Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous avons les connaissances. Nous avons les modèles, les technologies et le personnel…
Nous avons la motivation et les compétences.   
Nous avons les ressources, l’enthousiasme et  la volonté.

À preuve, cette école . 

Juste pour vous dire que ça existe, juste pour donner espoir. Comme tant d’autres belles initiatives, celle-ci n’est pas assez connue. 
Même en étant bien au fait de ce qui se passe en éducation, il faut chercher, creuser et toujours être à l’affut pour découvrir ces joyaux.

Heureux les enfants qui ont la chance d’être empreints dès leur jeune âge des valeurs qu’une école communautaire et entrepreneuriale peut leur apporter. Ils ont la chance de développer leur potentiel en fonction de la vie. La vraie.

Mon amie Catherine enseigne dans cette école. J’écris le mot ‘amie’ en souriant, parce qu’on ne se connait pas vraiment.  On est amies Twitter, ce qui est déjà un cran de plus qu’être amie Facebook. On échange des ressources, idées et commentaires depuis plusieurs mois. Ça crée des liens bien intéressants.  Malgré la distance, on est en communication pédagogique; ce qui est un cran de plus que ce que vous vivez peut-être dans votre école. 

En 140 caractères, on ne parle pas de la pluie et du beau temps. Direct au but: Connais-tu? As-tu vu? As-Tu lu? On s’entraide.  On s’encourage.  On obtient réponses à nos questions  souvent, par l’intermédiaire de personnes qui les ont vues passer.  Comme une rivière qui coule dont on s’abreuve par petites lampées .

Toujours est-il que Catherine a eu l’occasion de se rendre à Clair, cette année. 

Voici ce qu’elle en garde de souvenirs et d’inspiration:

 

Qu’est-ce qu’on attend pour arrêter d’en rêver ?

Et pour enfin s’en  donner la possibilité?

Marielle Potvin, orthopédagogue

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Zut! Vous l’avez manqué…
23 janvier 2011, 23:23
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Par ce dimanche matin glacial, comme il aurait été bon rester au lit plus longtemps… Mais comme une mordue de quelque loisir,  je me suis levée de bon matin, comme si c’était un jour de semaine et j’ai même un peu grondé ma voiture qui hésitait à démarrer.

Pour tout vous dire, il faisait tellement froid que l’horodateur du stationnement a refusé de  prendre mon argent comptant et m’indiquait qu’il était impossible de lire ma carte Interac.  Qu’à cela ne tienne, je  me dis qu’il fait trop froid pour que quiconque s’amuse à me poser une contravention. On ne comptait que deux voitures dans l’immense stationnement de l’Institut Raymond-Dewar.  M. Morin, qui était venu de la section Outaouaise de l’Aqeta se voyait aussi dans la même situation que moi.   

J’ai vite oublié l’incident puisqu’une fois à l’intérieur, la rencontre qu’ animait Mme José Racicot m’a captivée dès le départ.  Bien que je possède une bonne base en gestion mentale, cette approche est si raffinée que nous en avons toujours à apprendre.

On ne le dira jamais assez, en voulant aider, bien des parents, et même des enseignants, obtiennent des effets contraires. Tout est dans la façon. Si on n’amène pas l’élève à penser par lui-même, en faisant à sa place ou en le guidant un peu trop, on risque d’obtenir l’effet contraire à celui que l’on souhaite. 
 
La pédagogie des gestes mentaux repose sur la prise de conscience que fait l’enfant qu‘il a une pensée et qu’il peut la diriger. Notre rôle consiste alors à lui fournir les moyens pour améliorer sa capacité d’être attentif, de mémoriser, de comprendre, de réfléchir et d’imaginer. Elle le rend donc plus autonome et responsable de ses apprentissages en lui indiquant comment faire, mais surtout en le guidant dans la découverte de ses propres façons de faire. Celles-ci, qui lui sont propres, lui fourniront les clés pour effectuer tous les apprentissages qu’il voudra, dans sa vie.
Ce sont des outils facilement transférables dans tout autre contexte.   

