Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Ça n’arrive qu’une fois par année!

Imaginons…

En ce début de 2014, je me permets de partager avec vous ce qui me vient en tête lorsque j’imagine détenir une baguette magique qui me donnerait tous les pouvoirs sur le système éducatif québécois.
Ce n’est pas un petit billet à la va-vite, je vous préviens. Il est bourré d’hyperliens 😉

D’abord, j’imagine les enfants qui commencent leur journée avec leurs enseignants par une séance de yoga, de tai chi ou de kinésiologie éducative.

Avec la natation, voilà l’essentiel des cours d’éducation physique.

Ensuite, question de se réchauffer les méninges,  on pratique la frappe au clavier.  Il n’y a ni crayons ni papier dans cet environnement, alors, il faut bien s’exercer! Ce, dès la 3e année.

Je vous invite à  visiter  ce rêve avec moi.
(NOTE : commencer à visionner à la 7e diapositive, et essayez de ne pas dire WOW!)
Parce que l’environnement dans lequel l’enfant serait fier de se rendre est bien loin des moisissures et de l’air vicié que trop souvent, on lui propose actuellement.

Toutes les communications avec les parents et la communauté se font à partir du portail de l’école. Et pour ce qui est des pupitres,  jetez un coup d’oeil ici     Ce serait intéressant d’avoir de moins en moins recours au Ritalin, à l’aide  de telles initiatives.

Quand vous l’aurez visité, vous aurez le goût d’y enseigner autant que les élèves auront le goût de le fréquenter.

À l’horaire, des matières de base, bien sûr (sauf l’anglais; voir les mercredis)  mais intégrées et significatives, à l’image du milieu, de sa couleur et de ses valeurs. Faire la cuisine ou un jardin, peut-être?

Comme le iPad , le iPod et tous les outils technologiques seraient à l’honneur. Non que la technologie  soit une panacée, mais un moyen actuel d’apprendre et de communiquer. Il va sans dire qu’une éducation aux médias est prévue.

Les enseignants  auraient  un important rôle à jouer au niveau de l’éducation aux médias. Ça presse… Comment trouver des informations, en valider les sources, développer son identité numérique, pour ne nommer que cela.
Toutes les 
applications utiles, dictionnaires et conjugueurs seraient à portée d’un clic.

Chacun pourrait lire , entre autres, ce qu’il s’est fait télécharger sur son iPad, à sa mesure et selon ses intérêts, en étant guidé en cela par les enseignants et à son rythme, à la façon de Yves Nadon. La littérature ‘papier’ n’y serait pas exclue, loin de là, et les budgets consacrés aux manuels scolaires si vite désuets seraient utilisés autrement.  La bibliothèque? N’y en a-t-il pas une, habituellement située tout près? Et puis, il y a les livres en liberté…Chacun en apporte et les fait circuler.

 Le matin, on  projetterait les présentations de la météo et des événements de l’actualité .  

L’ACTUALITÉ !  Voilà de pertinentes situations d’écriture et de lecture. Le vocabulaire, la géographie, les statistiques, la science et j’en passe    Des sites très bien faits se consacrent déjà à donner du sens aux apprentissages.

Il y aurait un horaire continu et les parents y seraient les bienvenus autant que faire se peut et à quelques heures d’avis.  Conciliation travail/ famille…
Les écoles alternatives m’inspirent, à ce sujet.

Et les mercredis… Ah! Les mercredis…  Ce serait journée de sortie éducative ou sportive.  En anglais.  L’occasion de vivre de vraies situations d’apprentissage dans une langue seconde qui s’apprend tellement mieux en immersion.
Les enseignants des autres matières, quant à eux, auraient alors tout le loisir de se concerter, de se ressourcer, de rencontrer des parents, et de parfaire leur formation continue.

Et laissez-moi tranquille avec l’enseignement religieux ou ce qu’on appelle maintenant Culture et Éthique religieuse.  Les enseignants ne sont pas à l’aise avec ça, pour la plupart,  et je crois que la dimension spirituelle des personnes se développe d’abord et avant tout dans la famille.

Les valeurs morales, par exemple, ça, c’est autre chose… Et ça s’enseigne par l’exemple, même à travers des leçons de mathématiques ou en sortie éducative. Avec les parents.
Ce ne sont pas des matières qu’on peut enseigner ‘à part’, encore ici, artificiellement et hors contexte. Les bonnes manières, ça s’acquiert par modélisation.

