Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


La Semaine québecoise des Familles
10 mai 2011, 13:13
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À l’occasion de  la Semaine québecoise des Familles, Les Bibliothèques publiques de Montréal lancent leur nouveau site:   Bibliojeunes (cliquez sous le nom)

Recommandations de lecture, aide aux devoirs et suggestions d’activités pour les jeunes de 6 à 12 ans. Ça vaut le détour !

Marielle Potvin, orthopédagogue

 


Communication-Jeunesse
3 décembre 2010, 21:15
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source de l’image :  http://j.mp/fGnzJ2

Voilà qu’encore cette année, le Père Noël est en route…

Pour l’aider dans sa mission, qui est, comme chacun sait, d’apporter du bonheur, je l’accompagne en déposant sur ce blogue une ressource, tout au long de décembre, chaque fois que j’en aurai l’occasion.
Si pour vous aussi, bonheur rime avec lecture, voici de quoi vous aider à faire des choix judicieux pour vos jeunes, de 4 à 17 ans.

Pour tous les détails, accédez au site de Communication-Jeunesse.

Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA).

La 16e édition de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur,   Mille et une sources … Partagez! met l’accent  sur les personnes qui partagent leurs coups de cœur et font ainsi la promotion du livre en dehors des institutions, dont c’est la mission première. Que l’on pense aux médias, aux différents événements culturels, aux festivals littéraires, aux réseaux sociaux ou aux clubs de lecture, le bouche à oreille est une source d’inspiration.

Vous avez envie de faire une activité pour souligner cette Journée, qui se tiendra les jeudi 21, samedi 23 et mardi 26 avril 2011 ?
Le comité organisateur de la JMLDA attend vos projets! Rencontre d’auteurs, lectures publiques, activités d’animation autour de la lecture et du livre, spectacles, sont quelques exemples d’activités admissibles.

Pour déposer un projet ou pour avoir plus d’information sur les critères d’admissibilité : Appel de projets. Faites partie des passionnés qui ont envie de partager leur amour des livres et de la lecture,
et ce, toute l’année durant.

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com




J’ai encore exagéré…
11 mai 2010, 21:59
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Ouch! La facture est salée!
La semaine dernière, je vous parlais du dernier livre que j’ai commandé chez Chenelière.

Le problème, c’est que je me comporte comme si j’avais une dépendance. En fait, je me demande si c’en est une… ;-(
Après moult recherches, j’ai trouvé de tout, des AA à tout ce que vous voulez d’anonyme, sauf les outrelecteurs-de-livres-de-pédagogie-anonymes…

Je commande donc « La lecture et les garçons ».  J’ajoute « 50 stratégies en littératie », que je fais suivre de « 40 mini-leçons efficaces pour enseigner l’écriture » et, tant qu’à faire, « Question de réflexion ».

Comme si ce n’était pas assez, j’ajoute « Connaître son profil dominant », « La rétroaction efficace » et « Un enseignant bien outillé, des élèves motivés ».

Sept livres que je dévorerai, petit à petit, ou par gros morceaux, dépendant du temps qu’il fera les prochains dimanches après-midis ou certains jours de pluie. 

Que j’emmènerai avec moi  à l’école, dans le bain  ou dans l’autobus.   Comme si je n’arrivais jamais qu’à saisir la pointe de l’iceberg des dernières découvertes de la pédagogie ou des neurosciences.

Les plus amusants sont ceux qui viennent avec un CDRom; vous savez, ceux de Brigitte Stanké, ou de Brigitte Dugas , comme le récit ou la grammaire de la phrase en 3D… PAS-SION-NANT !

L’autre problème, c’est qu’avec le peu de temps que j’ai pour lire, il n’y a plus de place pour d’autres formes de lecture.
J’en parle rarement, à l’école. Peur de passer pour une… je ne sais pas, moi, une …

Je jasais bouquins à l’heure du lunch, récemment, avec une enseignante. Elle se tape de gros livres , surtout des romans. Voilà que j’y vais de mes conseils de lecture : Le gars qui a écrit des briques au sujet de l’édification de cathédrales, parait que c’est bien… Un prochain roman: Février.

Il y a bien les Amélie Nothomb et  les Dany Laferrière, que j’aimerais mieux connaitre, mais que je reporte  aux calendes grecques.

C’est décidé, cet été, je plonge dans ces nouvelles eaux.

Mais chut, entre-temps, n’en parlez à personne…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Hors de la boîte, point de salut ?

                                                

On le sait. On a parfois l’impression d’avoir tout essayé. Pour trouver des solutions, il faut souvent penser « En dehors de la boîte ».

Soit une situation  :
Un élève en difficulté, lecture et écriture. 5ème année. Motivation à la baisse. Évidemment.Tout est à travailler…
La compréhension en lecture, l’orthographe d’usage et grammaticale, les accords, les conjugaisons, les homophones,  alouette !

