Marielle Potvin, orthopédagogue / marielle.potvin@gmail.com


Pour améliorer mes compétences en anglais !!

Le sujet m’intéresse.

En plus, je vous ai dit que je publierais d’autres vidéos au sujet de ce documentaire.

Faudrait bien que je comprenne comme il faut de quoi il s’agit !

Toutes les conditions nécessaires sont réunies. C’est comme ça que j’améliore ma compréhension de la langue anglaise 😉

Dans celle-ci on voit comment cet enseignant gère l’intimidation, dans sa classe. Comment il leur inculque l’empathie et les aide à développer leurs valeurs humaines.

Dans cette autre, un bel exemple de solidarité de la part des élèves. Remarquez comment M. Kanamori écoute les élèves et comment il tient compte de leurs besoins et de ce qui peut se développer de meilleur en eux. 

Il les aide à développer leur intelligence émotionnelle et tant d’autres valeurs, ce qui en fait pour moi un modèle  des plus inspirants. 

 

 

Je n’aurais pu trouver meilleur sujet, pour mieux apprendre l’anglais.
Pour arriver à vraiment tout comprendre, il me faudra les écouter plusieurs fois.
Aucun problème, J’y apprendrai tellement  plus que du vocabulaire et des expressions… 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue

 

 



Quelques sourires

Ce qu’il y a de plaisant, dans ces formations, c’est le fait que des enseignantes de milieux différents, rendues à des étapes différentes de leurs carrières, se rencontrent en dehors de leur milieu scolaire pour se ressourcer.  Les expériences partagées, les solutions mises en commun, l’énergie générée par ces échanges nous ont toutes beaucoup apporté.

Ce matin, nous avons abordé la question des comportements inappropriés, en classe. Comment les gérer, en réaction mais surtout en prévention, et ainsi développer notre plaisir d’enseigner.

Je tiens à souligner l’apport des enseignantes qui ont participé à l’atelier donné ce matin. Elles sont responsables de leur formation continue. Elles se l’approprient et se sont véritablement engagées dans une pratique réflexive  de leur profession (actuelle ou future).  
 
Merci à toutes les participantes !
Merci de me donner l’opportunité de partager avec vous.

Marielle Potvin, orthopédagogue



Parent’aise
26 juillet 2010, 14:24
Filed under: influences, ressources | Mots-clefs: ,

Voilà un bout que je me le promettais.

Aborder le sujet du rôle des parents à l’école me semble incontournable, durant cette pause que nous donne la saison estivale.

Justement, sur Facebook, Isabelle Goyette me fait part de certaines découvertes…

Entre autres, le site de Dyspraxie et Cie attire mon attention.

La raison ? Il est fascinant de constater à quel point certains  parents  développent des compétences et des connaissances en lien avec les difficultés de leur enfant. Comme le dit si bien Isabelle, même si on n’est pas des « euthes ou des ogues », on en connait pas mal sur le sujet…

On trouve d’ailleurs sur son site plusieurs hyperliens de qualité.

Ces mamans, qui bloguent depuis quelques temps, s’échangent des ressources, des trucs et du support.

Je leur lève mon chapeau (de paille) de prendre le temps de développer entre elles un réseau d’entraide si convivial.

Je déplore cependant qu’elle soient reléguées, bien souvent, dans un monde parallèle.

Lors des rencontres pour les  plans d’interventions, par exemple, on s’informe peu, parait-il, de leurs compétences et connaissances. Le plan est même déjà construit, quand elles arrivent à la rencontre. Comme si on prenait pour acquis que les professionnels ont une longueur d’avance. Pourtant, si c’est souvent vrai, c’est parfois le contraire qui s’approche le plus de la vérité.

Aussi, même si on peut lire partout sur les sites  et dans les projets éducatifs des écoles que les parents sont les bienvenus, la plupart du temps, ce n’est pas ce qu’ils ressentent.  Vous savez pourquoi ?

Les quelques enseignants  favorables à la présence des parents dans leur classe sont assez rares, sauf dans les écoles alternatives.

Bien sur, il y a toute la question de la sécurité dans les écoles ( pas question de les transformer en moulins) mais avec un peu de structures, on pourrait mettre en place une collaboration beaucoup plus grande entre parents et enseignants. À d’autres moments que lors des sorties scolaires.