Les devoirs?   Connais pas.  Les enseignants  recommandent  d’écouter une émission, d’apprendre à cuisiner, ou de jouer à un jeu de société. Et avec leurs parents, quand c’est possible.
Le parent bien outillé saura rendre ces moments riches d’apprentissages.
Le lendemain, que de choses à raconter, par écrit, évidemment.

L’enseignement de l’écriture serait à l’honneur, à travers ces activités. Surtout l’enseignement des stratégies. Pas des mots prescrits et obligatoires qu’on oublie après avoir fait ‘le fameux contrôle de la semaine’. L’enseignement de l’apprendre à apprendre. Comment construire des phrases, enrichir son vocabulaire, préciser sa pensée, développer de bonnes méthodes de travail.

À l’image de l’école Des Coeurs Vaillants et du Centre d’apprentissage du Haut madawaska, ce milieu stimulant conjuguerait le projet en entrepreneurship de la première avec l’approche  utilisée au Cahm pour l’évaluation. Je trouve vraiment génial que la famille élargie et la communauté entière puisse consulter les travaux des élèves sur le site sécurisé de l’école. Pour être signifiantes, les situations d’écriture doivent être publiées. La communication devient facile et les mauvaises surprises lors des évaluations sont évitées, la plupart du temps.

Les élèves différents y trouveraient leur place, aussi, tant que c’est possible. Chacun a un rôle à jouer dans la vie 

Ah, oui, j’oubliais, il y aurait un ou deux chiens gentils…  Quel plaisir de les voir courir avec les enfants, à la récré !

Mais comme Noël ne m’a pas apporté de pouvoirs spéciaux cette année, va falloir retourner à la réalité.  Bonne année!   

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Gens d’éducation, manifestons!

Je vais chez Réno-Dépôt pour acheter un barbecue.
En me dirigeant vers le rayon concerné, je passe devant un présentoir animé par un charmant vendeur qui veut m’intéresser à son nouvel arrivage de boulons inoxydables hi-tech en titanium en spécial à deux pour un cette semaine.

Je ne m’arrête même pas. je vais acheter mon barbecue.

Mais, de retour chez moi, en montant le barbecue, je m’aperçois que les boulons sont de mauvaise qualité et se fendillent au montage.
Je retourne chez Réno-Dépôt. Et je n’ai plus le même regard sur les fameux boulons …

Avant, c’était des objets, des savoirs extérieurs, des éléments de l’inventaire, des connaissances.
Maintenant, ce sont des ressources. Parce que, maintenant, elles ont du sens et répondent à un besoin.

Comme le vendeur, l’enseignant perd son temps à vouloir vendre des savoirs non contextualisés, vendus pour eux-mêmes.

Pour que l’apprentissage puisse commencer, il faut d’abord que les savoirs soient vus comme des ressources par l’élève. Et donc qu’ils aient du sens. Pas « un jour », « plus tard », « quand tu seras au cegep ».

 

Maintenant, avant même de se mettre au travail.


Imaginons maintenant  la situation suivante:

La tâche:
Avec un garde-manger bien garni, nourrir une famille pendant un mois en utilisant tous les aliments.

L’approche traditionnelle, centrée sur la matière:
Le garde-manger comporte 30 tablettes et le mois compte 30 jours. La planification exige donc de vider une tablette par jour. L’avantage, c’est qu’on sait toujours si on est en avance ou en retard sur le programme et qu’on est pratiquement certain de le couvrir au cours de l’étape. L’inconvénient (mais on n’a rien pour rien!), c’est que le jour où c’est la tablette des condiments qui est planifiée, on mangera du ketchup au déjeuner, de la moutarde au dîner et de la mayo au souper. Mais bon, faut ce qu’il faut.
Qui a dit que manger devait être un plaisir?

L’approche réforme:
La planification repose sur des repas équilibrés, dont les ingrédients puisent toujours dans chacune des tablettes. L’inconvénient, c’est que c’est pas mal compliqué de savoir quel pourcentage de matière a été couvert chaque jour. Mais les gens auront conservé le goût de manger et, à la fin du mois, on aura malgré tout vidé le garde-manger.