Je l’avais rencontré, maintes fois, en consultation. Il faisait des progrès importants, mais inconstants.
On avait beau, ses parents, son enseignante et moi, tenter de l’aider au mieux, les performances demeuraient en dents de scie.
J’écarte encore aujourd’hui la possibilité d’un trouble spécifique d’apprentissage, vu les résultats qui sont parfois si positifs.
Il faut pourtant régler une fois pour toutes ces difficultés. Il est au 3ème cycle, quand même!
 
M’est revenu en mémoire un documentaire, à la télé, dans lequel s’exprimait Normand Latourelle, le créateur et maître d’oeuvre de Cavalia, un spectacle unique.  Si vous l’avez vu, vous ne douterez pas une seconde de ce qui suit…

M. Latourelle expliquait son succès à dresser les chevaux de façon à leur faire faire littérallement tout ce qu’il voulait. Sans crainte et sans contrainte.

Il utilisait d’abord son remarquable sens de l’observation, pour connaître chacun des chevaux qui était sélectionné pour faire partie du spectacle. Comme il disait, il apprenait alors à parler son langage. Il considérait ce que le cheval aimait, ce dont il avait besoin, son tempérament. Ensuite, il mettait ses énergies à parler son langage. Avec le succès qu’on lui connait.
Ce passage m’avait particulièrement inspiré.

En tant qu’enseignants, est-ce qu’on prend la peine de connaître nos élèves, et  de parler leur langage?
Je suis plus certaine de la première partie de la question que de la deuxième…

Soit une solution :
Je propose aux intervenants, lors d’une rencontre, les modalités suivantes:
On retire l’élève de l’école les vendredis.
Je me connecte à MSN Messenger, avec lui, à l’heure indiquée.
Nous ferons un total quatre heures d’échanges durant la journée, à distance.
Bien sûr, on aurait pu utiliser aussi une webcam, mais j’ai préféré qu’on s’en abstienne.
De cette façon, l’élève devra lire toutes les consignes, les comprendre, et y donner suite. 
Bon, on s’entend que c’est une situation privilégiée, mais c’est intéressant quand même, vous allez voir…

Toujours en compagnie d’un de ses parents, l’élève travaille de façon intensive sa compréhension de 
lecture et ses compétences en écriture.
 
Je le réfère à des sites Internet, il y en a plein sur mon Delicious 
Des dictées virtuelles, des activités interactives de toutes sortes…
Mon art consiste  à lui faire vivre des succès tout en lui proposant des situations  qui comportent
des difficultés graduelles de façon à ce qu’il fasse de véritables  apprentissages,
et comme M. Latourelle le suggérait, selon ses intérêts.

Bien sûr, même si on utilise un médium qui s’y prête habituellement, pas question d’utiliser
abréviations  ou langage MSM.
Pas que je suis contre, mais le but à atteindre ne s’y prête pas dans ce cas.

J’enregistre toutes les conversations que nous avons, et je les fais parvenir à son enseignante
et au directeur de son école à la fin de la journée. 
 
De mon côté, je note les types d’erreurs, pour planifier les prochaines sessions.
Les difficultés sont ciblées de façon précise.
Les progrès sont observables et mesurables.
Les rétroactions sont immédiates.

On va faire du bon boulot.
En parlant son langage. 😉

Mise à jour du vendredi 16 avril 2010 :
C’était notre 3ème vendredi aujourd’hui.
Nous avons établi un code de couleurs qui nous permet de mieux nous comprendre. Si je dois le reprendre une  2ème fois pour le même type d’erreurs, j’utilise une autre couleur. Daniel voit donc qu’il s’agit d’un nouveau rappel et y porte encore davantage attention, ce qui renforce mon intervention. 
Il développe son autonomie, et les automatismes reliées aux compétences en écriture. Déja, de beaux progrès sont observés.
Je les attribue en partie à la rapidité de la rétroaction
Il le dit lui-même: Avant, je faisais un texte, le prof le corrigeait et j’en avais la correction quelques jours plus tard, alors que j’étais déjà ailleurs…  Maintenant, j’écris en sachant que je serai lu, dans un  délai très court. 
J’attribue aussi les progrès au fait que s’il fait une erreur sur une notion déjà vue, je lui demande de se reprendre en réécrivant la phrase au complet.   J’sais pas pourquoi, mais il se relit davantage, maintenant 😉

