Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Ça n’arrive qu’une fois par année!

Imaginons…

En ce début de 2014, je me permets de partager avec vous ce qui me vient en tête lorsque j’imagine détenir une baguette magique qui me donnerait tous les pouvoirs sur le système éducatif québécois.
Ce n’est pas un petit billet à la va-vite, je vous préviens. Il est bourré d’hyperliens 😉

D’abord, j’imagine les enfants qui commencent leur journée avec leurs enseignants par une séance de yoga, de tai chi ou de kinésiologie éducative.

Avec la natation, voilà l’essentiel des cours d’éducation physique.

Ensuite, question de se réchauffer les méninges,  on pratique la frappe au clavier.  Il n’y a ni crayons ni papier dans cet environnement, alors, il faut bien s’exercer! Ce, dès la 3e année.

Je vous invite à  visiter  ce rêve avec moi.
(NOTE : commencer à visionner à la 7e diapositive, et essayez de ne pas dire WOW!)
Parce que l’environnement dans lequel l’enfant serait fier de se rendre est bien loin des moisissures et de l’air vicié que trop souvent, on lui propose actuellement.

Toutes les communications avec les parents et la communauté se font à partir du portail de l’école. Et pour ce qui est des pupitres,  jetez un coup d’oeil ici     Ce serait intéressant d’avoir de moins en moins recours au Ritalin, à l’aide  de telles initiatives.

Quand vous l’aurez visité, vous aurez le goût d’y enseigner autant que les élèves auront le goût de le fréquenter.

À l’horaire, des matières de base, bien sûr (sauf l’anglais; voir les mercredis)  mais intégrées et significatives, à l’image du milieu, de sa couleur et de ses valeurs. Faire la cuisine ou un jardin, peut-être?

Comme le iPad , le iPod et tous les outils technologiques seraient à l’honneur. Non que la technologie  soit une panacée, mais un moyen actuel d’apprendre et de communiquer. Il va sans dire qu’une éducation aux médias est prévue.

Les enseignants  auraient  un important rôle à jouer au niveau de l’éducation aux médias. Ça presse… Comment trouver des informations, en valider les sources, développer son identité numérique, pour ne nommer que cela.
Toutes les 
applications utiles, dictionnaires et conjugueurs seraient à portée d’un clic.

Chacun pourrait lire , entre autres, ce qu’il s’est fait télécharger sur son iPad, à sa mesure et selon ses intérêts, en étant guidé en cela par les enseignants et à son rythme, à la façon de Yves Nadon. La littérature ‘papier’ n’y serait pas exclue, loin de là, et les budgets consacrés aux manuels scolaires si vite désuets seraient utilisés autrement.  La bibliothèque? N’y en a-t-il pas une, habituellement située tout près? Et puis, il y a les livres en liberté…Chacun en apporte et les fait circuler.

 Le matin, on  projetterait les présentations de la météo et des événements de l’actualité .  

L’ACTUALITÉ !  Voilà de pertinentes situations d’écriture et de lecture. Le vocabulaire, la géographie, les statistiques, la science et j’en passe    Des sites très bien faits se consacrent déjà à donner du sens aux apprentissages.

Il y aurait un horaire continu et les parents y seraient les bienvenus autant que faire se peut et à quelques heures d’avis.  Conciliation travail/ famille…
Les écoles alternatives m’inspirent, à ce sujet.

Et les mercredis… Ah! Les mercredis…  Ce serait journée de sortie éducative ou sportive.  En anglais.  L’occasion de vivre de vraies situations d’apprentissage dans une langue seconde qui s’apprend tellement mieux en immersion.
Les enseignants des autres matières, quant à eux, auraient alors tout le loisir de se concerter, de se ressourcer, de rencontrer des parents, et de parfaire leur formation continue.

Et laissez-moi tranquille avec l’enseignement religieux ou ce qu’on appelle maintenant Culture et Éthique religieuse.  Les enseignants ne sont pas à l’aise avec ça, pour la plupart,  et je crois que la dimension spirituelle des personnes se développe d’abord et avant tout dans la famille.