Dans certaines classes, le parent peut, avec un avis de 24 heures, se présenter dans la classe de son enfant. Cette visite lui fait connaitre l’entourage et la réalité de la classe, et contribue à instaurer un climat de confiance entre parent et enseignant.  La collaboration du parent est, par la suite, à l’avenant.

J’en ai fait l’expérience, et les seules personnes qui s’en plaignaient étaient d’autres enseignants, j’sais pas pourquoi…

Personne ne connait mieux son enfant que le parent. Même si, comme nous dit Isabelle, ils ne sont pas des « euthes ou des ogues »…  😉

Marielle Potvin, orthopédagogue



Découverte
28 février 2010, 23:11
Filed under: ressources | Mots-clefs: ,

Vous connaissez peut-être le Centre de formation Jacqueline Caron.
Voici que cette grande dame de l’enseignement nous offre, depuis le début de 2010, un service de courrier pédagogique bien intéressant.
C’est un rendez-vous ici, directement sur son site web.
En cliquant sur l’enveloppe, parmi les icones, vous arrivez directement au courrier pédagogique.
Mme Caron nous offre ce service gratuitement
Bonne lecture 😉

Marielle Potvin, orthopédagogue



Démocr’assis …
3 novembre 2009, 20:46
Filed under: ambiance, ressources, une école pour la vie | Mots-clefs: ,

Vous le savez, je suis plutôt obsédée.
À la fois dans ma bulle et obsédée par tout ce que j’entends autour de moi.
Je fais mijoter tout ça à la sauce éducative et, quand la tendance se maintient, ma foi, les résultats n’ont rien à envier à leurs homonymes électoraux.

Ces derniers jours: 2 sujets :
Le premier, vous le connaissez, j’ai déjà donné.

Le deuxième, plus complexe : la démocr’assis. Comme je le fais des fois, je fais une petite recherche pour nourrir mon billet.  Ben tu parles !!  Foglia pis moi, aujourd’hui, on a eu la même inspiration, pour le titre et pour le sujet. Je vais alors jouer avec l’orthographe du mot,  par déférence, et je vais assaisonner à ma façon.

Mmmm… Ça sent bon la soupe!  Aliment idéal en cette saison de la chose que je ne veux pas nommer, mais pour laquelle j’ai déjà donné.

Premier ingrédient:
Je pige une phrase dans le texte de Foglia: « La mauvaise nouvelle pour la démocratie, c’est que tant de gens ne soient pas en mesure de faire un choix.  »
Pas en mesure de faire des choix. Ça me rappelle quelque chose, moi.
Déjà, à la petite école, on n’a même pas le choix de la position qu’on veut adopter.
Imaginez, à l’ âge adulte, comme on se sent les mains liées…   Le fruit du conditionnement,  je le mettrais de côté. Pas toujours un bon ingrédient.

2ème ingrédient:
Je retrouve au congélateur deux images  que je voulais ajouter à une éventuelle recette…

25desks2_650 Stand-Up Desks Allow Students To Stand Or Sit During Class

Observez bien: On voit ici des élèves qui sont soit assis, soit debout, soit perchés sur leur tabouret. Libres de leurs mouvements, à un point tout à fait acceptable pour la vie en classe.
La p’tite patte qui balance, ça dérange personne, en autant qu’ils connaissent le Gigaloo, au Minnesota. 😉
Cette enseignante, leur enseignante, a fait appel à une petite entreprise locale afin de mettre sur pieds (!)  le projet d’offrir à ses élèves une possibilité de bouger:

Depuis que j’ai pris connaissance de cette possibilité, j’ai fait des liens avec une autre recherche qui démontrait que le simple fait de mâcher de la gomme peut favoriser la concentration.
Des liens aussi avec ce qu’on appelle l’hyperactivité. Mais je mettrai pas ça dans ma soupe pour le moment. Le remets au congèl’ …

Je continue de brasser. Je me demande si le fait qu’adultes, si peu de gens soient capables de se tenir debout ait quelque chose à voir avec le fait qu’on les a toujours tenu assis…

Surtout depuis que je sais que Benjamin Franklin, Leonard Da Vinci, Ernest Hemmingway, Winston Churchill , Abraham Lincoln, Thomas Jefferson ,Virginia Wolfe et bien d’autres avaient besoin de travailler debout, du moins de temps en temps,  pour exercer leur créativité.  J’ai découvert ça  ici…
Y a une saveur de pub, c’est vrai, mais ça colle pas dans le fond du chaudron.