Mise à jour du vendredi 23 avril 2010:
C’était notre 4ème vendredi aujourd’hui.
Comme Daniel est un sportif, je l’ai invité à regarder le défilé des athlètes sur LCN. Il habite trop loin de Montréal pour pouvoir y assister, mais il a pu s’y joindre à sa façon. Je l’ai invité à lire des articles qui y faisaient référence, avant le défilé. Puis, nous avons bavardé de tout et de rien, après ce visionnement, et il a construit des phrases qui exprimaient ce qui l’avait le plus surpris ou ce qu’il avait appris en voyant ce défilé.
Intéressant comme on peut connaître quelqu’un juste en le laissant  communiquer. Il n’a pas l’impression de subir un test, ni rien. On jase de ses impressions, comme si on avait une conversation verbale.  Ça fait ressortir les faiblesses, comme les forces et les progrès, aussi. Les progrès, je les souligne et renforce ses efforts. Les faiblesses, je les remarque et travaille avec lui les notions qui s’y rapportent.  Je l’envoie sur des sites Internet où il peut consolider des  notions , je lui fais parvenir des télécopies , toujours en lien avec une difficulté qu’il vient de vivre. 
Je ne lui fais pas faire d’exerciseurs AVANT. Seulement quand il a réalisé qu’il est en panne pour une notion quelconque.  Il bute sur un homophone, ne sait pas comment accorder un participe avec Être, se trompe entre QUELLE et QU’ELLE, ne sait pas accorder un verbe avec le pronom ON… Vite, je lui sors un exercice qu’il sait en lien avec ce qu’il a voulu écrire.  Motivation, vous dites ?
 
Je savais que Daniel avait eu plusieurs otites en bas âge. Mais en lisant ce qu’il écrit, je constate de plus en plus que ce qui est lacunaire a un lien avec une faible discrimination auditive de certains sons.  Par exemple, aujourd’hui, il m’écrit un À au lieu d’un A.  Je lui demande comment il fait pour savoir quand c’est un ou quand c’est l’autre.  Il me répond que quand on peut remplacer par AVEC, c’est A.
Hum… Remplacer par AVEC… Il n’y a pas beaucoup de phrases qui ont du sens si on substitue A par AVEC, d’où sa confusion. J’ai donc pu rétablir la situation.  Et j’aurais plein d’exemples comme ça. 
Nous devions terminer à 15:00h. Conversant à bâtons rompus, ni l’un ni l’autre n’avons remarqué l’heure. C’est Daniel qui a remarqué le premier qu’il était 15:43h.    Nous nous sommes quittés à regret, après avoir échangé durant plus de quatre heures, en tout, aujourd’hui, et seulement par écrit, sur MSN Messenger.   

Mise à jour du mardi 27 avril 2010

 

Aujourd’hui, je viens vous faire part des nouveaux développements et échanges entre les différents intervenants.
D’abord, un courriel échangé il y a trois jours …  

Bonjour ,
Ce message s’adresse à M. LeDirecteur et à Mme SonEnseignante.
Je vous écris aujourd’hui pour vous faire un suivi concernant l’aide que j’apporte à Daniel, élève de Mme SonEnseignante
Depuis que nous travaillons ensemble, avec les mesures que vous connaissez, Daniel fait des progrès constants.
 
À la lecture du fichier attaché, qui relate nos conversations écrites, vous remarquerez que des confusions auditives ressortent, ce qui peut expliquer en partie les difficultés en écriture et en  compréhension de lecture de l’élève. Outre des sons qui sont confondus entre eux ( j / ch, f / v, é / è) nous pouvons aussi constater que toute la compréhension des règles de la grammaire est affectée.
 
Par exemple, dans le cas de l’homophone a /à , lorsque j’ai demandé à Daniel comment il s’y prend pour choisir entre les deux graphies, il m’a répondu qu’il s’agit de remplacer par AVEC
Or, dans ce cas, aucune phrase n’aura plus de sens avec ce mot.
Je n’aurais peut-être pas remarqué, à l’oral, mais c’était plus apparent, à l’écrit…
  

J’ai donc réajusté en lui expliquant qu’il s’agit plutôt du verbe avoir, à l’imparfait…  Ce qui a , bien entendu, éclairé davantage sa lanterne.
 
Le travail que nous faisons à l’écrit m’en dit donc beaucoup au niveau des difficultés particulières de Daniel. Celles-ci sont possiblement reliées au fait qu’il a subi de nombreuses otites, avec introduction de tubes dans les oreilles (à 3 reprises), avant l’âge de 5 ans.
Le développement de son langage s’en est aussi trouvé affecté.
Les parents ont vérifié avec l’ORL et l’acuité auditive semble normale.
  

L’aspect expressif et réceptif de son langage, à l’oral comme à l’écrit, accuse un retard important, de même que l’acquisition de son vocabulaire et de ses connaissances générales.  

En échangeant ensemble par écrit, Daniel doit lire les consignes, les comprendre et y réagir. Il m’est alors facile de mesurer sa compréhension. Si, en me répondant, il commet une erreur, la rétroaction qu’il obtient, dans un délai très court, lui permet de s’ajuster. De même, quand il réussit ou qu’il démontre du progrès, le renforcement positif ne se fait pas attendre.
 
Je reste persuadée qu’un travail intensif de la rééducation de l’écrit, mené de cette façon, contribue à faire progresser Daniel.
Vous pourrez d’ailleurs prendre connaissance des écrits que nous échangeons, par le biais du fichier attaché à ce message.
 
Ma principale préoccupation, en ce qui concerne les apprentissages faits par Daniel, sont de l’ordre du transfert de ceux-ci dans ses travaux en classe, ou ailleurs.
 