Les valeurs morales, par exemple, ça, c’est autre chose… Et ça s’enseigne par l’exemple, même à travers des leçons de mathématiques ou en sortie éducative. Avec les parents.
Ce ne sont pas des matières qu’on peut enseigner ‘à part’, encore ici, artificiellement et hors contexte. Les bonnes manières, ça s’acquiert par modélisation.

Les devoirs?   Connais pas.  Les enseignants  recommandent  d’écouter une émission, d’apprendre à cuisiner, ou de jouer à un jeu de société. Et avec leurs parents, quand c’est possible.
Le parent bien outillé saura rendre ces moments riches d’apprentissages.
Le lendemain, que de choses à raconter, par écrit, évidemment.

L’enseignement de l’écriture serait à l’honneur, à travers ces activités. Surtout l’enseignement des stratégies. Pas des mots prescrits et obligatoires qu’on oublie après avoir fait ‘le fameux contrôle de la semaine’. L’enseignement de l’apprendre à apprendre. Comment construire des phrases, enrichir son vocabulaire, préciser sa pensée, développer de bonnes méthodes de travail.

À l’image de l’école Des Coeurs Vaillants et du Centre d’apprentissage du Haut madawaska, ce milieu stimulant conjuguerait le projet en entrepreneurship de la première avec l’approche  utilisée au Cahm pour l’évaluation. Je trouve vraiment génial que la famille élargie et la communauté entière puisse consulter les travaux des élèves sur le site sécurisé de l’école. Pour être signifiantes, les situations d’écriture doivent être publiées. La communication devient facile et les mauvaises surprises lors des évaluations sont évitées, la plupart du temps.

Les élèves différents y trouveraient leur place, aussi, tant que c’est possible. Chacun a un rôle à jouer dans la vie 

Ah, oui, j’oubliais, il y aurait un ou deux chiens gentils…  Quel plaisir de les voir courir avec les enfants, à la récré !

Mais comme Noël ne m’a pas apporté de pouvoirs spéciaux cette année, va falloir retourner à la réalité.  Bonne année!   



Quand le bonheur des uns…
23 juin 2011, 19:00
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…fait le bonheur des autres!

C’est le temps des vacances scolaires, mais les apprentissages ne prennent pas congé.

L’an dernier, j’ai donc mis sur pied ‘Les Petites classes d’été’, qui ont remporté un vif succès.

Voilà que je récidive cette année, en bonifiant la formule. L’horaire est plus flexible et les activités encore plus variées.

Si les élèves les apprécient tellement, c’est qu’on y développe des compétences technologiques, dont ils ont soif de connaître les secrets.

On envoie des courriels, on fait des nuages de mots, on construit des phrases et des textes qui seront publiées sur un blogue.

(Merci au Carnet Vert, qui sera l’hôte de nos écrits, cette année)

On joue à des jeux ‘sérieux’, on utilise des
sites interactifs et des logiciels, on manipule le Ipad, bref, on s’amuse ferme tout en développant les compétences reliées aux technologies de la communication.

Ces quelques exemples peuvent varier en fonction du niveau des élèves (qui sont admis par cycle d’apprentissage).
Nous en avons une multitude, en réserve, que l’on utilise en
fonction des besoins et des intérêts observés.

Voici quelques exemples de ce que nous avons fait l’an passé… Que de beaux souvenirs!

*C’est parti

*Chat, souris et autres jeux.

*Pluie de mots.

*Papaaa, c’est finiiiiii!!!


Cette année, on va même twitter, en utilisant le tableau blanc interactif 😉

Vous connaissez un élève du primaire qui aimerait?

Bonne nouvelle, il reste encore quelques places!
Premier arrivé, premier servi.

Contactez-moi en me faisant parvenir un courriel
à 
marielle.potvin@gmail.com
et
laissez-moi vos coordonnées téléphoniques et courriel.

Lieu Centre d’apprentissage Marielle Potvin
                   4397, boul. Saint-Martin ouest
                                 Laval, Québec

*Le local est climatisé et tout le matériel nécessaire est fourni.

