Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Ma langue au chat …
25 septembre 2009, 18:54
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Lors d’une  discussion à ce sujet  avec quelques enseignants  , il  est ressorti que de faire valoir la qualité de notre langue et la fierté qui y est reliée passe encore pour du snobisme. En s’interrogeant  sur ce fait, on associait cette idée au fait que faire des fautes est fautif, mal et honteux.   ;-(
 
Vaut mieux fermer les yeux sur celles d’autrui;  pardonnez-leur comme vous aimeriez être pardonné quand vous en ferez. 

Nous avons appris cette semaine que les étudiants en enseignement devront, à partir de cet automne, réussir un nouvel examen national de français, plus difficile que le précédent, afin d’obtenir leur diplôme.  Pesonnellement, je n’ai rien contre.  Après tout, nous sommes des modèles pour les apprenants.

Ceci étant dit, je me suis interrogée sur ce qui pouvait supporter les enseignants en lien avec les lacunes observées.

  Vous écrivez à la main ?

*Prenez le temps de vous relire.     Simple , mais combien important !

*Gardez près de vous le mini-vérificateur d’orthographe de Larousse. 
                            Mini, comme son nom le dit.
    63 000 mots. Sans les définitions, mais genre et nombre indiqués. 
     Les filles: il a sa place dans le plus petit sac à main. Je vous jure ! 

*Un doute au sujet de la conjugaison ?   www.leconjugueur.com

*Un petit trésor:  http://www.cyberprofesseur.com/index.html  
              Le Cyberprof,  la classe virtuelle de français.
  Vous pourrez tester vos connaissances, identifier vos lacunes 
  et y remédier facilement. En tout temps, il vous sera possible de consulter 
   le guide grammatical.

* Un classique : http://www.ccdmd.qc.ca/fr/  incontournable pour quiconque 
    se soucie d’améliorer cet aspect.  
    Et http://j.mp/16zlWO , pour les mêmes raisons.

 

*Pour s ‘amuser:  http://j.mp/16zlWO 
  Des dictées trouées à faire seul ou en groupe   😉

Pour tout le reste, il y a Antidote, de Druide informatique, une entreprise québecoise.     N’allez pas croire qu’il s’agit d’un simple correcteur… 
Antidote réunit en un tout cohérent un correcteur de nouvelle génération, dix grands dictionnaires et dix guides linguistiques. Ces multiples ouvrages ne sont pas simplement plaqués ensemble : ils interagissent intelligemment pour aider à explorer tous les aspects d’une question linguistique. Individuellement, chacun de ces ouvrages rivalise avec les meilleurs de sa catégorie. Ensemble, ils n’ont pas d’égal.

Antidote est de plus accessible directement de votre texte par un simple clic sur un bouton ou dans un menu. Pas de conversion de fichier, pas de cédérom à charger, pas de perte de temps : vous écrivez, un doute vous assaille, vous cliquez, Antidote vous éclaire. Antidote, c’est la façon moderne, rapide et pratique d’écrire un français sans faute et avec les mots justes.
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Antidote Mobile s’installe entièrement dans votre iPhone et ne requiert pas de lien internet. En tout temps et en tout lieu, accédez dans le creux de votre main à toute la richesse du français !Avec ses dix riches dictionnaires et ses dix guides linguistiques détaillés, Antidote mobile est la plus grande référence du français dans le plus petit format… et au plus petit prix.Antidote Mobile fonctionne sur tout appareil doté de l’iPhone OS 2.0, soit l’iPhone, l’iPhone 3G et l’iPod Touch.

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                                              À utiliser lors de l’examen !!     Chut !
Si, après tout cela, vous échouez tout de même,ne me demandez pas pourquoi, car  je donnerai ma langue au chat !  langue au chat

 
Mise à jour  (2009-10-01 :   http://j.mp/1a065o )

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
           450 687-8181

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Quand revient septembre…
1 septembre 2009, 08:16
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Je me souviens de ce matin là comme si c’était hier. Cette femme que notre équipe-école rencontrait pour la première fois, nous a , pour la plupart, marqués à jamais.