Nous avons vu comment le guider en ce sens. Ce qu’on doit faire, avant d’inciter l’élève à évoquer. Prendre le temps d’installer la mise en projet, lui donner le temps de réfléchir. Savoir que sans évocations, il ne se fait pas d’apprentissage.  Sans mise en projet, il n’y a pas de motivation.  Sans motivation, c’est peine perdue, il ne fera pas d’apprentissages durables.  En français, en résolution de problèmes… ou dans toute autre matière.  

Comme on est tous différents, nos façons d’évoquer pour se rappeller seront différentes aussi.  Le piège qui nous guette alors sera de croire que puisque telle ou telle façon d’évoquer fonctionne pour soi, cela fonctionnera inévitablement pour l’élève aussi. 
Or, ce n ‘est pas le cas. Nous ne devons pas leur imposer notre façon de faire, mais bien les guider vers la découverte de leur propre façon d’apprendre. Ce n’est qu’à cette condition que l’élève pourra par la suite utiliser ses nouvelles habiletés.

 »Prendre conscience des différents fonctionnements mentaux, c’est s’ouvrir à l’intelligence de l’autre. »    C’est beau, non ? 

Je revoyais déjà dans ma tête certains passages de ce que j’avais appris quand je suis arrivée près de ma voiture.

Vous devinez sans doute la suite. On n’est pas tous aussi optimistes que moi.
Comme il a quitté plus tôt que je ne l’ai fait, j’ignore si M. Morin a eu la même surprise…
Zut !  Une contravention de 25$  !!    

Celle-là, vous pouvez être sûr que je vais m’en rappeler  😉

Marielle Potvin, orthopédagogue 



Les rendez-vous de l’AQETA, une série de conférences pour les parents
20 janvier 2011, 18:11
Filed under: orthopédagogie, ressources | Étiquettes: , ,

 
Dans le cadre de ces rendez-vous, je vous invite à assister à la conférence de José Racicot.

Cette orthopédagogue vous offre une belle occasion de vous familiariser avec la pédagogie des gestes mentaux.
 

  

Qu’est-ce que c’est , vous demandez-vous peut-être …
 
Voyons voir : 

apprendre a apprendre Martin est en âge d’apprendre à nager. Il est admis à l’école de natation. « Chers petits, soyez les bienvenus. Ici, vous apprendrez à nager en nageant. Bien entendu, nous n’allons pas perdre notre temps à voir avec chacun ce qu’il devrait faire pour nager. Vous trouverez bien tout seul ! A la fin de l’année, vous devrez atteindre l’autre côté de la piscine en moins de 50 secondes. Les bouées sont interdites. »

Première leçon : tous à l’eau ! Martin boit la tasse mais il arrive à barboter et à se maintenir en surface. Naïma, elle, semble plus douée : elle nage déjà. Il faut dire qu’elle s’est entrainée avant à la maison. Quand à Léo, le voila qui pleure : il ne comprend pas pourquoi il doit rester dans l’eau à battre bêtement des bras et des jambes. Les semaines passent : certains, comme Martin, continuent à barboter. Naïma et ses amis progressent. Léo, lui, ne veut plus rien savoir de l’école de natation.

Voici venu le temps de l’évaluation. Martin échoue car il est arrivé de l’autre côté mais son barbotage ne lui a pas permis d’être dans les temps ! Naïma réussit avec brio. Léo a abandonné. Quant à Maxime, il semble qu’il ne pourra jamais faire plus de 2 mètres sans couler : il n’a toujours pas compris ce qu’il devait faire. Il ne doit pas être bien doué !

Faites maintenant un effort de mémoire : cela ne vous rappelle-t-il pas votre classe de CP ? Avez-vous le souvenir qu’on vous ait un jour expliqué ce que vous deviez faire pour être un bon élève, c’est-à-dire un élève capable d’apprendre et de profiter des leçons ? L’exemple de l’école de natation n’éveille-t-elle pas en vous l’idée que certains enfants pourraient avoir besoin d’apprendre à apprendre.

« Il n’est pas assez sage », « Si seulement il était plus attentif », « Il manque de motivation », « Il fait preuve de mauvaise volonté », « Il n’apprend pas ses leçons », « Il est un peu limité », « Il aura du mal plus tard », « Il ne réfléchit pas assez ».

Et après ? En quoi ces commentaires font-il avancer notre affaire ?