Il serait important de savoir si, en situation de travail en classe, par exemple, Daniel applique ses nouvelles connaissances, et devient donc plus compétent dans ses productions écrites. Les homophones travaillés sont-ils dorénavant appliqués (er / é, à / a,
on/ ont, c’est / ses / ces / sait ) ?   Certaines de ces notions sont encore fragiles, mais y a-t-il, selon Madame SonEnseignante, amélioration ? 
  

La majuscule et le point, qui sont maintenant acquis, sont-ils appliqués à l’écrit, maintenant ?
L’orthographe d’usage s’est-elle améliorée ?     Utilise-t-il davantage ses outils de références ? 
 
Les réponses à ces questions me seraient utiles pour adapter l’enseignement que je lui dispense.
  

Notons aussi que je lui ferai parvenir dès cette semaine un dictionnaire visuel (Québec-Amérique) qu’il pourrait utiliser pour ses productions écrites, par exemple, et qui vise essentiellement le développement de son vocabulaire.  Daniel gagne à utiliser un maximum de supports visuels.  

Si vous connaissez déjà les dates des examens d’écriture qui auront lieu en juin, ce serait bien apprécié que vous me les fassiez parvenir.  Daniel doit se présenter à ces examens, mais je doute fort qu’il puisse les réussir, l’écart étant très grand entre ses acquis actuels et les attentes de fin 5ème année.  

M. LeDirecteur a-t-il eu la chance d’explorer le logiciel ‘Hop! Écrire’ dont je lui parlais?
Nous commencerons à l’utiliser dès que la phrase de base sera suffisamment travaillée.
  

Aussi, nous comptons sur la possibilité de poursuivre l’aide durant l’été, de façon intensive, et amener Daniel à faire des progrès significatifs. Il faudrait déjà prévoir lui faire passer un examen de reprise en août, par une enseignante de votre établissement, afin de cerner davantage son niveau véritable à la rentrée.
 
Au plaisir de vous reparler,
Marielle Potvin, orthopédagogue  

Le lendemain, je reçois ce courriel de M. LeDirecteur:  

Bonjour Marielle,
Je débute par te dire que je suis inquiet du cheminement de Daniel.  En effet, son enseignante n’observe pas de transfert en classe malgré tous les beaux efforts qu’il met avec toi le vendredi. De plus, il semble mettre encore moins d’effort en classe et demeure dérangeant pour le reste du groupe.
 
Selon toi, est-ce une réaction normale suite à ce qui a été entrepris?  Réagit-il au nouveau fonctionnement?  Est-il en recherche d’un suivi 1 à 1 même à l’école?
 
J’aimerais aussi vérifier quelque chose avec toi.  Mme SonEnseignante me signale qu’elle observe des comportements qui a première vue ressemblent à un comportement TDAH.  Voici ce qu’elle observe :
 
–         Daniel bouge beaucoup en classe : tape du pied, tape sur son pupitre
–         Il parle constamment lorsque ce n’est pas le temps; il passe souvent des commentaires qui sont hors propos.
–         Il s’oppose aux demandes de l’adulte (enseignante et spécialistes)
–         Il est aussi très impulsif dans ses gestes et paroles
 
Qu’en penses-tu?  Observes-tu toi aussi des choses de la sorte?
 
Finalement, as-tu des idées pour rendre le travail de Gabriel plus efficace?
 
J’attends de tes nouvelles
Merci  


Voici la réponse que je lui ai fournie, peu après:
  

Bojour M. LeDirecteur,
Je comprends tout à fait vos inquiétudes. 
  

Présentement, je recommande une évaluation pour vérifier si Daniel ne serait pas atteint d’un trouble qui s’appelle le « trouble du traitement auditif « , anciennement appelé ‘trouble de l’audition centrale’.  

Il s’agit d’un trouble peu connu, et qui n’a rien à voir avec son acuité auditive.
Je vous laisse d’ailleurs un document à cet effet :
http://www.raymond-dewar.qc.ca/doc/def_FAQ_TTA.pdf
 
À la lumière de ce que je lis quand Daniel écrit, des informations que cela m’apporte (et j’ai des surprises, même si je le connais bien), je soupçonne de plus en plus que Daniel soit atteint de ce trouble.   J’en ai déjà parlé aux parents, et leur ai donné des références en ce sens, lors d’une conversation téléphonique, hier.
 
Je propose donc une évaluation à l’Institut Raymond-Dewar, plutôt qu’au CIME ou au CENTAM.
  

Essentiellement, nous visons à obtenir davantage de mesures d’aide concrètes pour Daniel. Éventuellement, cela pourrait mener à l’utilisation d’un système MF, si l’hypothèse se confirme. Dans presque tous les cas, nous voyons alors la situation évoluer positivement.  

Ce qui peut ressembler à des problèmes de comportement (ignorance des consignes et de l’adulte, seuil de tolérance à la frustration très bas, irritabilité et autres manifestations) peuvent être associées au fait qu’il soit atteint d’un trouble du traitement auditif.   

