Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


La chouette effarouchée
27 novembre 2010, 23:47
Filed under: médias sociaux | Mots-clefs:

Je savais bien que c’était risqué.

À statut précaire, toute nouvelle dans l’enseignement, et a dû se poser dans un nouveau décor, au climat plus froid que prévu.

Elle doit s’y adapter, une brindille à la fois, en attendant d’y trouver (espère-t-elle) une quelconque protection.

D’abord occupée à faire connaissance avec la culture de ce milieu, elle dispose de bien peu de temps  pour échanger avec l’extérieur. Cette crainte qu’elle entend siffler comme un vent frisquet entre les branches ne laisse pour elle présager rien de bien réconfortant.  Vaut mieux pour elle se contenter de faire son nid rapidement, et faire connaissance avec les oisillons qu’on lui a confié.
Qu’importe si c’est la première fois, le nid tiendra comme il tiendra.

Vous l’aurez deviné, l’oiseau s’est envolé.

Invoquant que les hiboux (lisez conseillers pédagogiques)  viendront lui porter secours (d’ici quelques semaines), elle préfère ne rien risquer.

S’il fallait que ses moyens de camouflage ne trompent personne et qu’on découvre sa situation …

Non. Rien ne saurait l’apprivoiser.

La forêt des médias sociaux recèle de tels dangers !!  En tous cas, la peur règne…

Moi qui perçoit maintenant comme  normal de m’exprimer ici, de me questionner, d’échanger, de partager, d’apprendre et de communiquer, elle me laisse étonnée de constater qu’ils s’agit encore pour certains d’oiseaux de mauvais augure.
J’ai donc pu mesurer toute la distance qui la sépare de la liberté.  Puisse-t-elle un jour, aussi, en profiter.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Chouette rencontre ;-)
15 novembre 2010, 21:49
Filed under: formation, orthopédagogie, ressources | Mots-clefs:

Elle est arrivée, comme convenu, et même un peu en avance…
Ni elle ni moi ne savions à quoi (ou plutôt à qui) s’attendre.  En moins de deux, la glace fut brisée et on jasait comme si on s’était vues la veille.

Tant de questions… si peu de temps!   Tout à coup, tout paraît si naturel.
Une espèce de compagnonnage entre une débutante et une orthopédagogue plus expérimentée.

Je me rends compte, de plus en plus, que ce genre de mentorat est à peu près inexistant. Ce qui arrive, quand on est nouveau dans la profession, qu’on est à statut précaire
ou simplement en suppléance, c’est qu’on n’ose surtout pas exprimer nos difficultés, nos faiblesses, nos incertitudes. Il est déjà assez difficile de faire sa place, on va pas confier qu’on a des problèmes!

Alors on vit de l’isolement, on tente de se fondre dans la culture ambiante et de développer un sentiment d’appartenance. On met beaucoup d’énergie à maintenir une image, sur l’air d’être en contrôle…

Parfois, on est si fragile qu’on tente d’utiliser les moyens qu’on observe autour de soi, même si au départ, on s’était bien promis de ne jamais en arriver là.  Il en faut peu pour se faire happer, mettre les œillères qui dans certains cas, ne seront retirées qu’à la retraite, et encore !  Et voilà que se développe une incohérence entre l’enthousiasme de nos débuts et ce qu’on se regarde faire, jour après jour.

N’y aurait-il pas lieu d’instaurer un système de mentorat qui soit extérieur au milieu scolaire, un lieu d’échanges entre nouveaux dans la profession, une ressource accessible et disponible?

Il va bien falloir faire quelque chose.  Plus de 20% des nouveaux enseignants délaissent la profession dans le premier cinq ans. Très souvent, parmi les meilleurs effectifs.

Confrontés à des situations pour lesquelles ils ont si peu été préparés, engagés dans les milieux et les classes les moins convoités de tous, ils arrivent dans la profession en ayant, bien souvent, les conditions les plus difficiles.

Laisserait-on un jeune interne seul à l’urgence d’un hôpital?  Bien sûr que non.
C’est pourtant ce qui arrive en milieu scolaire, les enseignants expérimentés ayant la possibilité de choisir en premier les postes les plus alléchants.
Lisez comment Ma Chouette se retrouve dans une situation où elle est isolée et presque sans ressource.

Ça ne peut plus durer comme ça.

Moi, je vais dormir là-dessus…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com



Chouettes chroniques #4 (réponse)
12 novembre 2010, 13:28
Filed under: formation, orthopédagogie | Mots-clefs:

J’ai attendu d’avoir une petite heure devant moi. Voilà qui est fait. Je reproduis, par souci de cohérence, le dernier envoi de Ma Chouette, à travers lequel j’intégrerai mes réponses.