« Il ne sait pas ce qu’il faut faire pour être attentif, mémoriser, comprendre, réflechir, imaginer ». Voilà une réflexion intéressante. Et si tout cela s’apprenait? Et s’il était possible d’améliorer la manière dont nous sommes attentifs, dont nous mémorisons, comprenons, réfléchissons, imaginons?

 Le texte précedent est extrait d’un des meilleurs  sites que je connaisse, traitant de la gestion mentale.  

Vous verrez, c’est passionnant !  

Tous les détails de la conférence de José Racicot  en cliquant ici.

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 



La charrue devant les bœufs
19 décembre 2010, 00:31
Filed under: Non classé | Étiquettes: , , ,

En cette saison,  je me verrais davantage parler ici du traîneau du Père Noël, mais celui-ci se débrouille très bien sans moi.

Je vais donc vous parler de la charrue devant les boeufs. Quel est donc le lien, me demanderez-vous? Bien voilà. Je constate que souvent, c’est ce qu’on fait, quand on enseigne des notions en lien avec l’écriture. Laissez-moi vous expliquer.

Encore cette semaine, une de mes élèves avait un travail à terminer (Vous savez, dans Lexibul, des noms à mettre au pluriel) avant de commencer ce que je lui avais préparé. Toute une page, avec des lunettes, et tout.  Je n’ai rien contre Lexibul, qu’on ne me méprenne pas, c’est juste un cahier d’exercices comme on en trouve dans toutes les classes de 2e année.  La petite exécute à merveille la fin de cette activité, et vivement qu’on passe à autre chose.

Pour la je-ne-sais-combientième-fois, je constate encore et toujours le même phénomène: il s’agit que je lui demande d’écrire un nom au pluriel DANS UNE PHRASE, par la suite, pour que le nom en question ne soit pas accordé, huit fois sur dix.  Pourtant, elle vient de s’exercer, non ? Non. On croit qu’elle a appris. Nuance.

Voyez-vous, en apprentissage, un des phénomènes les plus répandus est l’absence de transfert des dits apprentissages dans d’autres contextes. Ici, la phrase est venue remplacer la page (pourtant si bien réussie) du cahier d’exercices.  Comment peut-on expliquer ce fait, si fréquemment observé par les enseignants, que le lien ne soit pas fait de l’une à l’autre ?

Ça m’a pris du temps, mais je peux affirmer maintenant que les apprentissages ne se font qu’à partir de deux sentiments: le goût et le besoin.
Que ce soit le goût d’écrire correctement parce qu’on  sera lu, ou publié, ou encore le besoin de bien présenter l’objet de notre communication, le besoin  d’apprendre, de comprendre et d’avancer, toutes ces motivations sont et sont seulement les vraies bases de l’ apprentissage durable.

Souvenez-vous de la dernière chose que vous avez apprise. Dans le domaine que vous voulez. Le goût ou le besoin. Y a que ça de vrai.

On est loin des réponses courantes que fournit l’élève quand il  nous explique pourquoi il tente d’écrire correctement ; pour avoir une bonne note, pour obtenir un beau bulletin, pour que mes parents soient fiers, que la maîtresse soit contente,  pour  passer mon année, pour que j’aille au secondaire, pour avoir un bon job dans vingt ans, alouette !!!   Presque jamais parce qu’il avait le goût ou le besoin d’apprendre.

Comme on devient forgeron en forgeant, c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. Et qu’on en développe le plaisir.

Me croiriez-vous si certains jours, quand je demande à un élève ce qu’il a écrit récemment, il me répond qu’il n’a que transcrit des devoirs dans son agenda?

Bien sûr, il a écrit autre chose; il a fait une dictée, rempli des pages de cahiers d’exercices. Nous revoilà dans la logique de production plutôt que dans une véritable logique d’apprentissage. On est loin de lui inculquer comment sa pensée s’organise avant que ne s’organise sa phrase ou son récit,  puisque les phrases données en dictée sont déjà construites. Nul besoin pour l’élève d’articuler sa pensée, de construire sa phrase au complet dans sa tête AVANT de l’écrire, de l’améliorer, de l’enrichir, pour ensuite l’écrire et  la relire,  douter, vérifier, apprendre et partager.

Nulle occasion, devrais-je dire.

