J’affiche ça tout de suite…
6 octobre 2011, 22:33
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Wow! 
Quand mes élèves vont voir ça !!
5 Commentaires
Quand le bonheur des uns…
On joue à des jeux ‘sérieux’, on utilise des
Ces quelques exemples peuvent varier en fonction du niveau des élèves (qui sont admis par cycle d’apprentissage).
Bonne nouvelle, il reste encore quelques places!
Contactez-moi en me faisant parvenir un courriel
Lieu : Centre d’apprentissage Marielle Potvin
23 juin 2011, 19:00
Classé dans : ressources | Tags: apprentissage, éducation aux médias, plaisir d'apprendre
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…fait le bonheur des autres!
C’est le temps des vacances scolaires, mais les apprentissages ne prennent pas congé.
L’an dernier, j’ai donc mis sur pied ‘Les Petites classes d’été’, qui ont remporté un vif succès.
Voilà que je récidive cette année, en bonifiant la formule. L’horaire est plus flexible et les activités encore plus variées.
Si les élèves les apprécient tellement, c’est qu’on y développe des compétences technologiques, dont ils ont soif de connaître les secrets.
On envoie des courriels, on fait des nuages de mots, on construit des phrases et des textes qui seront publiées sur un blogue.
(Merci au Carnet Vert, qui sera l’hôte de nos écrits, cette année)
On joue à des jeux ‘sérieux’, on utilise des
sites interactifs et des logiciels, on manipule le Ipad, bref, on s’amuse ferme tout en développant les compétences reliées aux technologies de la communication.
Ces quelques exemples peuvent varier en fonction du niveau des élèves (qui sont admis par cycle d’apprentissage).
Nous en avons une multitude, en réserve, que l’on utilise en fonction des besoins et des intérêts observés.
Voici quelques exemples de ce que nous avons fait l’an passé… Que de beaux souvenirs!
*C’est parti …
*Chat, souris et autres jeux.
*Pluie de mots.
*Papaaa, c’est finiiiiii!!!
Cette année, on va même twitter, en utilisant le tableau blanc interactif
Vous connaissez un élève du primaire qui aimerait?
Bonne nouvelle, il reste encore quelques places!
Premier arrivé, premier servi.
Contactez-moi en me faisant parvenir un courriel
à marielle.potvin@gmail.com et
laissez-moi vos coordonnées téléphoniques et courriel.
Lieu : Centre d’apprentissage Marielle Potvin
4397, boul. Saint-Martin ouest
Laval, Québec
*Le local est climatisé et tout le matériel nécessaire est fourni.
Marielle Potvin, orthopédagogue
Un peu de nostalgie…
Pourquoi pas? C’est le dernier jour.
Bonnes vacances à tous les élèves du Québec.
22 juin 2011, 23:31
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Pourquoi pas? C’est le dernier jour.
Cette chanson me fait toujours le même effet, même si les temps ont bien changé…
Bonnes vacances à tous les élèves du Québec.
Prenez le chemin de l’été, et essayez de nous oublier
Marielle Potvin, orthopédagogue
L’été c’est fait pour jouer
Perdus sans la nature, de François Cardinal
Je tombe dessus en rangeant une pile de livres. De ceux que j’ai lus durant l’ année scolaire qui s’achève. De ceux que j’ai apprécié, en voici un qui me semble digne d’être partagé avec vous.
On y parle de ces rues désertes, que l’on constate encore cette année malgré le beau temps; de la perte d’imagination chez les enfants, que François Cardinal attribue, et ça me semble plein de bon sens, au fait que les enfants n’ont plus la ‘chance’ de s’ennuyer un peu, tout occupés qu’ils sont par un agenda chargé d’activités structurées.
Du rapport à la nature, aussi, qui devient de plus en plus inconnue et de plein d’autres sujets tous aussi pertinents, que je vous laisse découvrir.
Fort heureusement, l’auteur, qui espère que son ouvrage favorise une prise de conscience au Québec, nous dit qu’il n’est pas trop tard pour renverser la tendance.
Pour vous en donner encore davantage le goût, un reportage de Marie-France Bazzo, avec Mario Dumont et Paul Arcand, à l’émission ‘Puisqu’il faut se lever’ sur les ondes du 98,5
Perdus sans la nature, de François Cardinal
Québec-Amérique, 2010, 208 pages
Marielle Potvin, orthopédagogue
Universels et intemporels paternels
Moi : je n’ai pas lu ce livre mais j’en ai entendu parler. En revanche, je connais un peu ce prof car il a été au lycée de Montgeron quand j’y étais. Je n’en garde pas un bon souvenir. Humainement ce n’est pas quelqu’un de très sympathique et j’ai le souvenir de quelqu’un qui méprisait les élèves.