Marielle Potvin, orthopédagogue



Le billet de Laurence
14 avril 2011, 21:47
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Cet après-midi, dans mon courriel, une belle surprise m’attendait.

Laurence, merci pour cette belle lettre. Je la garde ici précieusement.

Je te revois, la première fois… Tu m’avais bien fait sourire, tu te souviens, quand, candidement, tu m’avais demandé ce qu’on pouvait faire avec des élèves en difficulté et  un ordinateur 😉

 

Par la suite, on s’est souvent échangé un air complice, te rappelant cette question qui maintenant nous fait bien rire.

À mon tour de te remercier de m’avoir choisie pour faire ton stage.  Rien ne me fait plus plaisir que de contribuer à assurer la relève.
Il y en a une belle.  Tu en fais partie.

Au plaisir de te revoir !

Mme Marielle xox

 

Qui aurait su le 9 février dernier que je quitterais mon milieu de stage le cœur gros?

Bien sûr, j’étais emballée à l’idée de pouvoir avoir un stage au collégial pour éclairer mon choix sur le programme d’université que j’allais choisir dans les prochains mois. C’est donc en janvier que j’ai rencontré Madame Potvin, orthopédagogue. À cet instant, je n’avais aucun idée de cette merveilleuse femme qui avait accepté de partager ses connaissances avec moi pour m’éclairer du mieux qu’elle le pouvait. J’allais donc la côtoyer 3 heures par semaine, durant 10 semaines.

Au fil des semaines, j’en apprenais toujours énormément. Les 3 heures que je devais passer en compagnie de Madame Marielle passaient très rapidement. J’en ai vu de toutes sortes. Je passais du temps à l’école avec des élèves en rencontre individuelle, j’assistais à des rencontres au Centre d’apprentissage de Laval, j’ai été présente lors d’une rencontre avec une famille qui partait quelques mois à l’extérieur du pays. J’ai vu des élèves faire des dictées P.G.L., composer des phrases et les écrire au tableau blanc, apprendre leurs tables de multiplication, etc. J’observais en silence. Je prenais énormément de notes pour enrichir au maximum mes connaissances. Au début des rencontres, j’avais des regards interrogateurs de la part des jeunes, j’étais une jeune stagiaire inconnue, assise sur sa petite chaise, qui observait sans dire un mot. Peu à peu, les élèves commençaient à me saluer lorsque je les croisais, j’avais même la chance de recevoir des accolades. Les jeunes étaient moins surpris de me voir, donc la gêne se dissipait lorsqu’ils assistaient à leur rencontre avec Madame Marielle et que j’étais présente.

Durant mes dernières rencontres, Marielle m’a laissé prendre la parole quelques fois. J’étais très emballée qu’elle ait assez confiance en moi pour me laisser intervenir durant quelques minutes en son absence. J’ai donc fais de mon mieux en aidant un jeune à écrire des phrases, en donnant des trucs à une petite fille pour qu’elle apprenne ses tables de multiplication, en aidant une élève dans un devoir où nous avons cherché des définitions à l’ordinateur, car certains mots nous étaient inconnus. Ensuite, nous avons aussi trouvé des trucs visuels pour retenir ces mots pas très familiers. Au retour de Marielle, j’ai vu dans son expression qu’elle était fière de voir que je m’étais bien débrouillée. Mon stage se terminait alors de façon merveilleuse!

Quelle belle complicité j’ai eu avec Madame Marielle ainsi que ces élèves adorables qu’elle rencontrait. Cette superbe orthopédagogue est bourrée de talents et de connaissances. Son dynamisme était toujours au rendez-vous. Aussi, elle a su garder son cœur d’enfant malgré les années qui passent. Je n’avais aucune difficulté à voir mon futur en elle. Nous étions toutes les deux aussi enfantines l’une que l’autre, puisqu’après chaque rencontre j’espérais avoir un petit collant dans mon cahier de stage. Marielle est une femme qui m’a beaucoup appris et cela ne fait que commencer. Il est certain que je vais remettre les pieds d’ici peu dans ce petit bureau où j’ai eu tant de plaisir!