Doit-on ensuite se surprendre que peu d’entre-eux n’arrivent, plus tard, à élaborer des textes le moindrement structurés, même à la fin du secondaire ?  Je partage avec vous l’observation suivante: les enfants n’écrivent nettement pas assez, à l’école.  Serait-ce parce qu’on se croit obligés de tout corriger, contrôler, décider des mots à utiliser ?

Et puis, il arrive tellement de choses, on a tellement de « matériel à écriture » rien qu’avec la vie de la classe.

Par exemple, combien d’élèves ont eu l’occasion de compiler les denrées qui ont été déposées dans les boîtes dédiées aux paniers de Noël ? En faire la liste aurait donné bien des occasions d’écrire des noms au pluriel. Non. On écrit ce qui est prévu par les maisons d’éditions.

Je ne donnerai que cet exemple. Mais me semble qu’il y aurait lieu de proposer des situations d’apprentissages tellement plus signifiantes, tellement plus souvent. Par la suite, bien sûr, on réactiverait ces nouvelles connaissances par la pratique, si nécessaire à l’intégration des apprentissages. Mais la pratique viendrait donc après. Et les boeufs retrouveraient la place qui leur revient.

En rappel , cette vidéo qui nous en dit long sur le processus d’apprentissage de l’écriture:

Un merci spécial à tous ceux qui y ont contribué.


Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



L’anxiété, un obstacle à l’ apprentissage de mon enfant
22 novembre 2010, 17:50
Filed under: formation, ressources | Étiquettes: ,

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Ce rendez-vous me semble assez pertinent pour que je vous en fasse part.
Dans ma pratique, je rencontre régulièrement des enfants dont le stress de performance est tel qu’ils ne produisent leur plein rendement qu’en dehors des situations d’évaluations. Aussi, chez certains, cette anxiété est généralisée et mue par le désir de bien faire, au point où ils en sont parfois paralysés; le risque de se tromper prenant le dessus sur tout le reste.

C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer pour les parents qui se sentent concernés, mais aussi pour les enseignants et autres intervenants en éducation.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Les chemins de la connaissance
18 août 2010, 21:10
Filed under: écriture, ressources, une école pour la vie | Étiquettes:

C’était un samedi comme les autres.

Quelques élèves qui venaient me voir dans le but d’améliorer leurs compétences en écriture.  Jusque là, rien de bien particulier.

Je commence donc la leçon en les prévenant. Ne vous en faites pas, leur dis-je, il n’y aura ni cahier d’exercices ni feuilles à compléter.

Voilà qui était déjà mieux. Je pouvais constater, jusque dans leur posture, que ce ne serait pas si douloureux…

Avant de les inviter à un ordinateur, il ont eu ma parole qu’ils sauraient ensuite se débrouiller pour écrire tout ce qu’ils voudraient.
Ils ne sauraient pas tout, mais ils sauraient comment tout savoir. Voilà qu’ils étaient intrigués bien plus encore…

Je commence donc en m’informant de ce qu’ils connaissaient, en lien avec certaines habiletés de base : sauvegarder un site dans ses favoris, en faire des dossiers ou créer des raccourcis sur le bureau… Des petites choses comme ça, projetées au TBI.   Le premier vingt  minutes était déjà écoulé. Des élèves de 3e cycle du primaire.
Ils venaient de cesser de vérifier l’heure .

Je poursuis en les installant  à un ordinateur pour  leur permettre de pratiquer leurs nouveaux acquis.

On simule donc des phrases à écrire, toutes plus farfelues les unes que les autres. Je n’y vais pas de main morte avec un vocabulaire assez relevé. Qu’importe, ils venaient de découvrir la merveille des merveilles :   Les aides à  l’écriture en ligne.

Nous n’avons pas vu le temps passer. Le conjugueur, les dictionnaires, le plaisir de découvrir Bon Patron…

Ce ne sont que de simples outils accessibles à tous, facilement et gratuitement.  Jamais entendu parler à l’école.
Pas plus que de la Bibliothèque virtuelle de Allô prof .
Les dictées virtuelles pour s’exercer ?     Connais pas .
Des exercices interactifs ?    Non plus…

Ben voyons !

Tout à coup, une impression de clandestinité flottait dans l’air,  je sais pas, quelque chose comme si on défiait un interdit… Les élèves m’ont clairement demandés si je le dirais à leur prof… parce que si leur prof savait… pas sûr qu’il serait content.   Tiens donc .