Mon père : Oui d’accord mais sur ce qu’il dit. Tu vas pas me dire que
Moi (remonté comme une pendule) : écoute Papa, pour aller vite c’est simple.
Si c’est ça, on doit avoir touché le fond depuis très longtemps !
Mon père : et l’autorité ? T’en fais quoi de l’autorité ? Les élèves
Il faut réinventer l’autorité (sur la négociation, la coopération,…) pas la "restaurer". Toi qui es de gauche, comment tu peux accepter un tel discours réactionnaire ?
Tu te rends compte de tout ce qu’il y a derrière ces propos : l’idée
La pédagogie ce n’est certainement pas mettre l’élève au centre et le
Mon père (un peu secoué par ce flot de paroles et par ma véhémence) :
Vous voyez? Tellement universel et intemporel…
Je l’avais mis de côté. En cette Fête des Pères, je ressors ce texte de Philippe Watrelot, qui m’avait bien fait sourire au moment où j’en avais fait la lecture.
Tellement universel, comme conversation. Le genre que j’aurais sûrement tenu avec mon père, à la table de ce dimanche, s’il était encore parmi nous.
Permettez que je vous en fasse part…
Conversation avec mon père
Jeudi dernier (le 8 septembre), mon père, 71 ans, me laisse un mot sur mon répondeur "salut mon grand (c’est moi, son grand…). Je viens de voir un type à la télé ce matin et je voulais savoir ce que t’en penses. Son livre, ça s’appelle "la fabrique du crétin", ou quelque chose comme ça… Moi j’ai trouvé ça intéressant ce qu’il raconte. "
Rentré de cours, je le rappelle en fin d’après midi
Moi (méfiant) : salut papa, alors t’as vu quoi à la télé ?
Lui : Bien c’est un prof qui s’appelle Brighelli et qui était interviewé ce matin sur France 2 aux quatre vérités. Il a écrit un bouquin sur l’école où il dit qu’elle fabrique aujourd’hui des crétins et que le niveau baisse. J’étais assez d’accord avec ce qu’il dit c’est pour ça que je voudrais savoir ce que tu en penses, toi qui travaille dans la pédagogie (sic)
Moi : je n’ai pas lu ce livre mais j’en ai entendu parler. En revanche, je connais un peu ce prof car il a été au lycée de Montgeron quand j’y étais. Je n’en garde pas un bon souvenir. Humainement ce n’est pas quelqu’un de très sympathique et j’ai le souvenir de quelqu’un qui méprisait les élèves.
Pour moi c’est un critère rédhibitoire. Alors ça ne me donne pas un a priori très favorable.
Mon père : Oui d’accord mais sur ce qu’il dit. Tu vas pas me dire que
l’école va bien quand même. Et le niveau ? Tu crois pas que le niveau baisse ?
Moi (remonté comme une pendule) : écoute Papa, pour aller vite c’est simple.
Si tu veux comprendre les idées du CRAP tu prends l’exact contrepied de ce que dit ce triste sire. Sur le niveau, je te rappelle que c’est un discours vieux comme le monde. On peut trouver des grecs et des romains qui se lamentaient déjà de la baisse du niveau…
Si c’est ça, on doit avoir touché le fond depuis très longtemps !
Quand on regarde les évaluations, on s’aperçoit que ce n’est pas aussi simple. Les compétences des élèves d’aujourd’hui sont différentes et sur bien des points supérieures à autrefois. En plus il faut tenir compte du fait que l’on scolarise plus d’élèves qu’autrefois.
Mon père : peut-être mais moi j’ai quitté l’école à 14 ans et je ne fais pas de fautes d’orthographe !
Moi : peut-être en effet, pour l’orthographe. Mais quand on regarde ce qu’on demande aux élèves d’aujourd’hui (argumenter, comparer, faire preuve d’imagination, etc…) on voit bien aussi que les compétences sont plus grandes sur d’autres points.
Mon père : et l’autorité ? T’en fais quoi de l’autorité ? Les élèves
aujourd’hui ne respectent plus les profs! On n’ose plus sanctionner.
Moi : La société a changé. On ne peut plus aujourd’hui être dans le même mode de relation avec les jeunes qu’autrefois. Et d’ailleurs est-ce que tu acceptais cet autoritarisme de ton époque? Toi même, est-ce que tu te comportes comme ça avec tes petits enfants ?
Il faut réinventer l’autorité (sur la négociation, la coopération,…) pas la "restaurer". Toi qui es de gauche, comment tu peux accepter un tel discours réactionnaire ?
Quant aux sanctions, il n’y en a malheureusement jamais eu autant. Tu ne lis pas ma revue de presse ?