Je sais. Ils sont superbes. Et hors de prix.   J’ai donc contacté les gens de Perfix, dont je connaissais un tout p’tit peu les entrepreneurs.  On m’écoute, mais on ne donne pas suite. Pratique, les casiers des élèves, mais l’utilité reste dans le corridor.  C’est vrai que, comme ça, l’idée de permettre aux élèves de pouvoir apprendre, travailler et créer en étant debout peut sembler originale. Elle l’est. Et on a tendance à se méfier des idées originales. Pourtant, depuis que Mme Abby Brown a osé, la popularité de ces pupitres se répand comme un feu de poudre au Minnesota et à travers les États-Unis, faisant baisser le coût de revient de chaque unité commandée.

Bon, je vous laisse. La soupe à l’ Alphabetter est prête !

« Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses; c’est celui qui pose les vraies questions… » Claude Lévi-Strauss
Reposez en paix, M. Lévis-Strauss

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Étrange planète …
27 octobre 2009, 00:12
Filed under: ambiance, influences | Mots-clefs: , ,

À mon arrivée, la première personne à m’adresser la parole fut la ministre des Communications.  Me regardant droit dans les yeux, elle me tend la main et me souhaite la bienvenue, pendant que toutes les personnes du groupe font calmement leur entrée dans la salle.

Chacun vient s’approprier son outil de travail auprès du ministre des Technologies, qui rappelle à chacun les consignes qui y sont relatives. Quelques minutes plus tôt,  le Président de l’Assemblée a explicité et confié les dossiers aux membres présents, en ce 23 octobre 2009.

Sans perdre de temps, tous se mettent au travail, dans un climat de collaboration et d’entraide rarement constaté lors de telles assemblées. Le ton de voix est modéré, les échanges sont courtois. Me déplaçant entre les régions, j’ai même pu y aller de quelques suggestions complémentaires .  Je remarque au passage que les composantes du lieu sont ici un peu particulières: aucun pupitre, que des tables rondes et des chaises confortables.

La ministre de la Cantine vint à son tour se présenter à moi.  Tiens donc, il y a de l’eau ici !   J’accepte avec plaisir.  Continuant  ma visite, je cause au passage avec quelques députés . Les grands enjeux de leurs recherches actuelles me sont expliqués avec sérieux et pertinence. Ne devrait-il pas en être toujours ainsi ?

Comme je signifiais mon appréciation au Président de l’Assemblée, celui-ci s’assura, auprès du ministre de la Justice, que chacun obtiendrait son dû. D’ailleurs, tout au long de notre rencontre, M. le Président n’a eu que peu d’interventions à faire. La discipline règne et l’ambiance est détendue.   

Notons que le Conseil des ministres se réunit tous les Jedis, pardon, les jeudis , afin d’entendre les doléances que les membres ont pu leur adresser. Ils proposent ensuite des projets de lois pouvant apporter des solutions, à la satisfaction de tous les membres de l’assemblée.
Il est indéniable que le Président de cette assemblée transmet à tous ses valeurs. Il les soutient dans le développement des habiletés sociales requises pour la bonne marche de la planète, mais aussi pour leur vie en général.
Un exemple de ce qu’il a mis en place pour intégrrer ces valeurs est sans contredit  le projet interplanétaire  qui leur est particulier.

La ministre de l’Éducation veille à ce que chacun détienne toutes les informations relatives à l’avancement de ses recherches, et y pourvoit, au besoin. Évidemment, les différents ministères se côtoient et échangent entre eux durant les pauses et à maintes autres occasions. Les informations circulent et la cohésion du groupe est palpable.

Les valeurs qui dominent  ce lieu et les actions qui y sont posées sont la collaboration , le respect et le partage
N’est-ce pas un endroit merveilleux  que celui où vivent des enfants ne posant pas ou peu de troubles motivationnels?  Qui ont plaisir à apprendre et à se réaliser, en comprenant tout à fait le sens de ce qui leur est demandé d’effectuer ?

Mais sur quelle planète suis-je donc tombée ?