Dans des mots simples et avec des exemples concrets, elle nous faisait part de son cheminement en tant qu’enseignante.  Comment elle se trouvait confrontée à des réalités qui provoquaient en elle de la déception, de la culpabilité et surtout de la réflexion.

Ses élèves n’avaient pas suffisamment le sens de l’effort, ils manquaient d’autonommie, ils l’obligeaient à jouer le rôle d’une agente de police, ils ne travaillaient pas suffisamment à la maison… Elle s’interrogeait. Pourquoi, alors qu’elle était  une praticienne bien formée et très engagée dans l’enseignement primaire, certains faits échappaient-ils à son contrôle et à sa compréhension ?

Elle se posait les questions suivantes; 

 »- Pourquoi les enfants perdent-ils du temps en classe ? Ce que je leur propose n’est-il pas intéressant ? Il me semble que je m’éfforce pourtant de multiplier et de varier les activités, que le travail ne manque pas…

– Pourquoi les enfants oublient-ils si vite et si facilement les connaissances acquises ? Je passe pourtant des heures à expliquer, à manipuler avec eux, à donner des exemples, à proposer des modèles, des techniques. Mon enthousiasme n’est-il donc pas contagieux ?

– Pourquoi certains enfants sont-ils si peu motivés à ce que je propose ? Quand je leur annonce qu’ils vont apprendre quelque chose de nouveau, ils paraissent pourtant emballés. Ils cheminent un bout de temps avec moi, et brusquement, je me rends compte que plus rien ne va, je les ai perdus…

– Pourquoi certains enfants n’arrivent-ils jamais à saisir une notion, même si je la répète souvent et même s’ils font les exercices appropriés ? Ils devraient pourtant finir par comprendre, je n’aborde jamais qu’une difficulté à nla fois, je me soucie de la progression des étapes…

– Pourquoi, alors que je pense les aider en reprenant les explications, ces répétitions engendrent-elles plutôt la démotivation et l’indiscipline ? Les enfants devraient pourtant s’empresser de saisir leur dernière chance de comprendre, alors que le groupe-classe va passer à une autre notion …

Ça vous dit quelque chose ?   Chez nous, en tous cas, toutes ces questions qui étaient si souvent restées sans réponse trouvèrent un peu de lumière lors de cette rencontre.

Nous venions de faire connaissance avec Mme Jacqueline Caron. 

Les réflexions dont elle nous faisait part, sa recherche et ses remises en question … Tout cela ressemblait de très près à ce que nous vivions aussi. 
 
Je n’ai pas tardé à me mettre à la lecture de son guide : Quand revient septembre…, Volume 1,  puis , du Volume 2,  Recueil d’outils organisationnels.
Ces deux ouvrages ont constitué pour moi de véritables repères tout au long de ma carrière.

J’acceptais  l’influence de Mme Jacqueline Caron. 

 
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 Par la suite, Apprivoiser les différences, qui illustre le processus d’apprentissage auquel sera confronté l’enseignante ou l’enseignant qui désire concevoir et faire évoluer des dispositifs de différenciation dans sa classe. J ‘y ai puisé un éclairage nouveau à propos des sujets suivants:  le processus de changement teinté de peurs et de deuils, la professionnalisation du métier d’enseignant, la gestion de l’hétérogénéité du groupe-classe, la naissance et la consolidation des équipes-cycles, la différenciation par le décloisonnement des groupes de base, etc.

En complément, des suggestions de lecture pour prolonger les apprentissages, des propositions de travail pour plonger dans l’action et une démarche d’expérimentation jalonnée d’exemples, de réflexions, de tableaux et de canevas d’outils…

Finalement, une invitation à vivre le possible :  Différencier au quotidien illustre les étapes précises d’un cheminement conduisant le pédagogue vers la différenciation vécue autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la classe. Parmi ces diverses étapes figurent :

  • la mise en place de conditions facilitatrices, comme l’investissement dans la connaissance des élèves ;
  • le développement en leur compagnie d’une culture des différences ;
  • la responsabilisation autant sur le plan de leurs comportements que sur celui de leurs apprentissages ;
  • l’habilitation à planifier des situations d’apprentissage et d’évaluation ouvertes aux différences.