Le mieux que je puisse faire, selon moi, est de publier à nouveau certains passages des chroniques #3,  pour lesquels, n’ayant toujours pas eu de réponse, je ne peux aller de l’avant.
Je poursuivrai en répondant au mieux aux #4 par la même occasion.

Chroniques # 3:

1.As-tu accès à un ou à des ordinateurs, à Internet, combien d’enfants vois-tu à la fois, de quels niveaux, quelles sont leurs difficultés ?
Voilà des questions auxquelles tu peux répondre pour me mettre sur la piste.
L’ essentiel, pour l’instant, est d’apprendre à les connaître. Que sais-tu d’eux? De leurs intérêts, de leurs goûts?
Je n’en sais toujours rien…
2.Tu peux les faire écrire, leur faire décrire leur personnalité, leurs intérêts et faire lire leurs productions entre eux. Une activité comme celle-là te permet de les connaître et d’observer leurs forces et leurs faiblesses.  Vois-tu, une activité d’écriture comme celle-là, numérisée à mon attention, me permettrait de jeter un coup d’oeil; et je pourrais te faire des recommandations concrètes. Je ne sais pas si tu désires aller de l’avant avec cette formule.  L’élève ne saurait pas qu’il est en situation d’évaluation, ce qui est idéal…
3.Tu pars d’une banque de mots, par exemple. Tu peux par la même occasion travailler les classes de mots, la structure de phrase, les accords, et quoi encore.Aussi, apprends-leur à se repérer dans un dictionnaire Euréka, par exemple, ou dans Le Petit Expert en conjugaisons.
Je n’ai pas reçu d’écho… Tu connais et utilises ces outils ou tu veux que je t’envoie les références?  Tu en préfères d’autres ?  L’essentiel, pour moi, est de savoir quels moyens tu comptes prendre pour aider les élèves à développer leur autonomie et leur engagement dans leurs apprentissages.
4.Apprends-leur comment mémoriser les mots, une fois qu’ils les ont trouvés. Apprends-leur à apprendre. Je t’enseignerai à utiliser la gestion mentale, avec eux.
Je ne sais pas encore jusqu’à quel point la gestion mentale t’es familière. Pose des questions, si tu en as 😉

5.Secundo, prépare des documents de consignations de tes interventions et de communications entre toi et les enseignants, entre toi et les parents.
Ne travaille pas en vase clos, tu trimerais pour rien.  Bâtis des ponts. Ne néglige pas les communications. Bâtis la confiance.
Ton travail n’en sera que plus efficient.

Tu aimerais recevoir des documents qui te feraient gagner du temps, concernant cet aspect?  Tu ne me dis rien au sujet des moyens que tu prends pour communiquer avec les parents et avec les autres intervenants. Il est essentiel que ton temps et ton énergie soient bien gérés, à ce sujet. Sinon, ce pourrait être un gouffre qui te draine…

….Des détails que je ne comprends pas dans les notes consignées dans certains dossiers. Et d’autres questions encore qui pourront peut-être être résolues par la conseillère pédagogique assignée à mon réseau : matériel et autres outils de travail à ma disposition.

Tu dis avoir pris connaissance des dossiers des élèves. Quels sont donc ces mots que tu ne comprends pas?
Je pourrai te les expliquer et te donner des sources d’informations directement sur Internet.  Il y aura des centaines de ressources à ta disposition, mais aucune ne te sera utile si tu n’as pas d’abord fait connaissance avec tes élèves.


6.Et  si tu jetais un coup d’oeil à mes signets favoris… Tu sais où les trouver ?
Ces deux questions sont restées sans réponse.
Sur la page d’accueil de mon blogue, clique sur « Mes signets Del.icio.us
Il y a là près de 700 signets pédagogiques, tous classés par mots-clés, qui pourront t’apporter informations et ressources .  Tu me reviens là-dessus ?

Voilà pour les chroniques #3.

On  y  va avec les #4 ?

Dans la mesure du possible, je suis prête. C’est-à-dire qu’avec le très peu de matériel à ma disposition (les armoires de mon minuscule bureau sont remplies de matériel plus ou moins désuets et mal classé) j’ai réussi à planifier une semaine d’activités pour toutes les rencontres prévues à l’horaire hebdomadaire.
Ah, ces planifications… J’espère seulement qu’elles ne soient pas un carcan qui t’empêche de voir les besoins, au jour le jour, de tes élèves.  En les faisant écrire, en les faisant lire, tu découvrirais les difficultés au fur et à mesure. C’est l’approche que je privilégie, personnellement, et il est maintenant bien rare que je planifie.
On accorde trop d’importance à cet aspect, à mon avis. Mais c’est comme tu veux.
Donne-toi du temps pour développer ton intuition. Elle te servira énormément.

