Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Vous vous souvenez de ce billet?
11 décembre 2013, 23:14
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Récemment, je vous ai fait part de la tenue d’un séminaire web, durant lequel je diffusais des informations en lien avec les troubles d’apprentissage.

Bien que vous ayez été des centaines de personnes à y participer, plusieurs l’ont loupé, pour une raison ou une autre.

Voilà que je mets en ligne son enregistrement intégral.

Vous n’avez qu’à cliquer ici .

SS

                  Surtout, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !



La vérité au sujet des entreprises de soutien scolaire.(4ème partie)
21 septembre 2010, 21:20
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Un mal nécessaire?

On le sait, les devoirs constituent pour beaucoup de familles une véritable corvée. L’école continue de fonctionner comme à l’époque où les mamans attendaient leurs enfants à la maison, à 16h, avec des biscuits frais sortis du four.

La préoccupation majeure autour des devoirs est de faire un pont entre l’école et la maison. Soit. Il y a d’autres moyens d’assurer ce pont, mais l’école ne semble pas pouvoir se départir si facilement de ses traditions, même si la société, elle, a bien changé. 
J’ai  fait état de cette situation et de possibles moyens alternatifs pour informer les parents de ce que leur enfant fait et apprend (ou en quoi il a des difficultés) dans ce billet.   Parmi les commentaires qui ont suivi, on fait état que la répétition est nécessaire aux apprentissages. Je suis parfaitement d’accord.

Mais où est-il dit que cette pratique nécessaire à l’intégration d’une notion doit se faire à la maison, après une journée d’école ?  Si l’enseignante ne devait pas prendre tant de temps, en classe, pour gérer les devoirs (les donner, les expliquer, les corriger-habituellement en groupe, gérer ceux qui les ont fait-ou pas) ne resterait-il pas du temps de classe pour, justement, pratiquer la répétition de certaines notions ?  

Or, comme l’école continue d’adopter des façons de faire dépassées, le parent, débordé, demande de l’aide extérieure pour le seconder dans cette tâche.

Sentiment d’incompétence des parents devant une terminologie étrangère à ce qu’ils connaissent, dynamique familiale explosive, ou simplement par manque de temps ou d’énergie après la journée de travail, ils sont prêts à payer quelqu’un pour les aider dans cette tâche, comme on engage une femme de ménage.

S’il est vrai, cependant, que certains élèves ont besoin d’explications supplémentaires, ne serait-ce pas à son enseignante de lui en fournir?  Si elle n’avait pas de devoirs à corriger durant les récrés ou à l’heure du dîner, pourrait-elle garder le petit Philippe quelques minutes pour lui donner un complément d’explication ?

S’il est vrai, aussi, que certains élèves, malgré ce supplément d’explications n’accèderaient pas au succès, ne serait-ce pas  un indice d’un quelconque trouble d’apprentissage ?  Celui-ci ne sera possiblement pas dépisté par son enseignante ou par son tuteur. Il se retrouvera donc chez l’orthopédagogue, mais souvent après des années d’échecs. On n’aura qu’aggravé le problème. 

On l’a vu, ce secteur est encore dominé par le travail non déclaré. Pour le parent, donc, cette dépense ne peut être déduite de sa déclaration de revenu, ce qui ne fait qu’encourager ceux-ci à recourir aux services de personnes trouvées un peu partout, qui dispensent un enseignement de qualité très variable. Bien sûr, on y retrouve des perles, là n’est pas la question.

Et ailleurs ?

Mon lectorat à l’étranger  pourra nous fournir des informations complémentaires, mais mes recherches  m’ont permis  d’apprendre ceci : en France, un plan de Cohésion sociale, adopté au milieu des années ’90 fait en sorte que les familles sont incitées à déclarer les personnes qu’elles emploient à domicile. Les parents peuvent ainsi déduire de leurs déclaration de revenus 50% du salaire qu’ils versent aux professeurs particuliers de leurs enfants. On a donc trouvé ici une solution pour assurer la rentabilité de ces entreprises.

Reste que la qualité du service est un enjeu majeur. On ne pourra la contrôler qu’en règlementant ce marché. 
Le Ministère de l’Éducation semble bien indifférent à cette question
.
Se pourrait-il qu’en fermant les yeux sur celle-ci, il espère en retirer un quelconque bénéfice ?
  