Un gros merci à Marielle et aux élèves pour avoir fait de mon stage une expérience enrichissante et si plaisante!

Laurence Drapeau-Valois, stagiaire de Madame Marielle 🙂

 

 

 



Caroline, Linda, Sylvie et les autres…

Lors du trajet de retour, je me suis demandée… Est-ce que j’ai oublié quelque chose d’important, est-ce que j’ai trop tenté de les influencer, est-ce que je leur ai donné suffisamment de pistes …

Cet examen de conscience faisait suite à une rencontre que j’ai eue cet après-midi avec une équipe-école de Asbestos.
Un aller simple qui dure deux heures et demie.  Faut vouloir…

Mais c’est ce que je veux.  Accompagner des enseignants, là où ils sont, à trouver leurs propres solutions.

Aujourd’hui, la rencontre portait sur l’épineuse question des devoirs et des leçons.
Ceux qui me lisent régulièrement savent ce que j’en pense.
J’ai essayé de ne pas trop le montrer, mais je ne suis pas certaine d’y être arrivée 😉

Toujours est-il qu’on a fait le tour, je pense. L’apprentissage,  l’évaluation,  la gestion du temps de classe, et j’en passe, tout a  été abordé. En une heure et demie, on ne peut que mettre la table, avec un sujet comme celui-là.  Par la suite, l’équipe va faire son bout, et fera les choix qui lui convient.

À la radio, Isabelle Maréchal échangeait avec Pauline Marois au sujet des mesures à mettre en place pour favoriser la réussite de nos jeunes. On parle de réduire le nombre d’élèves par classe; un ou deux, quelle différence ?  On parle d’embaucher plus de profs masculins, de hausser leur salaire, de les évaluer, d’ajouter plus de spécialistes dans les écoles et quoi encore… 
Des voeux pieux, si vous voulez mon avis. 

Les enseignants, pour se développer professionnellement, ont besoin  de beaucoup plus que ce dont ils disposent, présentement.
Ils ont besoin  d’une formation initiale plus solide que ce qu’ils recoivent . Celle-ci  ne les prépare pas assez bien à ce qui les attend. 
Ils tombent comme des mouches, dans le premier cinq ans.

Ils ont besoin  d’aide immédiate lorsqu’un problème survient. Pas dans trois mois quand finalement, leur demande de formation continue en lien avec tel ou tel sujet sera  dispensée lors d’une journée pédagogique, à la va-vite.

Une aide immédiate, sur mesure.  Des ressources à portée de main, ou d’un clic .
Avec Allô Prof, on fournit  cette aide aux enfants. Pourquoi pas aussi pour les grands?

 
Bon, me voilà  presque à la maison.

Nathalie, Line, Mélanie et toute l’équipe, je vous dis merci. 
Ce fut une bien belle journée 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 

 

 



Je pense à nos amis du Japon…
15 mars 2011, 08:56
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Durant les prochains jours, je vais publier ici des vidéos touchantes et inspirantes qui proviennent de ce pays actuellement si éprouvé.

Que nos pensées les accompagnent.

Marielle Potvin, orthopédagogue



Vogue, vogue …

 

Demain, dans le froid de février,  il part avec son papa. En voiture jusqu’à Burlington, Vermont, U.S.A.

De là, ils prendront l’avion pour rejoindre sa mère et ensemble, ramèneront le voilier familial (présentement quelque part aux Antilles)
à son port d’attache,  autour du lac Champlain…

Du haut de ses huit ans, ce petit bonhomme a voyagé plus que la plupart d’entre-nous ne le ferons notre vie durant. Il faut l’entendre parler de la Corse, de la Grèce et de plein d’autres merveilleux endroits, qu’il replace avec facilité sur n’importe quelle carte géographique.

Trois semaines à vivre ensemble en famille, beau temps, mauvais temps.  Surtout du beau temps, en fait, à voir ce diaporama . 🙂  Ouf!