Daniel semble avoir de plus en plus de difficultés à composer avec les frustrations qu’il accumule depuis déjà plusieurs années,  les exigences à son égard devenant de plus en plus grandes avec le temps et le passage à des niveaux supérieurs. Il devient aussi de plus en plus conscient qu’il ne répond pas aux performances attendues, malgré ses efforts.  

Récemment, je me suis trouvé avec lui dans un lieu public. Daniel était étonnament silencieux.
Typique. Le bruit ambiant semble le fatiguer, et les consignes sont mal comprises, d’où une grande frustration de sa part.  Si on tient compte de ses otites à répétition et de son retard dans l’acquisition du langage, le TTA prédomine dans les hypothèses, bien avant une dyslexie ou un trouble de l’attention. En fait, ce dernier en serait plutôt une manifestation, au même titre que son manque de vocabulaire et de connaissances générales.
Par ailleurs, ses performances plutôt bonnes en mathématique nous indiquent que Daniel se débrouille mieux avec des éléments concrets, accompagnés de supports visuels et faisant appel à la logique plutôt qu’aux habiletés langagières.
 
Le manque de transfert de ses apprentissages pourrait aussi être relié à cette situation, car il éprouve beaucoup de difficultés à gérer plus d’une information à la fois. Ses problèmes d’organisation pourraient aussi être expliquées par un trouble de cette nature.
  

On peut constater facilement ces derniers éléments en prenant connaissance de ses écrits sur MSN Messenger. Il a du mal à comprendre l’utilisation des référents et à respecter le rythme d’une conversation écrite à tour de rôle.
 
D’ici à ce qu’on en sache davantage au sujet de la nature des difficultés de Daniel, le mieux que l’on puisse faire est de le supporter en lui donnant une seule consigne à la fois, de préférence par écrit et de lui faire reformuler celle-ci,  afin d’en mesurer le degré de compréhension.
  

Les consignes données verbalement devraient aussi être données par écrit (au tableau, par exemple) chaque fois que c’est possible.
 
Finalement, il est important de veiller à ce que Daniel utilise son carnet de bord, qu’il doit compléter chaque jour pour y noter ses difficultés d’ordre académique.
 
Nos encouragements lui sont plus que jamais nécessaires. Il est de plus en plus conscient de ses difficultés et sans un virage majeur, nous savons qu’il serait à risque de se décourager davantage.
 
Bien sûr, je vous tiendrai au courant des développements futurs. 
  

Merci de l’attention que vous portez au cheminement de Daniel.
Je demeure, bien entendu, disponible pour vous fournir toute autre information et pour échanger avec vous. Comme vous avez déjà enseigné à Daniel,votre apport et vos observations sont  importants pour valider certains des aspects soulevés.  

Salutations cordiales,
Marielle Potvin, orthopédagogue
  


Pour ceux que ça pourrait intéresser, voici des liens à suivre pour en connaître davantage au sujet du TTA:
  

http://j.mp/azlHNS
 
http://j.mp/9Rbjn5
 
http://j.mp/9Ztc73  

J’ai transmis ces infos aux parents de Daniel et à son école.
 
Aussi, vous trouverez ici une trousse d’intervention en salle de classe qui pourrait aider les enseignants à intervenir efficacement auprès d’un enfant qui est atteint d’un TTA   :
http://j.mp/a7g7OI   47 pages d’infos pratiques  😉  

Mise à jour du jeudi 29 avril 2010:

J’apprends que l’Institut Raymond-Dewar n’accepte pas de faire de suivis auprès d’élèves qui ne sont pas de la région de Laval ou de Montréal. Comme Daniel et ses parents habitent dans Lanaudière, il n’auront pas accès à leurs services. Je les réfère donc à la Clinique LOBE http://www.lobe.ca/site/index.php?s=9 . Ils sont présents dans plusieurs régions du Québec. 
Les parents ont obtenu facilement un rendez-vous pour le vendredi 7 mai prochain ! Il s’agit d’une clinique privée.
Bienvenue dans un monde à deux vitesses…
  

Bien sûr, j’ai des doutes. Je suis peut-être dans le champ. Je préfère toutefois suivre mon intuition que d’éliminer cette hypothèse par peur de me tromper.
Les conséquences seraient bien moins lourdes si je me trompe, de toutes façons.
À suivre…  

Surtout, je ne suis pas restée seule dans cette prise de décision. Depuis que j’ai soulevé l’hypothèse d’un TTA, j’en ai beaucoup parlé avec les parents, et il reconnaissent très bien leur fils dans la description des caractéristiques qui entourent ce trouble neurologique. Ils vont de l’avant pour une évaluation, en toute connaissance de cause, puisque l’information a circulé librement

Mise à jour du lundi 3 mai 2010: 