Demain, 5ème et dernière partie:  Les alternatives possibles.

Vous avez une expérience à partager en lien avec ce sujet ? N’hésitez pas nous le faire connaître par le biais des commentaires. Merci !

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
438 886-8141

 



La vérité au sujet des entreprises de soutien scolaire.(3ème partie)
20 septembre 2010, 22:43
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Des dessous… pas toujours propres.

Imaginez la situation suivante:

Vous êtes un nouvel enseignant et comme bien d’autres, vous n’avez décroché cette année qu’un contrat à temps partiel, ou pas de contrat du tout.
Vous êtes inscrit à la maîtrise en enseignement ou encore, nouvellement à la retraite.

Dans chacun de ces cas, il vous suffira de faire paraître une petite annonce dans un journal local, sur LesPac  (section SERVICES: cours/ateliers/formation) ou sur  Kijiji  (section TUTORAT) pour que plusieurs parents  fassent appel à vos services de tuteur.   Vous empocherez de 30$ à 40$/l’heure. 

Merci, bonsoir.  Pas de complication, d’entrevue d’embauche, de preuve à fournir, ni rien.

  

Imaginez maintenant cette autre situation:

Vous êtes un nouvel enseignant et comme bien d’autres, vous n’avez décroché cette année qu’un contrat à temps partiel, ou pas de contrat du tout.
Vous êtes inscrit à la maîtrise en enseignement ou encore, nouvellement à la retraite.
Vous n’êtes pas certain de recevoir des appels si vous placez une petite annonce, alors vous offrez vos services à une entreprise de soutien scolaire.
À moins que vous ne répondiez à une offre d’emploi . Peu importe.

Cette entreprise aura possiblement un local loué, des frais de communications et de publicité, des salaires à payer, et quoi encore…
Elle vous demandera des informations plus ou moins précises sur votre formation et vos antécédents. Elle vous référera des élèves qui font appel à leurs services.
Vous gagnerez  en moyenne, 15$/l’heure.
 
Merci, bonsoir ? Pas tout à fait.  Si l’entreprise vous déclare à titre d’employé, vous devez le faire aussi au niveau de votre déclaration de revenus.
Soit il ne vous reste presque rien si vous avez déjà un autre emploi, soit on considérera ce revenu dans le calcul de vos prestations de retraite.
Le parent, de son côté, déboursera 50$/l’heure, en moyenne.

Vous décidez de jouer sur les deux tableaux et acceptez de dispenser un service à un élève qui vous a été référé par l’entreprise.
Le parent a payé, disons, pour obtenir 10 heures de cours.  À la fin de ce service, un simple appel de leur part pourra y mettre fin.
S’cusez. Deux appels de leur part.  Un à l’entreprise de soutien scolaire pour mettre fin au service et l’autre à vous-même, pour vous offir le salaire que vous demandiez sur les petites annonces.
Qui sera, vous l’avez compris, inférieur à ce qu’ils déboursaient à l’entreprise qui tentait de faire un travail honnête de sélection.

Certaines entreprises contournent ce problème en engageant le parent par un contrat à plus ou moins long terme.

J’entends, et de façon très régulière, des parents me dire que leur enfant avait cessé de recevoir les services d’un de ces tuteurs, pour toutes sortes de raisons, mais que les frais qui s’y rattachent continuent tout de même d’être débités automatiquement de leur compte bancaire, longtemps après que le service soit interrompu, à la suite de leur demande ou pas.  
Tout un combat, disent-ils, pour faire cesser ces prélèvements;  contrat oblige!

Les questions que je pose ici sont les suivantes:
 

Devant cet état de faits, comment une entreprise peut-elle à la fois assurer sa rentabilité et donner un service de qualité?

Le problème n’est-il pas de ne pas parler de ce problème ?

Je ne jouerai pas les oies blanches. Des leçons privées, j’en ai données aussi, quand j’étudiais à l’Université. J’étais payée en argent comptant.
Pas des tas, mais assez pour me payer un film ou une bouteille à l’occasion. 
Dans les écoles où je faisais des stages, parfois.  Au vu et au su de tous, souvent. Comme bien des enseignants. 