Mon père : Et est-ce que tu penses qu’on peut enseigner à tout le monde ? On voit bien qu’il y a des élèves qui ne sont pas faits pour l’école… L’élève au centre, pour eux ça ne marche pas : on ne peut pas leur demander de découvrir tout seul ce qu’on ferait mieux de leur enseigner…
Moi : Ce que tu viens de dire c’est ce que dit Brighelli ?
Mon père : ben oui, c’est ce que j’ai compris. Il n’a pas l’air de beaucoup aimer les pédagogistes.
Moi (de plus en plus énervé et attristé) : Si tu veux énerver un pédagogue, traite le de "pédagogiste" ! De toutes façons, ça ne m’étonne pas de quelqu’un qui était invité à l’université d’été de "Sauver les lettres".
Tu te rends compte de tout ce qu’il y a derrière ces propos : l’idée
d’inégalité naturelle, la résignation plutôt que l’action. C’est proprement réactionnaire et vraiment loin de tes propres idées…
Moi, je crois – et c’est un principe qui guide mon action (comme on disait aux Cemea) - à l’éducabilité. Tout être humain a la capacité de progresser et d’apprendre s’il en a le désir et si on lui en donne les moyens.
La pédagogie ce n’est certainement pas mettre l’élève au centre et le
laisser se démerder. C’est créer les conditions de l’apprentissage :
susciter le désir d’apprendre et lui donner les moyens d’y parvenir. Parce qu’on apprend mieux quand est actif et encore plus acteur dans la construction de son savoir. Tout l’inverse de ce que dit Brighelli !
Mon père (un peu secoué par ce flot de paroles et par ma véhémence) :
Peut-être bien mais n’empêche que c’est lui qui passe à la télé et qui a écrit un bouquin !
T’as qu’à en écrire un de bouquin toi aussi !!!
Je n’ai pas su quoi répondre…
Publié par Philippe Watrelot, le jeudi, 15 septembre 2005
Vous voyez? Tellement universel et intemporel…
Le mieux, bien sûr, sera de prendre ça avec un grain de sel!
Marielle Potvin, orthopédagogue
De la musique à ses oreilles
Marielle Potvin, orthopédagogue
J’avais soumis sa candidature comme on achète, à l’occasion, un billet de loto. Juste pour le fun… Quand j’ai reçu la nouvelle, ça ne pouvait mieux tomber.
J’étais dans mes pensées en me disant que cette semaine, les élèves les plus performants monteraient sur une estrade pour recevoir un quelconque prix Méritas, mais qu’encore cette année, mes élèves en seraient pour la plupart exclus, puisque leurs efforts et leur persévérance ne leur permettent, bien souvent, que de se maintenir la tête hors de l’eau.
C’est ce qui s’annonçait pour Maude. Jusqu’à ce que la direction de son école sache qu’elle avait remporté cette bourse. On l’a invitée à la dernière minute, vite, monte sur la scène, Maude, vite, quelqu’un a reconnu tes efforts.
Merci à la Fondation Jean-Michel Anctil, qui lui a donné cette belle petite tape dans le dos de 500.00$
Maude m’est arrivée, ce soir, pour sa dernière rencontre de l’année, avec un nouveau Ipod. Je lui ai même permis de le garder, pendant qu’elle découvrait les fonctionnalités du logiciel Antidote, qu’elle pourra découvrir cet été.
Reste que… Si je pouvais administrer les fonds qui sont disponibles pour ce genre d’encouragements, ce n’est pas de cette façon que je m’y prendrais. Je n’y vois qu’un encouragement ponctuel, certes bien agréable, mais pas un véritable moyen de contrer le taux actuel de décrochage dont le Québec se plaint pourtant sur toutes les tribunes.
C’est à la base qu’il faut investir. Dans les approches pédagogiques qui sont offertes à nos jeunes, pour qu’elles correspondent enfin à leur réalité et à leur temps.
L’utilisation du Ipod ne serait plus alors qu’une récompense, mais un des moyens d’apprendre, utilisés chaque jour.
Marielle Potvin, orthopédagogue
Réflexions
Réfléchir, c’est mon truc, nous dit-elle. Que c’est bon à entendre et à voir, ne trouvez-vous pas?
Combien de fois dit-on aux élèves de réfléchir, sans pouvoir les aider à y parvenir?
Si l’élève ne trouve pas de sens à ce qu’il fait, il ne se contente plus, et de moins en moins, de s’exécuter bêtement. Je les soupçonne de vouloir réfléchir.
À ces enseignants, je lève mon chapeau.
Pour compléter, ne manquez pas de voir comment Marc-André Lalande qui nous explique ici de façon concrète ce que signifie un véritable changement de paradigme, en éducation.
3 juin 2011, 20:57
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