Et maintenant…

 

Une conductrice et un conducteur sont placés, séparément, devant la même tâche: arriver à l’heure à un rendez-vous dans une ville inconnue, à la topographie tordue et en disposant seulement de vagues indications routières.

L’un comme l’autre, c’est inévitable, continuent tout droit alors qu’il aurait fallu tourner, ou prennent à droite alors que c’est à gauche qu’il aurait fallu virer. Pourtant, la conductrice arrive à l’heure, alors que le conducteur se perd irrémédiablement.

On peut inférer que, devant ce problème, la conductrice a été plus compétente que le conducteur.

D’où lui vient cette compétence plus grande?

Tout simplement de sa capacité à évaluer elle-même sa propre navigation et à prendre conscience qu’elle s’est peut-être trompée. Elle s’arrête dans un dépanneur pour se faire remettre sur la bonne route, tandis que le conducteur s’obstine à essayer de respecter les indications (qu’il a probablement mal notées!).

Dans cet exemple, c’est la capacité métacognitive de la conductrice qui a fait toute la différence.

Il en va de même en apprentissage. Il n’est pas suffisant que l’élève fasse: il faut aussi qu’il réfléchisse à ce qu’il fait. La conscience de la portée et des limites de sa propre compétence fait partie intégrante de la compétence; c’est même une condition essentielle du développement de cette compétence.

Ne pas savoir, mais savoir qu’on ne sait pas, c’est savoir davantage que savoir sans savoir que l’on sait...

J’ai piqué ces exemples chez DISCAS, qui  fut un bureau privé de consultation pédagogique québécois qui oeuvra dans le monde de l’éducation de 1987 à 2006. Pour l’essentiel de ces années, il a été constitué de deux consultants-pédagogues: Jacques Henry et Jocelyne Cormier. Aujourd’hui retraités, ils ont mis fin aux activités professionnelles de DISCAS en juin 2006.

J’ai toujours plaisir à relire leurs écrits, que l’on peut retrouver ici .

Tout ça pour vous inviterà poursuivre une réflexion essentielle, en vous apropriant le Manifeste pour une école compétente.

Manifeste pour une école compétente , dont vous trouverez la source ici, est le résultat de la collaboration de professeurs et professeures en sciences de l’éducation de toutes les universités au Québec, tant francophones qu’anglophones.
Ils y affirment à la fois la nécessité de faire de l’éducation une priorité et le souhait qu’elle continue d’être innovante et créatrice, qu’elle contribue au développement global de tous les élèves et qu’elle soit à l’avant-garde sur le plan international.

Ce manifeste constitue une production à caractère unique dans l’histoire de l’éducation au Québec. 
On en retrouve la version courte ici.

Bien sûr, on peut ne pas s’y intéresser, ne pas en prendre connaissance et ne pas signer.
Mais alors, ne me parlez pas de réforme et d’éducation.

Note: Au moment d’écrire ces lignes, le compte des personnes qui ont signé ce manifeste était de 1210. 
Il est maintenant de 1211. Je vous invite à en faire autant, en vous rendant ici et à venir exprimer en commentaire au bas de cette page, les raisons de votre appui.

Mise à jour du samedi 30 avril, 17h:   1319 votes!    Ça avance 😉

Vous pouvez aussi venir participer à la discussion entourant ce sujet, sur ma page Facebook.
Soyez les bienvenus.

 
Marielle Potvin, orthopédagogue



Un million pendant 25 ans !!

Quelqu’un avait lancé le sujet, récemment, sur Facebook.

Que feriez-vous, avec un tel montant d’argent?   

Dans 25 ans, j’aurai 78 ans.  Bel âge pour prendre sa retraite…
Au moins à temps partiel, en tout cas.

D’ici là, j’ai bien pensé à ce que je ferais.
Ce soir, certaines idées ont fait du chemin.

D’abord, je ne connaissais pas ce principe d’association coopérative appliqué à l’éducation.  J’imagine qu’il s’agit d’une école que les parents peuvent administrer, mais je n’en sais pas plus. Chose certaine, on nous présentait un reportage, ce soir, dans lequel on voyait bien que certains milieux sont dotés des technologies de pointe dans toutes les classes.  
Imaginez… On enseigne même  la musique avec le Ipad!


