pourtant, ne nous le cachons pas,  les enseignants éprouvent de la crainte face aux parents.  Il est vrai que quand le parent antagoniste se présente,
les enseignants ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Il y a le parent  ‘je sais tout’,  celui qui se plaint beaucoup,  celle dont l’attitude est négative,  le parent effacé…  Bref, on aurait tout avantage à apprendre à mieux composer avec eux en en faisant des partenaires, pour le bien de tous.  En parlant franchement avec eux de la réalité scolaire et en les invitant à s’ impliquer davantage.
Il me semble qu’ici aussi, il vaut mieux prévenir que guérir. 

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



C’est le temps de s’inscrire !
                         Guide annuel de L’École branchée – Édition 2009-2010
 
La 8e édition du Guide annuel de L’École branchée – édition 2009-2010 sera publiée en septembre 2009, juste à temps pour le début de la nouvelle année scolaire.
Ce Guide annuel des meilleurs sites Web pour réussir à l’école comprendra le traditionnel répertoire de 500 sites validés par l’ équipe de De Marque.
 Que vous soyez enseignants, parents ou élèves, vous y trouverez des sites qui s’adressent à vous.

En plus, vous pourrez y lire des dossiers thématiques sur les logiciels éducatifs, les tableaux blancs interactifs et les troubles d’apprentissage.
En prime : découvrez comment la technologie change l’école et ne manquez pas notre credo pour une école branchée.
Vous êtes inscrit sur le site www.ecolebranchee.com? Vous recevrez un avis dès que le bon de commande sera disponible.Vous n’êtes pas encore inscrit? Allez vite le faire.L’École branchée est le fruit du travail d’une équipe de pédagogues et de communicateurs qui souhaitent démocratiser l’enseignement pour les parents, tout en faisant la promotion de l’utilisation des technologies à l’école.Chaque numéro se veut un ouvrage de référence pour l’école et la famille d’aujourd’hui.Le magazine l’École branchée est publié par De Marque, une entreprise québécoise spécialisée dans l’édition de contenus et d’applications multimédia en éducation.       Bonne lecture !

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
       450 687-8181



C’est parti !
24 août 2009, 23:23
Filed under: formation, rentrée scolaire | Étiquettes:

J’ai bien failli ne pas écrire aujourd’hui. Mais voilà que je rallume l’ordi et je fais un peu de lumière .  Comme si je craignais de laisser s’échapper quelques souvenirs.
Tout au long du chemin du retour, une impression d’accomplissement.

Devant moi, une trentaine d’enseignants. Ils proviennent d’un peu partout dans la province, et se réunissent pour recevoir quelques formations en ce début d’année scolaire.
Cette année, ils la passeront avec des petits. 3, 4 et 5 ans.   Il m’a fait un grand plaisir de préparer et de leur présenter une formation sur le développement de la motricité fine. 

Surtout, de rencontrer ces éducateurs, qui affichent une telle soif de se développer professionnellement, de donner le meilleur à ces petits.  Des gens motivés, qui s’interrogent, participent, échangent… Plusieurs revenaient  aujourd’hui même de leurs vacances. Je ne saurais dire lesquels.

On le sait, le système scolaire est loin d’être parfait, mais comme il fait bon savoir qu’on trouve encore, dans certains milieux, la qualité essentielle pour enseigner convenablement. Cela s’appelle la passion.
Vous ne la trouverez dans aucune convention collective, rarement dans un C.V. et souvent, on a oublié de vous en parler à l’université.  

À ce sujet , j’ai le goût de ressortir un texte glané un jour sur le site de François Guité:

Pour ceux qui cherchent encore. Qui s’investissent et savent à quel point l’impact qu’ils ont sur les enfants est important.

Et avant d’aller dormir, j’offre aux personnes qui se reconnaîtront, un lien que je leur ai promis aujourd’hui : 

À vous tous, bonne rentrée !

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181