Ça me fait bien sourire d’entendre les réactions de ses enseignants… Il va manquer trois semaines d’école !  Big Deal!   

Voyez-vous, ce petit a la chance (si on peut s’exprimer ainsi) d’être dyslexique. Cette année, donc, il a commencé à s’approprier les aides technologiques adaptées à son état. Il a son ordinateur portable, qu’il utilise en classe tous les jours.

Il s’exerce au Tap’Touche, m’envoie des courriels,  utilise couramment un traitement de textes avec tous ses outils.

Il a, entre autres, sur son bureau, le conjugueur et l’orthographe en ligne.  Avec lui, son Euréka et son Petit expert en conjugaisons et quelques logiciels. Des fois, on n’a pas Internet. Surtout au milieu de l’Atlantique, me dit-il !

Dans ses favoris, une panoplie de sites de lectures et de grammaire. Il me fait parvenir des captures d’écran, en courriel, pour que je voie ce qu’il a fait.  

Bien sûr, il tiendra un journal de bord, version numérique, écrivant chaque jour ce qu’il a appris, ce qu’il a trouvé difficile, et quoi encore…  Sur son blogue, il consignera ses souvenirs de  voyage.

– ‘Le jour où on sera à Ste-Lucie, par exemple, je prends congé.’ 
– Bien sûr!  😉  

Aussi, je leur ai conseillé d’abonner le petit à SuperZapp.   Ses parents et moi,on pourra suivre ses progrès à l’aide du tableau des résultats inclus dans les fonctions de ce site.

Il prendra des photos et à son retour, on écrira des annotations sur chacune d’entre elles, avant de les envoyer par courriel aux amis de sa classe. On va utiliser cette petite application gratuite.  Deux minutes top chrono pour m’approprier toutes ses fonctions, que ça m’a pris.  Il va aimer.

La vie est simple, finalement…  

Dis, petit mousse, si tu reviens ici, par un jour de pluie, regarde ça.  
C’est pour toi. 😉

Allez, on se revoit dans trois semaines…  xox

Marielle Potvin, orthopédagogue



Merci Karine !
6 février 2011, 14:15
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Ce qu’il y a de bien, aussi, avec ces jeux éducatifs, c’est que la rétroaction est immédiate.
L’élève n’a pas à attendre une explication pour pouvoir continuer, il n’a qu’à cliquer.  Un bon moyen de développer leur autonomie, ça.

Et puis, belle innovation, le parent peut suivre l’évolution de ce que son enfant a fait et réussi.

Je pense qu’ils vont aimer  😉   Les p’tits gars, en particulier .

Plus d’informations sur Super Zapp à www.superzapp.com.
Le jeu coûte 19,95 $ pour un an d’inscription pour une matière et 29,95 $ pour deux matières, qui équivalent au contenu d’une année scolaire.

Bravo CEC !

Note:  C’est mon amie Karine qui m’en a parlé hier.   Depuis, j’ai essayé, à demi convaincue, mais là… faut que j’arrête, j’ai autre chose à faire que de réviser mes maths de 5e année !!!    😉  

Marielle Potvin, orthopédagogue



Un élève m’a raconté…
27 janvier 2011, 12:40
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J’avais devant moi ce jeune de 5ème année dont les parents se demandaient s’il avait une bonne mémoire, s’il manquait de motivation, s’il faisait exprès, bref, ils ne savaient plus quoi essayer pour lui faire apprendre ses conjugaisons de verbes, entre autres choses.

Chaque semaine, un ou plusieurs verbes étaient à l’étude, et chaque fois, il échouait lamentablement le test du vendredi.