On a fait des phrases, pour vous dire la vérité, sur ce que leur prof dirait ;-)))

N’empêche. Va-t-elle persister encore longtemps, cette culture qui nie de grands pans de la réalité des natifs du numérique ?  Je les ai invités à en parler à leurs enseignants. Peut-être ne seraient-ils pas si contrariés, finalement. Du moins, seraient-ils ouverts à explorer et considérer ces nouveaux outils.  À les diffuser, dans le meilleur des cas.

Un élève qui produit un texte en sciences, peut-il se centrer sur les informations qu’il a à écrire et utiliser les correcteurs?
Personnellement, je n’y vois aucune objection. Ni pour aucune autre matière d’ailleurs.  Ils auront beau utiliser tous les correcteurs du monde, cela ne créera pas une production écrite à leur place. Ce sont les idées, la communication et l’expression d’une personne, qu’on traduit en texte,  pas celles de la machine.

D’ailleurs, il s’agit de s’approprier ces aides pour réaliser qu’ils font apprendre, justement. La mémoire est ainsi faite que lorsqu’on cherche une information, que ce soit pour la deuxième ou la quinzième fois, c’est selon, on l’imprime pour de bon.

Si ces outils peuvent encourager les apprentis rédacteurs à rédiger, ils les feront du même coup apprendre.
Quiconque croit le contraire entretient des préjugés qui gardent les élèves dans un illettrisme dont ils lui tiendront rigueur, inévitablement.

Trois heures ont ainsi passé. Déjà !!!  Se sont-ils exclamés 😉

Leur restait beaucoup à apprendre.  Mais ils connaissaient le chemin. N’est-ce pas ce que nous devons leur montrer, le chemin ?

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Échanges culturels
11 août 2010, 23:16
Filed under: écriture, ressources | Étiquettes: ,

La journée s’est déroulée sous le signe des échanges culturels, aujourd’hui.

D’abord, nous avons reçu la visite d’une nouvelle enseignante.

Question de voir de quoi étaient faits nos journées, au Centre d’apprentissage, Émilie est venue passer la journée avec nous.
Merci pour cette belle journée, Émilie. Les enfants ont bien apprécié ton aide et ta présence.

À  l’heure du diner, j’écoutais les enfants parler de leurs émissions préférées.  Il existe une nouvelle chaine, dont j’ignorais (ou a peu près) l’existence: Yoopa!

J’aimerais bien recevoir vos commentaires au sujet des émissions présentées à cette chaîne.

Il faut se rappeler que regarder la télé n’est pas un jeu d’enfant. Des études récentes démontrent que celle-ci peut même nuire au développement des touts-petits.

«C’est une période cruciale pour le développement de l’enfant. À cet âge, le cerveau se développe de façon exponentielle et l’enfant développe des habitudes comportementales et intellectuelles qui le suivront toute sa vie.» C’est ainsi que s’exprime Mme Linda Pagani, auteur principale d’une de ces études, publiée dans la revue scientifique Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

À lire, aussi , cet article complémentaire.   La modération aurait donc, ici aussi, bien meilleur gout 😉

Une autre ressource  intéressante est le guide   « Mon enfant devant l’écran «  , qui s’adresse aux parents et aux accompagnateurs des jeunes de 8 à 12 ans exposés à toutes sources d’images en mouvement.
Il prône l’établissement d’une saine communication entre les enfants et les adultes, en proposant une approche basée sur l’accompagnement de ces derniers. (Document en PDF, qui peut prendre quelques instants à télécharger)  Produit par la Régie du Cinéma du Québec.

Comme activité d’écriture, les enfants ont tous construit une phrase concernant leur émission préférée. J’aurai l’occasion d’élaborer davantage avec eux lors d’une prochaine rencontre, de façon à les faire réfléchir… et écrire sur le sujet .

Comme convenu, nous nous sommes rendus ensuite porter l’invitation à la garderie d’en face.   Ça nous a fait prendre l’air et la coordonnatrice nous a réservé un accueil très gentil. On attend donc la suite des choses, à savoir si nous aurons l’occasion de faire la lecture aux plus petits la semaine prochaine.

En attendant, on lit, on lit …

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com