Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


La mi-temps
24 février 2011, 10:02
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Mathieu Côté-Desjardins rêve d’une révolution dans le système d’éducation.

Selon ce jeune prof de 26 ans, l’enseignement au Québec ne forme pas des citoyens instruits; il «fabrique» plutôt des travailleurs dociles et abrutis. Dégoûté par sa formation universitaire en enseignement primaire, démoralisé par ses premières expériences comme remplaçant en milieu scolaire, il a lancé en novembre dernier une webtélé documentaire qu’on peut visionner sur son site (ladeseducation.ca), où enseignants, parents, élèves et étudiants ont aussi la possibilité de s’exprimer sur l’école.

Depuis le début, je suis avec intérêt le cheminement de ce  jeune homme.

Voici ce que j’en retire…

Je ne sais pas si c’est juste moi, mais je trouve que la sortie de chacun des webisodes (j’sais pas pourquoi ce mot m’apparaît si bizzare…) se fait tellement attendre qu’on y perd intérêt, finalement.
 
Depuis novembre,  Mathieu attise notre curiosité et notre espoir d’entrevoir des solutions en ce qui concerne l’éducation de nos jeunes. Huit épisodes de suite, puis, plus rien…
Au niveau du timing, on aurait pu mieux faire.  N’aurait -il pas été préférable de soulever un problème, puis de nous proposer chaque fois les éléments de solutions ? 

J’ai donc visionné  les huit premiers épisodes.
Le grand vide qui a suivi m’a un peu fait perdre l’intérêt. On nous laissait en plan pour un trop grand bout de temps, à mon goût.  
Si après quelques épisodes, l’alternance de problème/solution m’avait semblé digne d’intérêt, j’aurais attendu la suite avec plaisir.  Là, on se retrouve un peu forcé d’attendre la suite et de s’y attarder, puisqu’on veut savoir. On nous tient donc par la barbichette…  J’aime moins.

Reste que les trois premiers épisodes  m’avaient tellement intéressée que je ne voulais rien manquer de la suite.  Je baissais le son chaque fois que j’entendais la musique du début des épisodes, mais ça, c’est personnel. Peu à peu, le chat sortait du sac et on se rendait compte qu’il ne s’agit ni plus ni moins qu’un plaidoyer pour l’école libre. 

Pour l’école libre en tant que choix, parmi bien d’autres. Sur ce point,  la démarche est  intéressante, puisque l’enseignement à domicile n’est pas valorisé dans notre société.
Pourtant, il semble bien que pour certains, ce soit la formule gagnante. 

Reste à voir si la suite tiendra ses promesses de proposer de véritables pistes pour l’amélioration de la situation, en éducation.

Pas un mot, jusqu’à maintenant, sur la place que devrait tenir les technologies de l’information et des communications, qui fait cruellement défaut dans la plupart de nos écoles.
Pas un mot, sur la mission de l’école en tant que telle et la vision que l’on a du citoyen de demain.
Mais ça viendra, ça viendra… paraît-il.

Reste donc à voir si la suite tiendra ses promesses de proposer de véritables pistes pour l’amélioration de la situation, en éducation.

On m’avait invitée dans cette limousine. Quand j’ai su qu’elle roulerait toute la soirée sans raison valable de le faire, j’ai décliné l’offre.
Faut quand même être cohérents avec nos valeurs environnementales. Il s’agit de l’avenir de nos jeunes, ici aussi. )  

 

Marielle Potvin, orthopédagogue

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