Quand je parle de leur faire écrire, j’exclue évidemment tout cahier d’exercices ou activité photocopiée, on s’entend ?
…Je participerai aussi à des rencontres d’entraide pour orthopédagogues. (Ceci porte un terme plus exact, mais j’ai laissé cette note dans à mon bureau…!)
Somme toute, j’ai l’impression que ça augure déjà mieux que je le redoutais.
Mon seul bémol pour l’instant : j’arrive au moment où les formations sont commencées, et je ne pourrai pas intégrer les groupes après la première séance de formation.
Ça, c’est un bout que je n’ai jamais compris… Comme si tu ne pouvais te réapproprier la partie que tu as manquée… C’est quoi, une rencontre ? Deux, peut-être…?
Comment ils appellent, ça, de l’entraide pour orthopédagogues ? Personne ne pourrait te mettre au parfum ?

…Vocabulaire et jargon du métier:
Ici,  mon rôle est de te montrer le chemin, et non de te donner les réponses…
Dans les chroniques #3, en point 6, je te fais part d’une ressource pour trouver à peu près tout ce dont tu as besoin à ce sujet.
J’attends un suivi de ta part pour te fournir davantage d’informations.
Apprendre à pêcher te sera bien plus utile que si je te donne le poisson 😉

…J’ai besoin d’idée d’activité pour travailler :
• la motricité fine et globale
• la mémorisation
• l’attention et la concentration (on m’a parler d’un volume intitulé «Attention mes yeux!» Qu’en penses-tu?
• l’orientation spatiale
• la conscience phonologique
Même réponse.
J’imagine que tu travailles au préscolaire ou au 1er cycle, mais je n’en sais toujours rien

…J’aimerais savoir :
• comment travailler avec DÉDAL;
D.É.D.A.L nécessite une formation d’au moins une journée complète et pas mal de travaux pratiques.
Trop long et fastidieux pour le moment dans le cadre de la tâche que tu dois accomplir. Tu passerais

environ 12 heures à n’évaluer qu’un seul élève…
En vois-tu plusieurs à la fois, comme je j’assume que c’est le cas ?

…J’ ai déjà WordQ , (tu sais à quelle clientèle il est réservé ? Je peux te proposer une cyberformation à ce sujet)  et un autre logiciel. Lequel ?
J’ai hâte de voir si le budget permettra l’achat d’autres logiciels. (…)
Mais avant tout, je pense qu’il faut retenir que mes besoins les plus criants se situent davantage au niveau du dépistage et de l’intervention que dans le matériel à me procurer.

Pour terminer, permets-moi d’y aller avec mes tripes…
Je sens beaucoup de pression à constater que je me retrouve au centre d’un débat qui n’est pas encore le mien.
Même que ça me heurte de lire les suites de commentaires enflammés sur ton blog.
Je ne me sens pas très à l’aise sur la chaise que j’occupe en ce moment pour endosser ce débat que mon expérience actuelle suscite.
Je comprends. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
En fait,  je comprends que tu n’as pas l’habitude des médias sociaux.  Tu verras, cependant, que de te prêter à ce jeu te vaudra bien des fois l’ inconfort qu’il te procure actuellement. Libre à toi de faire marche arrière à tout moment. Je respecterai ce choix. Promis.
Déjà,  en commentaires,  on salue ton courage et ta détermination.
Tu n’en seras que grandie et plus outillée. Rester isolée, dans ta situation, reviendrait à admettre que tu acceptes de ne  faire que le minimum. On sent bien que tu veux davantage, et c’est tout à ton honneur. D’autre part, tu n’es aucunement responsable des commentaires qui apparaissent, ici ou ailleurs, au sujet de nos échanges.

…Et je voudrais, si c’est possible, préciser que je n’émettrai aucune opinion, ni pour, ni contre, sur quelle question qu’elle soit, tant que je serai sous le couvert de l’anonymat.
En somme, je tiens à préciser que ce qui m’a amenée à prendre contact avec toi tient directement d’une démarche d’apprentissages bien davantage qu’un désir d’expression sur des questions d’ordre politique.

Pour terminer, je ne pense pas être en mesure de maintenir ce rythme dans nos échanges.

Si je peux me permettre… Essaie de t’en tenir à me donner les informations demandées, pour le moment.
Il y a risque de s’éparpiller, présentement.
Allons-y avec ce que l’on a et avançons un pas à la fois. Ne tente pas de tout apprendre d’un seul coup.

