Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Ça n’arrive qu’une fois par année!

Imaginons…

En ce début de 2014, je me permets de partager avec vous ce qui me vient en tête lorsque j’imagine détenir une baguette magique qui me donnerait tous les pouvoirs sur le système éducatif québécois.
Ce n’est pas un petit billet à la va-vite, je vous préviens. Il est bourré d’hyperliens 😉

D’abord, j’imagine les enfants qui commencent leur journée avec leurs enseignants par une séance de yoga, de tai chi ou de kinésiologie éducative.

Avec la natation, voilà l’essentiel des cours d’éducation physique.

Ensuite, question de se réchauffer les méninges,  on pratique la frappe au clavier.  Il n’y a ni crayons ni papier dans cet environnement, alors, il faut bien s’exercer! Ce, dès la 3e année.

Je vous invite à  visiter  ce rêve avec moi.
(NOTE : commencer à visionner à la 7e diapositive, et essayez de ne pas dire WOW!)
Parce que l’environnement dans lequel l’enfant serait fier de se rendre est bien loin des moisissures et de l’air vicié que trop souvent, on lui propose actuellement.

Toutes les communications avec les parents et la communauté se font à partir du portail de l’école. Et pour ce qui est des pupitres,  jetez un coup d’oeil ici     Ce serait intéressant d’avoir de moins en moins recours au Ritalin, à l’aide  de telles initiatives.

Quand vous l’aurez visité, vous aurez le goût d’y enseigner autant que les élèves auront le goût de le fréquenter.

À l’horaire, des matières de base, bien sûr (sauf l’anglais; voir les mercredis)  mais intégrées et significatives, à l’image du milieu, de sa couleur et de ses valeurs. Faire la cuisine ou un jardin, peut-être?

Comme le iPad , le iPod et tous les outils technologiques seraient à l’honneur. Non que la technologie  soit une panacée, mais un moyen actuel d’apprendre et de communiquer. Il va sans dire qu’une éducation aux médias est prévue.

Les enseignants  auraient  un important rôle à jouer au niveau de l’éducation aux médias. Ça presse… Comment trouver des informations, en valider les sources, développer son identité numérique, pour ne nommer que cela.
Toutes les 
applications utiles, dictionnaires et conjugueurs seraient à portée d’un clic.

Chacun pourrait lire , entre autres, ce qu’il s’est fait télécharger sur son iPad, à sa mesure et selon ses intérêts, en étant guidé en cela par les enseignants et à son rythme, à la façon de Yves Nadon. La littérature ‘papier’ n’y serait pas exclue, loin de là, et les budgets consacrés aux manuels scolaires si vite désuets seraient utilisés autrement.  La bibliothèque? N’y en a-t-il pas une, habituellement située tout près? Et puis, il y a les livres en liberté…Chacun en apporte et les fait circuler.

 Le matin, on  projetterait les présentations de la météo et des événements de l’actualité .  

L’ACTUALITÉ !  Voilà de pertinentes situations d’écriture et de lecture. Le vocabulaire, la géographie, les statistiques, la science et j’en passe    Des sites très bien faits se consacrent déjà à donner du sens aux apprentissages.

Il y aurait un horaire continu et les parents y seraient les bienvenus autant que faire se peut et à quelques heures d’avis.  Conciliation travail/ famille…
Les écoles alternatives m’inspirent, à ce sujet.

Et les mercredis… Ah! Les mercredis…  Ce serait journée de sortie éducative ou sportive.  En anglais.  L’occasion de vivre de vraies situations d’apprentissage dans une langue seconde qui s’apprend tellement mieux en immersion.
Les enseignants des autres matières, quant à eux, auraient alors tout le loisir de se concerter, de se ressourcer, de rencontrer des parents, et de parfaire leur formation continue.

Et laissez-moi tranquille avec l’enseignement religieux ou ce qu’on appelle maintenant Culture et Éthique religieuse.  Les enseignants ne sont pas à l’aise avec ça, pour la plupart,  et je crois que la dimension spirituelle des personnes se développe d’abord et avant tout dans la famille.

Les valeurs morales, par exemple, ça, c’est autre chose… Et ça s’enseigne par l’exemple, même à travers des leçons de mathématiques ou en sortie éducative. Avec les parents.
Ce ne sont pas des matières qu’on peut enseigner ‘à part’, encore ici, artificiellement et hors contexte. Les bonnes manières, ça s’acquiert par modélisation.

Les devoirs?   Connais pas.  Les enseignants  recommandent  d’écouter une émission, d’apprendre à cuisiner, ou de jouer à un jeu de société. Et avec leurs parents, quand c’est possible.
Le parent bien outillé saura rendre ces moments riches d’apprentissages.
Le lendemain, que de choses à raconter, par écrit, évidemment.

L’enseignement de l’écriture serait à l’honneur, à travers ces activités. Surtout l’enseignement des stratégies. Pas des mots prescrits et obligatoires qu’on oublie après avoir fait ‘le fameux contrôle de la semaine’. L’enseignement de l’apprendre à apprendre. Comment construire des phrases, enrichir son vocabulaire, préciser sa pensée, développer de bonnes méthodes de travail.

À l’image de l’école Des Coeurs Vaillants et du Centre d’apprentissage du Haut madawaska, ce milieu stimulant conjuguerait le projet en entrepreneurship de la première avec l’approche  utilisée au Cahm pour l’évaluation. Je trouve vraiment génial que la famille élargie et la communauté entière puisse consulter les travaux des élèves sur le site sécurisé de l’école. Pour être signifiantes, les situations d’écriture doivent être publiées. La communication devient facile et les mauvaises surprises lors des évaluations sont évitées, la plupart du temps.

Les élèves différents y trouveraient leur place, aussi, tant que c’est possible. Chacun a un rôle à jouer dans la vie 

Ah, oui, j’oubliais, il y aurait un ou deux chiens gentils…  Quel plaisir de les voir courir avec les enfants, à la récré !

Mais comme Noël ne m’a pas apporté de pouvoirs spéciaux cette année, va falloir retourner à la réalité.  Bonne année!   

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