Je m’étais donc préparée à lui servir quelques trucs pour ‘ faire exister dans sa tête’, voir avec lui de quelles façons il s’y prenait pour mémoriser (voir les images, répéter les mots ou se parler au sujet de la conjugaison) . J’allais ensuite l’aider, à partir de son propre style d’apprentissage,  à acquérir les notions de base de tel ou tel verbe, à tel ou tel temps, avec tel ou tel pronom…  La joie!!!  😦

Je l’attendais donc de pied ferme. Surtout que récemment, je me suis encore mieux outillée en gestion mentale. Je serais donc d’une redoutable efficacité  😉

La première chose qu’il m’a dite, en arrivant, c’est que vendredi dernier, il avait obtenu un résultat presque parfait au  test de conjugaison de la semaine.
Un instant, papillon!   On n’a même pas commencé à travailler ça ensemble!    Comment as-tu fait ???

                  Facile, qu’il me dit…

 

1.    Je vais sur le site de AllôProf .     

2.   Je choisis l’élément ‘jeux et exercices’ sur la page d’accueil
3.   Je sélectionne alors ‘conjugaisons’ et j’indique dans la boite le nom du verbe et les temps de verbes à étudier.

Si j’ai de la difficulté, je me réfère à la section ‘Outils’ , juste à gauche de la page.
Même si je n’ai pas mon Bescherelle, j’ai toujours la possibilité de vérifier mes doutes.

 Attends… Tu veux bien recommencer ?
Tu vas sur le site de Allô Prof … 
Tu choisis…

J’ai tout noté, pendant qu’il me montrait, pour être en mesure de vous indiquer le chemin à vous aussi 😉

Wow !  C’est ton prof qui t’a montré ça???

Ben non, voyons donc! 
C’est un de mes amis qui en a parlé à mon frère qui me l’a dit…

Je ne savais plus si c’était tant mieux ou si c’était dommage.
Un peu des deux, je pense…

Marielle Potvin, orthopédagogue



Do you speak english ?
10 janvier 2011, 19:39
Filed under: influences, médias sociaux, une école pour la vie | Étiquettes:

Depuis que je nage dans les eaux des réseaux sociaux, je traverse parfois des courants anglophobnes qui au début, me refroidissaient.

Mon anglais étant ce qu’il est, (lire que pour les gens nés au Québec, autour des années ’60, la priorité n’était pas d’apprendre l’anglais)
j’ai, la plupart du temps, choisi d’ éviter cet écueil.

Mais voilà que sur Twitter, pas mal de monde intéressant Twitte en anglais.

Comme je dis toujours… Le goût et le besoin, y a que ça de vrai, pour apprendre…
J’arrive bien à vous baragouiner quelque chose de passablement compréhensible, en personne, parce que je suis d’une nature plutôt communicative.   Baguettes en l’air, genre.

Mais lire et écrire était, well, an other story!  Pourtant, je tiens à comprendre et même à répondre à certains gazouillis qui valent que je m’y arrête. Et je vais de découverte en découverte. Et plus je comprends, plus j’apprends. Le reste fait partie de la légende des saucisses Hygrade.

Toujours est-il que j’éprouvais une  souveraine réticence  à publier ici quelque chose en anglais.

Qu’à cela ne tienne! C’est maintenant que ça change. 
Parce que je n’ai ni le goût, ni le besoin de m’en priver…

Pis ??  😉

Marielle Potvin, orthopédagogue



La charrue devant les bœufs
19 décembre 2010, 00:31
Filed under: Non classé | Étiquettes: , , ,

En cette saison,  je me verrais davantage parler ici du traîneau du Père Noël, mais celui-ci se débrouille très bien sans moi.

Je vais donc vous parler de la charrue devant les boeufs. Quel est donc le lien, me demanderez-vous? Bien voilà. Je constate que souvent, c’est ce qu’on fait, quand on enseigne des notions en lien avec l’écriture. Laissez-moi vous expliquer.

Encore cette semaine, une de mes élèves avait un travail à terminer (Vous savez, dans Lexibul, des noms à mettre au pluriel) avant de commencer ce que je lui avais préparé. Toute une page, avec des lunettes, et tout.  Je n’ai rien contre Lexibul, qu’on ne me méprenne pas, c’est juste un cahier d’exercices comme on en trouve dans toutes les classes de 2e année.  La petite exécute à merveille la fin de cette activité, et vivement qu’on passe à autre chose.