J’ai communiqué avec Daniel, vendredi dernier. Peu à peu, il acquiert des automatismes et vit de petits succès. Je lui ai fait parvenir un dictionnaire Mini Visuel, de chez Québec-Amérique. Ça va l’aider à développer son vocabulaire. On en est encore à travailler la structure de phrase et l’orthographe, mais avec ses outils en ligne   http://j.mp/cnvOsw  il a accès rapidement à l’aide qui lui est nécessaire.  Nous avons parlé hockey, il a fait plusieurs phrases bien construites, à la forme affirmative et négative, et il commence à démêler plusieurs homophones.
Je le vois avec ses parents, vendredi prochain,  juste après son examen auditif.  J’attends les résultats avec impatience, car si son audition est bonne, l’audiologiste procèdera sous peu aux tests de traitement auditif.    Et si c’était cela ??  
 



Un cadeau d’ Europe !

                                        

On n’imagine pas toujours jusqu’où peut aller la magie de l’Internet.
L’autre jour, je reçois dans mon courriel un message : 

Décembre est le mois de Noël…. et celui des cadeaux …. 

En collaboration avec Marie-Hélène Lafond, auteur amateur qui en a imaginé l’histoire, 

je vous propose de découvrir et de télécharger librement un récit de Noël 

aux couleurs de facilecture et de facilalire, outils d’aide à l’apprentissage de la lecture. 

                  Il a pour titre :    Le costume du père Noël. 

Le livre à fabriquer pas à page permettra à vos élèves, à vos enfants, 

de découvrir une histoire originale en réalisant page à page un petit livre pour Noël, 

et de colorier les illustrations enfantines qu’il contient, imaginées par Adèle, 13 ans. 

Soyez donc la première au Québec et au Canada à le mettre en ligne sur votre blogue. 

Bien cordialement, Francis Ribano 

Je ne connaissais pas cet auteur. Je me rends donc sur son site

On peut y lire, en avant-propos: 

L’accompagnement d’élèves en difficulté dans l’apprentissage de la lecture a régulièrement suscité en moi la réflexion suivante : 

Ils sont perdus dans la jungle des lettres et n’arrivent pas à trouver leur chemin dans ce labyrinthe. Ils cherchent, tournent en rond, s’épuisent et abandonnent. 

Pourtant la clef est là, sous leurs yeux, dissimulée dans cette jungle de lettres, mais ils ne la voient pas. 

Comment les aider à la voir ?J’en suis arrivé à me poser la problématique suivante : comment, sans modifier la structure même de la langue écrite, introduire en elle -dans son corps même- des indices visuellement perceptibles qui permettraient d’aider un apprenant à saisir le code de fonctionnement de la langue et partir à sa conquête ? 

Si l’on pouvait de manière simple signaler visuellement à l’apprenant la valeur sonore des graphèmes dans un texte, sa tâche en serait facilitée. 

Comment l’aider à « voir les sons » ? Après bien des recherches, tâtonnements, expérimentations, je suis parvenu progressivement à mettre au point un procédé et un outil répondant à l’objectif que je m’étais fixé. 

Ce procédé, je l’ai nommé facilecture. 

Comme son nom voudrait le signifier il a pour objectif de faciliter l’apprentissage de la lecture. 

Je continue ma visite pour apprendre que M. Ribano a mis au point un procédé d’apprentissage de la lecture digne d’intérêt. 

Voilà une belle  raison d’apprécier ce beau cadeau, qui m’est arrivé, comme ça, me proposant une belle découverte. 

À mon tour maintenant de vous en faire profiter. 

Mais oui, allez-y, vous pouvez le déballer  dès aujourd’hui ! 

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181 



Lire et écrire en première année… et pour le reste de sa vie

Tous les enseignants qui ont un jour tenu ce livre  entre leurs mains vous le diront, c’est un incontournable. Surtout si on enseigne au primaire.  Une grande source d’inspiration.

Je découvre aujourd’hui une vidéo qui décrit de façon magistrale l’approche pédagogique qu’adopte M. Nadon.
Écoutez bien les paroles de cet enseignant. Observez bien les comportements et les réactions des petits qui lui sont confiés. Laissez-vous séduire. 
Il enseigne avec passion à partir des livres de littérature jeunesse et non de manuels scolaires. 
Il vous faut  voir,  absolument , l’aménagement  de sa classe qui montre une organisation spatiale tout à fait particulière où on a le goût de s’arrêter et de passer un moment agréable. Il y a même une baignoire avec des coussins. N’est-ce pas un lieu de lecture tout à fait original et attirant ?

Il n’est pas suffisant de juste apprendre à lire aux enfants; nous devons aussi leur donner quelque chose qui ouvrira leur imagination, quelque chose qui les aidera à donner un sens à leur existence et qui les encouragera à tendre la main vers des personnes dont les vies sont différentes de la leur.»   Katherine Paterson,   Le Royaume de la Rivière

C’est ce que fait magnifiquement cet enseignant.

livres

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Doux novembre
6 novembre 2009, 00:00
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Avec les soirées qui allongent, quelques plaisirs retrouvés. On se fait comme un cocon, avec la soupe qui mijote et le feu dans le foyer. Les bulbes sont plantés et les oiseaux reviennent aux mangeoires.
Le chat reste plus souvent à l’intérieur, le temps s’écoule plus lentement…
Et  il y a les livres… les livres sous toutes leurs formes.