Lorsque, des années plus tard,   je suis devenue moi-même propriétaire d’une entreprise de soutien scolaire (Le Remue-Méninges),
que je tenais à dispenser une formation continue à l’équipe d’enseignants, que j’ai voulu leur fournir un salaire décent , du support et des ressources,
que je payais en surplus les enseignants pour qu’ils établissent une communication soutenue avec les titulaires des élèves concernés et que je tentais aussi de m’en tirer avec un salaire minimum, on se surprendra que « Le Remue-Méninges » ait dû déclarer faillite? 

En complément , cet article  qui dresse le portrait de ce qui se fait en Belgique.  J’y reviendrai demain, en me permettant quelques comparaisons entre ce qui se fait ici et en Europe.
Encore ici,  je vous invite à laisser en commentaire votre propre expérience à ce sujet.


Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
438 886-8141 




 



La vérité au sujet des entreprises de soutien scolaire.
16 septembre 2010, 18:48
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Pour la première fois depuis le début de ce blogue, je propose à mon lectorat un dossier spécial.
En choisissant ce sujet, je savais qu’il comporte trop d’aspects pour être traité dans un seul billet.  Je m’efforcerai donc de répartir ce dossier en quelques volets.
Un conseil : Pour ne rien manquer de cet intéressant sujet, abonnez-vous à ce blogue.
Vous serez ainsi prévenu directement dans votre courriel des ajouts, c’est facile et gratuit !

Beaucoup de  parents font appel à des entreprises de soutien scolaire dès la rentrée,  tout au long de l’année scolaire, et même en été.
Il en existe un cinquantaine, de plus ou moins grande envergure, seulement au Québec.

1.Qu’est-ce que c’est?
2.Comment s’y retrouver?
3.Comment s’assurer de la qualité des services offerts?
4.En quoi cela peut-il aider notre famille?
5.En quoi cela peut-il être un problème?
6.Ces services sont-ils sujets à remboursements de la part des compagnies d’assurances-collectives?
7.Comparons certains  services offerts au Québec et ailleurs.
8.Quelles sont les alternatives possibles ?

Mais d’ abord, existe-t-il une quelconque règlementation à leur sujet ?

Il existe bien une Association des Services Éducatifs Privés du Québec, qui a pignon sur Internet. À ma connaissance, c’est la seule du genre.

On peut y relever des groupes de mots comme «  plusieurs personnes qui œuvrent dans le domaine du soutien scolaire depuis plus de 15 ans au Québec  »   «  L’ASEPQ s’est donc donné pour mandant de développer un code d’éthique professionnelle  » ou encore « L’ASEPQ, qui rassemble des intervenants de plusieurs secteurs impliqués dans le domaine de l’éducation« … et quoi encore.

Or, ces propos ne donnent pas de précisions quant à l’identité des membres de ce groupe, aux conditions nécessaires pour y adhérer ni aux détails concernant le code d’éthique dont il est question.

J’ai bien tenté, mais sans succès, d’en savoir davantage. Un peu plus de transparence serait souhaitable pour gagner la confiance du public, il me semble. De même, le fait d’afficher des exemples des publicités de cet organisme, qui sont soit disant parues dans certaines publications manque de crédibilité, puisqu’on ne peut savoir de quelles publications il s’agit, même en agrandissant l’image.

Voyez par vous-mêmes…

De plus, les statistiques affichées sur ce même site ne correspondent qu’à des chiffres généraux pour l’ensemble du Québec et ne reflètent en rien la clientèle desservie par cette association.

Voyons voir…    (extrait du site asepq.ca)

Statsistiques (oups…)

école au Québec: 2830 (2004-2005)  ( pas au pluriel…)

Etudiants : 1.3 million

Budget de L’éducation:  12.2 milliards (25% du budget total du Québec)

ENSEIGNANT(ES) : 81,885 (2004)  (et six ans plus tard ?)


Permettez-moi, mais c’
est quoi le rapport ?
Ces statistiques sont publiques et disponibles sur le site du MELS , où elles ont le mérite d’être à jour.

Vous conviendrez que tout cela ne fait pas très professionnel, et ressemble plus à de la poudre aux yeux qu’à autre chose.
Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Il s’agit d’un aspect des services privés offerts aux élèves qui est assez mal connu.

Vous avez un témoignage,  une expérience à relater, n’hésitez pas. Je me ferai un devoir de vous publier dans la section des commentaires.
Merci d’avance et à très bientôt!

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
438 886-8141