Pour la je-ne-sais-combientième-fois, je constate encore et toujours le même phénomène: il s’agit que je lui demande d’écrire un nom au pluriel DANS UNE PHRASE, par la suite, pour que le nom en question ne soit pas accordé, huit fois sur dix.  Pourtant, elle vient de s’exercer, non ? Non. On croit qu’elle a appris. Nuance.

Voyez-vous, en apprentissage, un des phénomènes les plus répandus est l’absence de transfert des dits apprentissages dans d’autres contextes. Ici, la phrase est venue remplacer la page (pourtant si bien réussie) du cahier d’exercices.  Comment peut-on expliquer ce fait, si fréquemment observé par les enseignants, que le lien ne soit pas fait de l’une à l’autre ?

Ça m’a pris du temps, mais je peux affirmer maintenant que les apprentissages ne se font qu’à partir de deux sentiments: le goût et le besoin.
Que ce soit le goût d’écrire correctement parce qu’on  sera lu, ou publié, ou encore le besoin de bien présenter l’objet de notre communication, le besoin  d’apprendre, de comprendre et d’avancer, toutes ces motivations sont et sont seulement les vraies bases de l’ apprentissage durable.

Souvenez-vous de la dernière chose que vous avez apprise. Dans le domaine que vous voulez. Le goût ou le besoin. Y a que ça de vrai.

On est loin des réponses courantes que fournit l’élève quand il  nous explique pourquoi il tente d’écrire correctement ; pour avoir une bonne note, pour obtenir un beau bulletin, pour que mes parents soient fiers, que la maîtresse soit contente,  pour  passer mon année, pour que j’aille au secondaire, pour avoir un bon job dans vingt ans, alouette !!!   Presque jamais parce qu’il avait le goût ou le besoin d’apprendre.

Comme on devient forgeron en forgeant, c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. Et qu’on en développe le plaisir.

Me croiriez-vous si certains jours, quand je demande à un élève ce qu’il a écrit récemment, il me répond qu’il n’a que transcrit des devoirs dans son agenda?

Bien sûr, il a écrit autre chose; il a fait une dictée, rempli des pages de cahiers d’exercices. Nous revoilà dans la logique de production plutôt que dans une véritable logique d’apprentissage. On est loin de lui inculquer comment sa pensée s’organise avant que ne s’organise sa phrase ou son récit,  puisque les phrases données en dictée sont déjà construites. Nul besoin pour l’élève d’articuler sa pensée, de construire sa phrase au complet dans sa tête AVANT de l’écrire, de l’améliorer, de l’enrichir, pour ensuite l’écrire et  la relire,  douter, vérifier, apprendre et partager.

Nulle occasion, devrais-je dire.

Doit-on ensuite se surprendre que peu d’entre-eux n’arrivent, plus tard, à élaborer des textes le moindrement structurés, même à la fin du secondaire ?  Je partage avec vous l’observation suivante: les enfants n’écrivent nettement pas assez, à l’école.  Serait-ce parce qu’on se croit obligés de tout corriger, contrôler, décider des mots à utiliser ?

Et puis, il arrive tellement de choses, on a tellement de « matériel à écriture » rien qu’avec la vie de la classe.

Par exemple, combien d’élèves ont eu l’occasion de compiler les denrées qui ont été déposées dans les boîtes dédiées aux paniers de Noël ? En faire la liste aurait donné bien des occasions d’écrire des noms au pluriel. Non. On écrit ce qui est prévu par les maisons d’éditions.

Je ne donnerai que cet exemple. Mais me semble qu’il y aurait lieu de proposer des situations d’apprentissages tellement plus signifiantes, tellement plus souvent. Par la suite, bien sûr, on réactiverait ces nouvelles connaissances par la pratique, si nécessaire à l’intégration des apprentissages. Mais la pratique viendrait donc après. Et les boeufs retrouveraient la place qui leur revient.

En rappel , cette vidéo qui nous en dit long sur le processus d’apprentissage de l’écriture:

Un merci spécial à tous ceux qui y ont contribué.


Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com