La bonne nouvelle , c’est qu’à la Commission scolaire Eastern Townships, le taux de décrochage a reculé de plus de 16 points en quatre ans
— de 39,4 % (2004-2005) à 22,7 % (2008-2009).
 
Un beau modèle à suivre.

On ne la voudrait pas trop grande. Plus ou moins 200 élèves, au primaire, me semble bien suffisant. On peut facilement y créer une atmosphère familiale.
  
On y trouverait un ingrédient qui manque tellement, et qui s’appelle la courtoisie. Le savoir-vivre, si vous préférez.  Au-delà des sermons que chaque école  sert à ses élèves au moment d’élaborer un code de vie, et des conséquences qui y sont rattachées, on y enseignerait de façon systématique le civisme.  Les enfants ignorent trop souvent les règles les plus élémentaires du savoir-vivre.

L’apprentissage d
es premiers soins et de la cuisine y auraient une place de choix.  
J’ai souhaité, récemment, que les petits japonais qui ont survécu au tsunami en connaissent quelques bases, et parce que Ricardo a fait tout un esclandre, récemment, en affirmant que les programmes comme celui des Petits Déjeuners pourraient disparaître si on se donnait les moyens d’accompagner les parents qui ont du mal à joindre les deux bouts.

«On n’est pas foutus de nourrir nos enfants», déplore-t-il, ajoutant que le Club des petits déjeuners est un mal nécessaire, «à condition qu’il y ait une solution.»
Il pourrait être plus agréable de cuisiner ensemble que de surveiller les boîtes à dîner, me semble.
Mais d’abord, une école qui accompagne les parents, qui les soutient  et avec lesquels on fait équipe.

Une école où les enseignants ne cessent jamais d’apprendre. Il sont évalués, non sur leur rendement, mais sur leur cheminement.
 
J’imagine une école dans  laquelle on écrit l’avenir, faite pour former des citoyens qui auront des emplois qu’on ne connait pas encore. Des citoyens qui auront eu la chance de développer une grande capacité de créer et ayant un sens critique développé. 
Des citoyens qu’on aura accompagné dans le développement de leur identité numérique et dans leurs compétences à trouver et analyser les informations dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
 
La plus grande place est réservée à l’enseignement des stratégies d’apprentissage. 
N’est-il pas temps de se le demander :  Si la réussite scolaire était aussi, une question de pédagogie ?
 

J’aime bien cette idée, aussi, d’enseigner comment gérer ses sous .  Ça presse !
On est de parfaits illettrés, en ce domaine, même avec diplôme en main.
Vous avez vu le taux d’endettement du Québec?

L’école, comme communauté d’apprentissage et comme apprentissage de ce qu’est la communauté, avec une touche d’entrepreneurship, comme aux Coeurs Vaillants.

Avec des communications intergénérationnelles; on cotoie les petits du CPE , les parents et les personnes âgées.  Avec eux, on fait un jardin, on prend des photos , on lit, on écrit. Parce que l’école, ça devrait être la vie.
 
Les apprentissages se font de multiples façons. Ceux qui se font dans le plaisir auront enfin la valeur qui leur revient.  S’il est nécessaire de s’inscrire à quelques capsules, l’horaire est somme toute flexible. Les gens ne vivent pas tous au même rythme et on ne leur impose pas de le faire.
L’anxiété de performance ferait place à l’absence de notes. C’est pas parce qu’on fait des évaluations que les enfants apprennent plus ou mieux. On tient à jour son portfolio, on le met en ligne et la communauté peut le consulter. Ça se fait déjà au C@HM, où les enfants font paraître des articles dans le journal local. Plutôt que d’imposer des heures de gym, on propose à ceux qui le préfèrent d’aller à la piscine ou de prendre des leçons de tai chi. Les installations municipales sont facilement accessibles pour les élèves. On peut faire une sieste l’après-midi, ou télécharger sur son Ipad ce qu’on a envie de lire.Les classes sont multi-âges, ce qui est un milieu d’apprentissage beaucoup plus naturel. Le programme est construit en fonction de la réalité du milieu et des enfants qui le composent. Et pas le contraire.
On s’envoie des courriels, on tient un blogue. On échange et on partage nos découvertes à l’aide de présentations multimédias.

 

Qui voudrait d’une école qui ne fait que lire le passé?

Tous y sont invités, troubles d’apprentissage ou pas.