Voici quelque chose d’intéressant,  pour faire changement:

lecture-enfants

Histoires, légendes, contes, documentaires, poésies, comptines, chansons…
Tout, pour faire grandir le plaisir de lire.  Pour petits et grands 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Changez votre vie !
17 octobre 2009, 13:00
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livre-magique-thumb2967001

 

Abonnez-vous !  
Tous les détails ici .

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Les points sur les i
7 octobre 2009, 22:38
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Depuis la rentrée , cette année, la commission scolaire au Coeur-des-Vallées a mis en place un nouveau programme de lecture obligatoire dans ses écoles. Jusqu’à maintenant, 6000 élèves de cette commission scolaire de tous les niveaux participent au programme.

Je lisais ça sur Twitter.  Radio-Canada  en a fait mention aujourd’hui.  C’est loin d’être le premier programme du genre à être mis en place, et pourtant, y a encore des gens qui y croient…

Le nouveau programme, appelé Cultivons la lecture à l’école, vise à inciter les élèves du primaire et du secondaire à s’intéresser à la lecture. C’est aussi une façon de lutter contre l’analphabétisme.

Ben voyons.    Inciter ?    Lisez obliger.   À les intéresser ? Vous voulez rire…  Bien qu’il soit vrai que le niveau d’habiletés en lecture ait une incidence directe sur le taux d’ analphabétisme, on voit ici un lien qui relève d’un pur sophisme. Comme si la coercition avait la moindre chose à voir avec le développement du plaisir de lire.
Et sans plaisir, il n’y a que peu de développement de ces habiletés, comme chacun le sait. 
Ça m’a toujours fait réagir, moi, ces mesures. À une certaine époque, on avait lancé dans mon école le 15 minutes de lecture du matin. À la base, je sais bien que l’intention était bonne… Le chemin vers le décrochage est pavé de bonnes intentions.  

Tout le monde dans l’école lisait durant cette période.  Mais vous ne voulez pas que je vous parle du climat tendu qui régnait dans certaines classes. 
Non, je suis sûre que vous voulez pas.

Je sais pas pour vous, mais si j’aime faire une activité, mettons tricoter. N’importe quoi. Si, avant de m’absorber dans cette ativité, vous me prévenez que dans 15 minutes on arrête tout, j’ai même pas le goût d’être dans le bain. Mais non, je ne tricote pas dans mon bain, mais je sais d’avance que je serai frustrée de me faire couper le sifflet.
Enfin,  vous comprenez. 😉

Si j’y suis obligée, je vais faire semblant de tricoter. Et j’attendrai un meilleur moment (encore heureux si la motivation me revient) pour commencer à compter mes mailles et mes rangs.

Parlant de rangs , l’histoire ne dit pas si la lecture en question est imposée ou pas. Je serais prête à parier que oui. Tu es obligée de lire (mais on ne te le dira pas comme ça), et en plus, tu devras lire ce que je choisis que tu peux lire. J’ai déjà abordé cette question ici.   (Vous êtes ici témoin de mon premier lien vers un autre article de mon blog. Merci à Stéphane Brousseau. J’ai fait ce nouvel apprentissage sans que personne ne me l’impose, juste par besoin. C’aurait pu être parce que j’en avais le goût, aussi. Ou un combo des deux. Y a que ça de vrai. Le goût et le besoin, pour apprendre.)

Et on continue:

« S’il n’y a pas de difficultés d’apprentissage en lecture, il y a moins de décrochage dans ce sens. Donc, encore là, l’enfant s’en va vers la réussite. C’est motivant puis c’est bon sur leur confiance en eux-mêmes aussi », souligne la conseillère pédagogique Sonia Labelle.

Traduction libre: Si,  malgré tout notre travail de sabotage , l’enfant ne s’en tire pas trop mal, il y a de fortes chances qu’il ne décroche pas. Il sera rentré dans les rangs, sera docile et deviendra un bon petit soldat. Nous appelons cela la réussite. Il se sentira fier de correspondre à ce qu’on attend de lui, jouera son rôle dans la société et comptera les dodos avant sa retraite comme bon nombre d’enseignants le font. Heureusement qu’il aura aussi appris à compter.  

Tous les trucs sont bons pour intéresser les jeunes à la lecture. « Je me sers de la force des [élèves de] deuxième année, qui savent déjà lire au moment où on en parle au début de l’année, pour intéresser mes élèves de première année à la lecture », explique l’enseignante Johanne Clément.
Traduction libre: Tous les trucs sont bons. Malgré ce que l’on sait maintenant au sujet du processus d’apprentissage de la lecture, on continue de faire comme en 1960, à quelques variantes près.