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source de l’image : 
http://j.mp/3HO9Il

En fait, je suis dans le royaume de Pierre Poulin et de François Bourdon, ces deux enseignants de 6ème année de l’école Wilfrid-Bastien, titulaires de l’hyperclasse.
Une équipe du tonnerre, composée d’ un enseignant chevronné, doctorant en psychopédagogie depuis septembre, et de son acolyte, plus jeune dans la profession. Les deux se partagent la semaine d’enseignement, dans cette école du quartier St-Léonard, à Montréal.  Ils croient qu’ intégrer les technologies les plus récentes et surtout les plus pertinentes à l’enseignement est impératif pour la réussite de nos enfants.  Ils parlent donc le même langage, qu’il est très facile de comprendre.  

J’ai eu la chance de parcourir leur planète, accompagnée d’ Alex Riopel, un autre spécimen terrestre curieux comme moi.  
Je pense qu’il n’en est pas encore revenu…  😉   😉  

Marielle Potvin, orthopédagogue
marielle.potvin@gmail.com
450 687-8181



Quand revient septembre…
1 septembre 2009, 08:16
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Je me souviens de ce matin là comme si c’était hier. Cette femme que notre équipe-école rencontrait pour la première fois, nous a , pour la plupart, marqués à jamais.

Dans des mots simples et avec des exemples concrets, elle nous faisait part de son cheminement en tant qu’enseignante.  Comment elle se trouvait confrontée à des réalités qui provoquaient en elle de la déception, de la culpabilité et surtout de la réflexion.

Ses élèves n’avaient pas suffisamment le sens de l’effort, ils manquaient d’autonommie, ils l’obligeaient à jouer le rôle d’une agente de police, ils ne travaillaient pas suffisamment à la maison… Elle s’interrogeait. Pourquoi, alors qu’elle était  une praticienne bien formée et très engagée dans l’enseignement primaire, certains faits échappaient-ils à son contrôle et à sa compréhension ?

Elle se posait les questions suivantes; 

 »- Pourquoi les enfants perdent-ils du temps en classe ? Ce que je leur propose n’est-il pas intéressant ? Il me semble que je m’éfforce pourtant de multiplier et de varier les activités, que le travail ne manque pas…

– Pourquoi les enfants oublient-ils si vite et si facilement les connaissances acquises ? Je passe pourtant des heures à expliquer, à manipuler avec eux, à donner des exemples, à proposer des modèles, des techniques. Mon enthousiasme n’est-il donc pas contagieux ?

– Pourquoi certains enfants sont-ils si peu motivés à ce que je propose ? Quand je leur annonce qu’ils vont apprendre quelque chose de nouveau, ils paraissent pourtant emballés. Ils cheminent un bout de temps avec moi, et brusquement, je me rends compte que plus rien ne va, je les ai perdus…

– Pourquoi certains enfants n’arrivent-ils jamais à saisir une notion, même si je la répète souvent et même s’ils font les exercices appropriés ? Ils devraient pourtant finir par comprendre, je n’aborde jamais qu’une difficulté à nla fois, je me soucie de la progression des étapes…

– Pourquoi, alors que je pense les aider en reprenant les explications, ces répétitions engendrent-elles plutôt la démotivation et l’indiscipline ? Les enfants devraient pourtant s’empresser de saisir leur dernière chance de comprendre, alors que le groupe-classe va passer à une autre notion …

Ça vous dit quelque chose ?   Chez nous, en tous cas, toutes ces questions qui étaient si souvent restées sans réponse trouvèrent un peu de lumière lors de cette rencontre.

Nous venions de faire connaissance avec Mme Jacqueline Caron. 

Les réflexions dont elle nous faisait part, sa recherche et ses remises en question … Tout cela ressemblait de très près à ce que nous vivions aussi. 
 
Je n’ai pas tardé à me mettre à la lecture de son guide : Quand revient septembre…, Volume 1,  puis , du Volume 2,  Recueil d’outils organisationnels.
Ces deux ouvrages ont constitué pour moi de véritables repères tout au long de ma carrière.

J’acceptais  l’influence de Mme Jacqueline Caron. 

 
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 Par la suite, Apprivoiser les différences, qui illustre le processus d’apprentissage auquel sera confronté l’enseignante ou l’enseignant qui désire concevoir et faire évoluer des dispositifs de différenciation dans sa classe. J ‘y ai puisé un éclairage nouveau à propos des sujets suivants:  le processus de changement teinté de peurs et de deuils, la professionnalisation du métier d’enseignant, la gestion de l’hétérogénéité du groupe-classe, la naissance et la consolidation des équipes-cycles, la différenciation par le décloisonnement des groupes de base, etc.