Bon, mais je l’ai pas gagné, ce million par année.

 

Demain matin, la réalité m’attend.
 
Marielle Potvin, orthopédagogue
 

 



Pour améliorer mes compétences en anglais !!

Le sujet m’intéresse.

En plus, je vous ai dit que je publierais d’autres vidéos au sujet de ce documentaire.

Faudrait bien que je comprenne comme il faut de quoi il s’agit !

Toutes les conditions nécessaires sont réunies. C’est comme ça que j’améliore ma compréhension de la langue anglaise 😉

Dans celle-ci on voit comment cet enseignant gère l’intimidation, dans sa classe. Comment il leur inculque l’empathie et les aide à développer leurs valeurs humaines.

Dans cette autre, un bel exemple de solidarité de la part des élèves. Remarquez comment M. Kanamori écoute les élèves et comment il tient compte de leurs besoins et de ce qui peut se développer de meilleur en eux. 

Il les aide à développer leur intelligence émotionnelle et tant d’autres valeurs, ce qui en fait pour moi un modèle  des plus inspirants. 

 

 

Je n’aurais pu trouver meilleur sujet, pour mieux apprendre l’anglais.
Pour arriver à vraiment tout comprendre, il me faudra les écouter plusieurs fois.
Aucun problème, J’y apprendrai tellement  plus que du vocabulaire et des expressions… 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 



Voyage en Irlande
17 mars 2011, 21:33
Filed under: plaisir d'apprendre, une école pour la vie | Étiquettes:

  

  

 

Elle se présentait et déballait ses choses: des photos, un chandail, un drapeau, une cassette de musique, ses galettes à l’avoine et… sa patate.

C’est avec celle-ci qu’elle commençait sa présentation.Les enfants se demandaient bien ce qu’elle aurait à raconter, avec sa patate !

 Le voyage pouvait alors comencer…

Elle parlait du champignon qui avait attaqué les récoltes; de la famine, qui avait obligé ses ancêtres à quitter le pays;de la longue et pénible traversée en bateau, pour arriver ici, au Québec, dans l’espoir d’une vie meilleure pour eux et leurs enfants.

Il s’agissait ici des ancêtres de Guillaume, de Camille ou d’Isabelle, des enfants qu’on connaissait, pour vrai !

Un de ceux-ci était d’ailleurs dans notre classe et tout son récit prenait alors une résonnance qu’aucun livre n’aurait pu apporter.Ensuite, elle nous ramenait dans son pays, nous parlait des troupeaux de moutons, des murets de pierres des champs, des briques de tourbe que les gens utilisaient pour se chauffer…

Des motifs sur les chandails tricotés, différents d’une famille à l’autre.
 
Des trèfles aux farfadets, tout y était !

 

 
 

  

 Puis, elle répondait aux questions des enfants.
  
En classe, cet après-midi là, on pouvait presque sentir le climat humide et pluvieux qui règne là-bas. 
  
 Jusqu’à ce que l’arc-en-ciel se dessine, à la fin d’une de ses légendes, qui les avait tant captivés.
 
La rencontre se terminait par un goûter. Elle nous avait préparé ses galettes à l’avoine, et nous les offrait au son de la musique de son pays d’origine.
  
Ce sont, aujourd’hui encore, de merveilleux souvenirs que chaque 17 mars me rappelle.
 
J’ai la conviction qu’il en est de même pour plusieurs de mes élèves.
  
En leur nom et au mien, Madame Slevan-Tremblay, je vous dis merci!
 
Je n’ai pas encore eu l’occasion, dans ma vie, d’aller visiter l’Irlande, mais c’est un peu comme si !
  
 En complément, une animation bien intéressante (en anglais) .

Marielle Potvin, orthopédagogue       

(Merci Frédéric Dufour, pour la photo.  Je te l’ai piquée sur FB ;-)))   

 



Vogue, vogue …

 

Demain, dans le froid de février,  il part avec son papa. En voiture jusqu’à Burlington, Vermont, U.S.A.

De là, ils prendront l’avion pour rejoindre sa mère et ensemble, ramèneront le voilier familial (présentement quelque part aux Antilles)
à son port d’attache,  autour du lac Champlain…

Du haut de ses huit ans, ce petit bonhomme a voyagé plus que la plupart d’entre-nous ne le ferons notre vie durant. Il faut l’entendre parler de la Corse, de la Grèce et de plein d’autres merveilleux endroits, qu’il replace avec facilité sur n’importe quelle carte géographique.