Ce que la commission scolaire souhaite avant tout, c’est de développer le plaisir de lire. Une évaluation des progrès en lecture aura lieu à la fin de chaque mois.
Quand nos élèves auront passé au travers une première année, qu’ils commenceront à maitriser le décodage et la globalisation, on évaluera ces habiletés. Rien à voir avec le plaisir de lire.

Dans son ouvrage, ‘ Au bonheur de lire’, Dominique Demers nous propose d’offrir à nos enfants tout ce dont ils ont besoin pour découvrir le bonheur de la lecture. Des secrets précieux, des méthodes infaillibles, des coups de coeur…   Vous ne trouverez pas de suggestions de programmes de lecture obligatoire dans cet ouvrage.

Merci à Daniel Pennac, qui, dans son livre ‘Comme un roman’, nous rappelle avec pertinence les droits imprescriptibles du lecteur:

Le droit de ne pas lire

Le droit de sauter des pages

Le droit de ne pas finir un livre

Le droit de relire

Le droit de lire n’importe quoi

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n’importe où

Le droit de grapiller

Le droit de lire à voix haute

Le droit de nous taire

Daniel Pennac

Mise à jour du 25 octobre 2009 :   Il me plaît d’ajouter un lien  à ce billet, vu la pertinence de son sujet  :    http://j.mp/3NfExO 

Pour continuer la réflexion…

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181

 



Il était une fois… Le livrel
8 septembre 2009, 23:06
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Kindle DX

Un étudiant revient de sa première journée de classe…

Il transporte avec lui tous ses livres, qui ne pèsent en tout que quelques grammes.   Voyez:

Ceux-ci  peuvent être achetés 24H/24H et 7j/7 depuis n’importe où dans le monde, et téléchargés en quelques minutes.

Ils sont souvent vendus nettement moins chers que les livres papier, alors qu’ils contiennent la même œuvre avec la même qualité de mise en page.
De nombreux livres ou revues numériques peuvent être achetés par parties, articles ou chapitres, et ses parents n’ont payé que pour le contenu qui leur a été suggéré…

S’il le désire, cet étudiant peut agrandir la taille des caractères,  rechercher des mots dans tout le texte, utiliser des fonctions de navigation hypertexte au sein du livre ou vers des sites Internet, ajouter des notes personnelles ou des signets sans abîmer le texte.
Il peut lire n’importre où, même en plein soleil, car  avec son  écran mat, qui rappelle l’effet du papier journal (e-ink)  il est  moins éblouissant pour les yeux qu’un écran d’ordinateur.

Cet outil s’appelle un livrel. C’est ça, comme courriel 😉 

Un livrel peut contenir plusieurs centaines d’œuvres.  Un livre devient un objet interactif et ouvert !

Aux États-Unis, un livrel (Kindle DX), avec un écran de 24 cm en diagonale et muni d’un mini-clavier, est aussi disponible. En fait, c’est en prenant connaissance de son existence que je me suis décidée à écrire ce billet. Vous croyez que la description que je viens de faire relève de la science-fiction ? Je le croyais aussi.

Les livrels de dimensions similaires à un Ipod ne me semblaient d’aucun intérêt. Avec leur rétro-éclairage et leur petit format,  je voyais mal comment on pouvait y lire confortablement un texte.

En fait, c’est en tant qu’orthopédagogue que cet objet a attiré mon attention, puisqu’il possède aussi une fonction de synthèse de la parole qui permet de se faire lire des textes. Je connaissais déjà cette fonction, puisque plusieurs de mes élèves utilisent déjà le Word-Q, un outil d’aide à la rédaction:  http://bit.ly/2w2x64 
 
Celui-ci peut lire tout document numérisé ou production écrite à l’aide de la synthèse de la parole.  Je suis toujours étonnée d’entendre à quel point l’intonation semble naturelle. J’ignore s’il en est de même pour le livrel, mais si c’est le cas, j’entrevois des possibilités formidables pour les élèves atteints de troubles d’apprentissage.

Imaginez…

L’élève dyslexique pourra se concentrer sur le contenu d’un texte plutôt que sur son décodage. Il aura ainsi accès au sens beaucoup plus facilement. Textes de sciences, énoncés de maths, actualités, littérature… tout serait dorénavant à sa portée. Le plaisir de lire risque de croître avec l’usage. Et je ne vous parle pas du dos de cet étudiant, qui sera bien content 😉

Avec le lancement, en août dernier, du site http://bit.ly/37X1lZ  tout un choix s’offre au lecteur qui utilise le livrel.  Je vous laisse en rêver…Pour le moment, c’est ce que la plupart d’entre-nous feront. 
Jusqu’à ce que les prix baissent, d’ici quelques années 😉   http://bit.ly/12158K

Mise à jour :  http://j.mp/w4QOr     (2009-10-01)   Quatre questions au sujet des E-Books.   Anabelle Nicoud, LaPresse

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181