En complément, des suggestions de lecture pour prolonger les apprentissages, des propositions de travail pour plonger dans l’action et une démarche d’expérimentation jalonnée d’exemples, de réflexions, de tableaux et de canevas d’outils…

Finalement, une invitation à vivre le possible :  Différencier au quotidien illustre les étapes précises d’un cheminement conduisant le pédagogue vers la différenciation vécue autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la classe. Parmi ces diverses étapes figurent :

  • la mise en place de conditions facilitatrices, comme l’investissement dans la connaissance des élèves ;
  • le développement en leur compagnie d’une culture des différences ;
  • la responsabilisation autant sur le plan de leurs comportements que sur celui de leurs apprentissages ;
  • l’habilitation à planifier des situations d’apprentissage et d’évaluation ouvertes aux différences.

Dans cet ouvrage, l’auteure propose une carte routière à l’intention des pédagogues qui ont déjà entrepris leur périple les conduisant au pays de la différenciation et qui ressentent le besoin, en cours de route, de faire le point sur leur itinéraire. Cette carte routière les éclaire, rassure et facilite la mise en branle de ceux et celles qui hésitent à se mobiliser autour d’un voyage vers la différenciation pédagogique.

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 L’apprentissage de la différenciation nécessite un long voyage intérieur durant lequel l’enseignant doit se placer lui-même en projet d’apprentissages. En effet, il doit accepter de se centrer davantage sur la progression des apprentissages de chacun de ses élèves, faisant ainsi le deuil de la transmission de contenus d’enseignement uniformes pour tout le monde, dans un même laps de temps. Pour aider l’enseignant à y parvenir, l’auteure propose ici un cadre d’expérimentation avec des points de repère et des outils-supports que lui et les personnes qui l’accompagnent pourront utiliser, bien sûr, mais aussi mettre à leur couleur et peaufiner.

 

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 En ce matin du 1er septembre , je voudrais exprimer ma reconnaissance à Mme Jacqueline Caron .

Alors qu’elle recevait une Médaille de l’UQAR, lors de la collation des grades au Campus de Lévis, le 13 novembre 2004, Mme Jacqueline Caron,  a exprimé cinq souhaits personnels, qu’elle porte au plus profond de son cœur, au terme de sa vie professionnelle. Les voici :
 
Souhait 1 : Que tous ces jeunes enseignants et enseignantes qui ont eu l’opportunité de bénéficier d’une formation initiale plus longue, plus solide et plus riche que la mienne, puissent s’engager quotidiennement dans l’exercice de leur profession avec amour, générosité, ouverture et créativité afin de devenir pour leur entourage des enseignants Inspirants.

Souhait 2 : Que ces mêmes enseignants qui représentent une relève de qualité pour nous s’approprient leur formation continue et se responsabilisent face à cette dernière, plutôt que de vivre dans l’illusion que ce sont les commissions scolaires et les écoles qui devraient se préoccuper de leur évolution pédagogique.

Souhait 3 : Que les murs de la solitude et de l’individualisme dans lesquels vivent plusieurs enseignants dans les écoles puissent s’écrouler afin de construire une culture de collégialité, de cohérence et de concertation pour assurer une plus grande continuité dans les apprentissages des élèves.

Souhait 4 : Que les relations entre les personnes porteuses du savoir théorique et du savoir appliqué soient de plus en plus ouvertes au partage, à la complémentarité et au partenariat.

Souhait 5 : Que des mécanismes de reconnaissance et de valorisation concernant les innovations pédagogiques des praticiens et des praticiennes soient créés autant dans les commissions scolaires, les milieux universitaires que dans les réseaux du ministère de l’Éducation afin de promouvoir le développement professionnel et d’encourager les enseignants et les enseignantes à gérer le changement avec un leadership confiant. L’insécurité, le sentiment d’infériorité ou d’impuissance doivent céder le pas à une estime de soi grandissante et à un esprit critique omniprésent. C’est une condition essentielle pour actualiser le magnifique programme de l’école québécoise.
Voyez comme ces souhaits sont encore d’actualité.
Pour en savoir plus au sujet de cette grande dame :   http://www.jacquelinecaron.com/

Marielle Potvin, orthopédagogue
   marielle.potvin@gmail.com

                450 687-8181