Trois semaines à vivre ensemble en famille, beau temps, mauvais temps.  Surtout du beau temps, en fait, à voir ce diaporama . 🙂  Ouf!

Ça me fait bien sourire d’entendre les réactions de ses enseignants… Il va manquer trois semaines d’école !  Big Deal!   

Voyez-vous, ce petit a la chance (si on peut s’exprimer ainsi) d’être dyslexique. Cette année, donc, il a commencé à s’approprier les aides technologiques adaptées à son état. Il a son ordinateur portable, qu’il utilise en classe tous les jours.

Il s’exerce au Tap’Touche, m’envoie des courriels,  utilise couramment un traitement de textes avec tous ses outils.

Il a, entre autres, sur son bureau, le conjugueur et l’orthographe en ligne.  Avec lui, son Euréka et son Petit expert en conjugaisons et quelques logiciels. Des fois, on n’a pas Internet. Surtout au milieu de l’Atlantique, me dit-il !

Dans ses favoris, une panoplie de sites de lectures et de grammaire. Il me fait parvenir des captures d’écran, en courriel, pour que je voie ce qu’il a fait.  

Bien sûr, il tiendra un journal de bord, version numérique, écrivant chaque jour ce qu’il a appris, ce qu’il a trouvé difficile, et quoi encore…  Sur son blogue, il consignera ses souvenirs de  voyage.

– ‘Le jour où on sera à Ste-Lucie, par exemple, je prends congé.’ 
– Bien sûr!  😉  

Aussi, je leur ai conseillé d’abonner le petit à SuperZapp.   Ses parents et moi,on pourra suivre ses progrès à l’aide du tableau des résultats inclus dans les fonctions de ce site.

Il prendra des photos et à son retour, on écrira des annotations sur chacune d’entre elles, avant de les envoyer par courriel aux amis de sa classe. On va utiliser cette petite application gratuite.  Deux minutes top chrono pour m’approprier toutes ses fonctions, que ça m’a pris.  Il va aimer.

La vie est simple, finalement…  

Dis, petit mousse, si tu reviens ici, par un jour de pluie, regarde ça.  
C’est pour toi. 😉

Allez, on se revoit dans trois semaines…  xox

Marielle Potvin, orthopédagogue



Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous avons les connaissances. Nous avons les modèles, les technologies et le personnel…
Nous avons la motivation et les compétences.   
Nous avons les ressources, l’enthousiasme et  la volonté.

À preuve, cette école . 

Juste pour vous dire que ça existe, juste pour donner espoir. Comme tant d’autres belles initiatives, celle-ci n’est pas assez connue. 
Même en étant bien au fait de ce qui se passe en éducation, il faut chercher, creuser et toujours être à l’affut pour découvrir ces joyaux.

Heureux les enfants qui ont la chance d’être empreints dès leur jeune âge des valeurs qu’une école communautaire et entrepreneuriale peut leur apporter. Ils ont la chance de développer leur potentiel en fonction de la vie. La vraie.

Mon amie Catherine enseigne dans cette école. J’écris le mot ‘amie’ en souriant, parce qu’on ne se connait pas vraiment.  On est amies Twitter, ce qui est déjà un cran de plus qu’être amie Facebook. On échange des ressources, idées et commentaires depuis plusieurs mois. Ça crée des liens bien intéressants.  Malgré la distance, on est en communication pédagogique; ce qui est un cran de plus que ce que vous vivez peut-être dans votre école. 

En 140 caractères, on ne parle pas de la pluie et du beau temps. Direct au but: Connais-tu? As-tu vu? As-Tu lu? On s’entraide.  On s’encourage.  On obtient réponses à nos questions  souvent, par l’intermédiaire de personnes qui les ont vues passer.  Comme une rivière qui coule dont on s’abreuve par petites lampées .

Toujours est-il que Catherine a eu l’occasion de se rendre à Clair, cette année. 

Voici ce qu’elle en garde de souvenirs et d’inspiration:

 

Qu’est-ce qu’on attend pour arrêter d’en rêver ?

Et pour enfin s’en  donner la possibilité?

Marielle Potvin, orthopédagogue