Dans cet ouvrage, l’auteure propose une carte routière à l’intention des pédagogues qui ont déjà entrepris leur périple les conduisant au pays de la différenciation et qui ressentent le besoin, en cours de route, de faire le point sur leur itinéraire. Cette carte routière les éclaire, rassure et facilite la mise en branle de ceux et celles qui hésitent à se mobiliser autour d’un voyage vers la différenciation pédagogique.

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 L’apprentissage de la différenciation nécessite un long voyage intérieur durant lequel l’enseignant doit se placer lui-même en projet d’apprentissages. En effet, il doit accepter de se centrer davantage sur la progression des apprentissages de chacun de ses élèves, faisant ainsi le deuil de la transmission de contenus d’enseignement uniformes pour tout le monde, dans un même laps de temps. Pour aider l’enseignant à y parvenir, l’auteure propose ici un cadre d’expérimentation avec des points de repère et des outils-supports que lui et les personnes qui l’accompagnent pourront utiliser, bien sûr, mais aussi mettre à leur couleur et peaufiner.

 

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 En ce matin du 1er septembre , je voudrais exprimer ma reconnaissance à Mme Jacqueline Caron .

Alors qu’elle recevait une Médaille de l’UQAR, lors de la collation des grades au Campus de Lévis, le 13 novembre 2004, Mme Jacqueline Caron,  a exprimé cinq souhaits personnels, qu’elle porte au plus profond de son cœur, au terme de sa vie professionnelle. Les voici :
 
Souhait 1 : Que tous ces jeunes enseignants et enseignantes qui ont eu l’opportunité de bénéficier d’une formation initiale plus longue, plus solide et plus riche que la mienne, puissent s’engager quotidiennement dans l’exercice de leur profession avec amour, générosité, ouverture et créativité afin de devenir pour leur entourage des enseignants Inspirants.

Souhait 2 : Que ces mêmes enseignants qui représentent une relève de qualité pour nous s’approprient leur formation continue et se responsabilisent face à cette dernière, plutôt que de vivre dans l’illusion que ce sont les commissions scolaires et les écoles qui devraient se préoccuper de leur évolution pédagogique.

Souhait 3 : Que les murs de la solitude et de l’individualisme dans lesquels vivent plusieurs enseignants dans les écoles puissent s’écrouler afin de construire une culture de collégialité, de cohérence et de concertation pour assurer une plus grande continuité dans les apprentissages des élèves.

Souhait 4 : Que les relations entre les personnes porteuses du savoir théorique et du savoir appliqué soient de plus en plus ouvertes au partage, à la complémentarité et au partenariat.

Souhait 5 : Que des mécanismes de reconnaissance et de valorisation concernant les innovations pédagogiques des praticiens et des praticiennes soient créés autant dans les commissions scolaires, les milieux universitaires que dans les réseaux du ministère de l’Éducation afin de promouvoir le développement professionnel et d’encourager les enseignants et les enseignantes à gérer le changement avec un leadership confiant. L’insécurité, le sentiment d’infériorité ou d’impuissance doivent céder le pas à une estime de soi grandissante et à un esprit critique omniprésent. C’est une condition essentielle pour actualiser le magnifique programme de l’école québécoise.
Voyez comme ces souhaits sont encore d’actualité.
Pour en savoir plus au sujet de cette grande dame :   http://www.jacquelinecaron.com/

Marielle Potvin, orthopédagogue
   marielle.potvin@gmail.com

                450 687-8181

  

  

  

  

 



Pour Émilie
13 août 2009, 21:09
Filed under: Une fois c't'un prof... | Étiquettes:

Bonjour Émilie,

Tu fais partie des finissantes de cette année et tu rêves d’une belle carrière en enseignement.
Je te souhaite d’y être très heureuse. Parce que c’est possible, quoi qu’on en dise. Je te parlais aujourd’hui de certaines conditions à respecter. Tu partageais tes aspirations et certains projets.

J’aimerais te dédier cette vidéo, qui reflète en bonne partie je crois, ce que sera l’école de demain:  
http://www.youtube.com/watch?v=68KgAcx_9jU

Bonne route!