Aie confiance, je ne dévoilerai jamais ton identité.      Même sous la torture 😉      Il en va aussi de ma crédibilité.
Je suis là pour toi. Un pas à la fois.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com




Chouettes chroniques #1
4 novembre 2010, 22:14
Filed under: formation, orthopédagogie, ressources | Mots-clefs:

Ce billet sera le premier d’une série. Nul ne sait où il nous mènera, ni combien il y en aura.
Je réfléchissais justement à toutes ces missives que je reçois et je me demandais comment faire profiter plus de gens des réponses que je faisais parvenir,quand celle-ci m’est arrivée, d’une personne que je nommerai « ma chouette », en humble clin d’oeil à Daniel Leblanc, journaliste  du Globe and Mail qui a engendré la Commission Gomery, qui a révélé le Scandale des Commandites au Canada. Il prenait ses informations de «Ma Chouette» (comme il l’a nommée dans le livre qu’il a écrit, relatant son enquête), une source anonyme.

Je ne révèlerai donc pas d’où me proviennent ces courriels, à la suite d’une entente avec la personne concernée.
Sachez seulement que je ne la connaissais nullement auparavant, que je ne sais d’elle que ce qu’elle me révèle et qu’elle n’est pas la seule à vivre ce genre de situation.
C’en était bien assez pour que je fasse le saut.
Bonne lecture!

Je suis enseignante au primaire, et je viens d’accepter un remplacement en orthopédagogie.

Je pense peut-être deviner votre réaction, étant donné la lecture que j’ai fait de plusieurs de vos billets publiés sur votre blogue professionnel.

Je ne suis aucunement formée dans ce domaine, domaine qui m’attire pourtant.

Mes connaissances sur les difficultés d’apprentissage (dysphasie, dyslexie, dyspraxie, etc.), leur dépistage et les interventions possibles sont sommaires.

Et ma force, en ce moment, réside en ma détermination, ma curiosité et ma soif de savoir.

Je vous écris aujourd’hui pour vous demander conseil.

Ne serait-ce qu’un mot d’encouragement…

J’ai encore quelques jours pour me préparer.

Jusqu’à maintenant, j’ai lu sur le sujet de la profession.

Demain, j’irai au ***** pour faire de la recherche documentaire (livres, trousses et matériel pédagogique, outils technologiques, etc.).

Suis-je sur la bonne voie, à votre avis?

Que me recommanderiez-vous?

D’un point de vue éthique, je ne me sens pas en mesure de poser des diagnostiques de quelque nature que ce soit.

À quoi devrais-je m’en tenir, tout en ayant un impact maximal dans mes interventions auprès des élèves?

Je suppose votre horaire des plus occupé.

Aussi, je vous remercie de prendre connaissance de mon humble requête.

Au grand plaisir de vous lire,

Ma chouette

OUF!  Comment des situations semblables peuvent-elles se produire ?
Je sais bien. Nous vivons actuellement une pénurie d’orthopédagogues, au Québec. Reste que demander à une jeune enseignante de remplir les fonctions d’orthopédagogue, à pied levé, ressemble à un mépris de la profession. Soit on veut conserver une image à l’effet que les élèves reçoivent des services, soit on considère l’orthopédagogue comme un simple répétiteur…
Bon.  Cette enseignante, laissée à elle-même, aurait au moins bénéficié de l’aide d’une orthopédagogue plus expérimentée, dans sa CS, mais ça ne semble pas être une option, puisqu’elle se tourne vers moi.  Lui refuser mon aide n’est donc pas une option pour moi non plus.
Alors voici ma première réponse:

Tu me demandes un mot d’encouragement, alors le voici: Courage.
Ceci étant réglé, j’ignore comment je pourrai te venir en aide, mais je vais tenter de le faire.
Il est tout à ton honneur d’avoir pris le temps de te documenter, mais en quelques jours, ce ne sera évidemment pas possible de combler ce qu’un cours de quatre années universitaires t’aurait apporté. Bien que…  Alors on ne passera pas par quatre chemins.

J’observe que la qualité de ton français écrit est impeccable. Très bon point pour toi. Ensuite, la démarche que tu fais me laisse croire que tu veux apprendre.  Tu sembles avoir le souci de donner un service professionnel , malgré qu’on t’aie parachuté de si brutale façon dans la profession. Tout cela influence ma décision. Retrousse tes manches, on a du pain sur la planche.  Je te souhaite de disposer de beaucoup de temps. Pas nécessairement pour lire. Mais pour réfléchir.

D’entrée de jeu, je vais défaire une de tes croyances: tu n’auras pas, enfin pas pour un temps, de diagnostic à poser. On va se limiter à ce que tu peux faire, en toute légalité. Ce n’est pas parce que tu occupes un poste d’orthopédagogue que tu en deviens une par magie. Alors ne te préoccupe pas de cet aspect. Au fur et à mesure que tu me parleras de tes élèves, je te guiderai.

À suivre…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
source de l’image :
bhmag.fr